The Writings of Maria Valtorta

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193. Le 4 décembre

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193. Chapter 193

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1943-12-04

Jésus dit:

“Lorsque le soleil se lève dans un ciel serein, il naît à l’Est. C’est de l’orient que vous vient la lumière et elle avance et croît de plus en plus jusqu’à remplir le ciel de rayons et la terre de tiédeur et de fête.

Qu’y a-t-il de plus beau et de plus grand que le lever du soleil à chaque nouveau matin? Il vous parle de l’Ordonnateur suprême de toute chose, dont la puissance infinie règle le cours des astres avec une pensée d’amour pour vous, ses enfants, et auquel obéissent les astres, ces géants démesurés de l’Univers, tandis que vous, imperceptible poussière éparpillée sur une planète, et non des plus grandes, qui tourne à travers les voies infinies du firmament, n’estimez pas qu’il soit votre devoir d’obéir par respect et gratitude envers celui qui vous aime et qui est un Dieu.

Page que vous pouvez relire chaque matin avec les yeux de l’âme, à condition de le vouloir, la lumière qui revient suffirait à vous faire méditer pendant toutes les heures du jour nouveau sur la présence, la puissance, la bonté de Dieu, et à vous faire penser à moi, Lumière du monde, Soleil éternel, saint Orient.

Le nom d’‘Orient’ que me donnèrent les anciens d’Israël n’est pas erroné. Mon apparition au monde est belle comme l’apparition de l’astre du matin et, en tant que soleil, j’ai apporté la Lumière à ce monde, initiant la journée de Dieu qui avait été obscurcie à ses débuts par la faute originelle, journée qui aura son éclatant coucher de soleil au moment ultime, pour ensuite renaître éternelle avec tous ses élus au Royaume de Dieu.

Je suis l’Orient de Dieu, celui qui l’annonce aux peuples: engendré par lui, je viens sous lui et, contrairement au soleil, je ne me couche pas. Je reste fixe, éternel dans ma Divinité autour de laquelle les peuples tournent comme des astres qui tirent vie et lumière de moi; c’est vous, et non moi, qui connaissez l’obscurité des ténèbres, parce que la lumière se couche en vous, non en moi, car vous vous écartez de la Lumière, interposant entre elle et vous les barrières et les éloignements d’une volonté non conforme à Dieu ou de fautes commises contre la loi de Dieu.

Venu annoncer le Père, Seigneur éternel, et témoigner de la très sainte Existence, j’ai construit le nouveau temple au Seigneur.

Mais pas le temple matériel de pierres et de mortier que les siècles et les humains peuvent ruiner par les assauts du temps ou des guer­res, mais bien le Temple dont je suis la Pierre: mon Église qui ne mourra même pas avec la mort de la Terre et qui, comme un nuage d’encens et la fragrance d’une fleur, montera au lieu de Dieu, désormais libre telle une femme affranchie de toutes les servitudes, pour s’unir à son Fondateur en des noces éternelles dont les témoins seront ses saints. Mais bien le temple, non collectif mais individuel – et pour être individuel, il n’en est pas moins saint et éternel que le Temple de mon Église – de votre esprit que j’ai rebâti après que Satan l’eut miné par la faute, vous régénérant à la Grâce, vous inondant de mon Sang, vous enseignant ma Parole.

C’est là ma gloire. D’avoir restitué à Dieu les temples vivants de vos âmes reconsacrées, et le Père saint me revêt de cette gloire en me donnant le pouvoir de Juge sur toutes les créatures que j’ai faites miennes au prix d’un sacrifice sans mesure.

Je suis votre deuxième Créateur, puisque j’ai repris les créations du Père, réduites à l’état de cadavres par la faute, et je leur ai insufflé la vie, non avec l’haleine de Dieu comme en Adam – argile modelée que seule l’haleine que Dieu lui insuffla transforma en chair et âme – mais avec ma mort. Je me suis dépouillé de la vie pour vous donner la Vie. Je me suis dépouillé de mon vêtement divin pour mettre le vêtement d’un homme, et j’ai perdu même cela pour vous après avoir connu toute l’horreur de la vie: souffrances, faim, trahisons, tortures, fatigues, agonies, mort.

Oh! rédemption des humains, réparation et hommage rendu à mon très saint Père, combien tu me coûtes!

Je suis la victime, celui qui consacre et qui construit: j’ai le droit d’être le Prêtre suprême. Et le Père ne me refuse pas ce droit; il le proclame au contraire par sa justice et sa charité, car avec le Père, j’ai une entente de paix infinie, puisqu’il est un Père pour moi et je suis un Fils pour lui, et puisque je suis pour lui l’Obéissant et l’Amou­reux que l’Amour transporte à l’obéissance pour donner joie et gloire au Père saint.

Du moment où – ‘Orient’ du monde – je suis venu apporter la Lumière aux ténèbres, je vous ai appelés avec la force de la charité et de la parole. Et vous êtes venus à moi des plus lointains pays parce que je ne suis pas un dieu faux et cruel, mais le Dieu vrai et miséricordieux qui opère les miracles de l’amour pour conduire sous son signe les brebis égarées hors de sa bergerie.

Et puisque je vous aime d’un amour qui vous est incompréhensible tant il est parfait, non seulement je vous sauve, vous mettant parmi mes troupes, mais je fais de vous mes collaborateurs dans l’édification du Temple qui ne sera pas détruit et dans lequel la Gloire Trine reposera, et vous tous la connaîtrez telle qu’elle est, élevés à la vie parfaite et rendus capables de connaître Dieu.

Moi, Vérité du Père, je vous le jure. À ceux qui m’écouteront, moi, Voix du Seigneur, sera réservée la joie infinie de connaître Dieu.”

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