The Writings of Maria Valtorta

This work has not been translated into this language yet. The French text is shown in the meantime.

198. Le 9 décembre

FR

198. Chapter 198

EN Translation coming

1943-12-09

Jésus dit:

“Jamais comme en ce moment je dois répéter à celui qui me représente: ‘Nourris mes agneaux’.

Beaucoup d’entre eux sont devenus sauvages. Mais la faute n’est pas entièrement à eux et c’est pourquoi j’ai pitié d’eux.

Je les avais confiés aux puissants pour qu’ils en prennent soin. J’avais déjà beaucoup donné aux puissants pour qu’ils n’en voulussent pas plus encore et qu’ils fussent bons envers leurs sujets, car ils ne sont puissants que par le mandat de Dieu. En réalité, ils sont le troupeau de Dieu, les enfants de Dieu et on devrait prendre soin d’eux avec respect en pensant au Roi véritable, l’Éternel dont ils sont le peuple.

Au lieu de cela, ils se sont servis d’eux comme d’un troupeau sans maître. Ils les ont poussés là où bon leur a semblé, ils les ont nourris des aliments qu’ils ont voulu, pour obscurcir leur pensée et leur faire oublier le Bien, les corrompant par des doctrines que je maudis; ils ont fait d’eux des esclaves auxquels est refusée même la liberté de penser et, comme des moutons, ils les ont poussés à l’abattoir pour leurs fins criminelles envers toute l’Humanité. Toute. Celle qui est pour eux la ‘Patrie’ et celle qui est la ‘Patrie des autres’. Ils se sont enrichis en exploitant le sacrifice de leurs sujets, ils sont devenus des voleurs des biens de Dieu et de l’être humain qui sont l’Âme et l’Exis­tence, assassins de l’une et de l’autre.

Eh bien: du haut des Cieux, pour toute l’absinthe dont on nourrit les foules et qui les amène à désespérer même de Dieu, pour toute la faim dont souffrent les corps et les âmes de mes enfants, pour ceux qui au milieu de cette ruine restent les agneaux du troupeau de Dieu et qu’aucune passion ne transforme en rebelles contre lui, comme leurs séducteurs et maîtres, enfants du Mal et précurseurs de l’Antéchrist, je viens du haut des Cieux avec ma parole et mon amour pour nourrir les pauvres de mon troupeau, et je te répète, à toi, mon Vicaire:

‘Nourris mes agneaux en leur donnant l’infatigable parole et les bénédictions dont j’ai comblé ta main innocente, qui ne connaît d’autre sang que mon Sang que tu élèves sur l’autel en rite de propitiation, ni d’autre geste que celui qui fut le mien, celui de bénir ceux dont, comme moi, tu as pitié.

J’ai mis deux verges dans ta main et tu m’es cher parce que tu t’es servi de celle de l’amour. Mais l’amour, dont le pouvoir agit même sur la puissance de Dieu, tombe comme un caillou lancé contre la roche lorsqu’il s’adresse à certains qui ont l’apparence d’humains, mais qui sont des démons au cœur de granit. Frappe donc de ton autre verge et que les fidèles sachent que tu n’es point complice des fautes des grands. On devient complice quand on n’ose pas tonner contre leur scélératesse. Ton Maître n’aime pas les malédictions et les foudres. Mais il y a des moments où il faut savoir les utiliser pour persuader, non pas les puissants, dont l’esprit possédé par Satan n’est pas susceptible d’être persuadé, mais les misérables de ce monde, que Dieu et ses justes ne partagent pas et n’appuient pas les méthodes et les actes de violence de ceux qui ont dépassé toute mesure et se croient des dieux, alors qu’ils ne sont que des fauves immondes.

Parle, au nom de la Justice que tu représentes. C’est l’heure. Et que les foules sachent que ma Doctrine n’a pas changé et qu’il n’y a qu’une Loi, un seul Dieu, que son premier commandement est l’a­mour, que, comme dans les siècles des siècles avant ma venue, par laquelle j’ai confirmé la Loi, il ordonne encore de ne pas voler, de ne pas forniquer, de ne pas tuer, de ne pas prendre ce qui appartient à autrui. Dis-le aux voleurs d’aujourd’hui, qui ne se contentent pas d’une bourse, mais volent des âmes à Dieu et des terres aux peuples; dis-le aux fornicateurs, aux grands fornicateurs d’aujourd’hui dont la fornication n’est pas l’accouplement bestial avec une femelle, mais la fornication démoniaque avec le pouvoir politique; dis-le aux meur­triers d’aujourd’hui, lesquels s’arrogent le droit de tuer des peuples entiers après avoir tué dans d’autres peuples – les leurs – la foi en Dieu, l’honnêteté de n’importe quelle forme, l’amour du bien; dis-le aux insatiables d’aujourd’hui qui, avides comme des chacals, attaquent là où se trouve ce qui leur plaît et légitiment tous les crimes pour prendre ce qui ne leur appartient pas.

Parler veut dire «douleur» et parfois «mort». Mais souviens-toi de moi. Je suis plus précieux que la «joie» et la «vie», parce que je donne à ceux qui me sont fidèles une joie et une vie qui n’ont pas de fin et pas de limite. Souviens-toi de moi qui sus purifier ma Maison des souillures et suivre en ligne droite un seul but: «la gloire de mon Pè­re». Cela me mérita la haine, la vengeance, la mort, car ceux que ma fureur avait frappés trouvèrent un vendu qui pour trente deniers me livra à leur pouvoir.

Nous avons toujours, et parmi les plus fidèles, un ennemi, un vendu. Mais ça ne fait rien. Le disciple n’est pas supérieur au Maître, et si j’ai parlé, tout en sachant que le fouet de mes paroles, plus que le fouet de cordes – moyen symbolique plus que réel – me procurait la mort, parle. Et si j’ai enduré par amour pour les humains, et par amour pour toi, un ennemi et un vendu et l’horreur d’un baiser de trahison, toi, le premier de mes enfants d’aujourd’hui, tu ne dois pas reculer devant ce que le Maître a subi avant toi.

Et si ensuite, malgré tous les moyens, la Justice devait périr et si les dominateurs et les dominés, entraînés de plus en plus par Satan, se détachaient de plus en plus de Dieu par un mimétisme maléfique, j’enlèverai alors la Lumière et la Vérité. Et cela arrivera quand, même dans ma demeure – l’Église – il y en aura trop qui, par intérêt humain et faiblesse indigne, seront dominés par les semeurs du Mal dans leurs diverses doctrines. Vous connaîtrez alors le pasteur qui ne prend pas soin des brebis abandonnées, le pasteur idole dont parle Zacharie.

Souviens-toi de l’Apocalypse de Jean. Souviens-toi du dragon: le Mal qui engendre le futur Antéchrist, lequel prépare son règne, non seulement en bouleversant les consciences, mais en emportant dans ses anneaux le tiers des étoiles et réduisant les astres en boue. Quand surviendra cette vendange démoniaque à la cour du Christ parmi les grands de son Église, alors, dans la lumière qui ne sera plus qu’une lueur, conservée comme une lampe unique dans le cœur des fidèles du Christ – car la Lumière ne peut mourir, je l’ai promis, et même dans les périodes d’horreur, l’Église en consevera juste ce qu’il faut pour qu’elle resplendisse de nouveau après l’épreuve – alors viendra le pasteur idole, qui sera et restera là où le voudront ses maîtres.

Que celui qui a des oreilles pour entendre entende. Pour ceux qui vivront à cette époque, la mort sera un bien’.”

Jésus dit:

“Il me semble avoir répété à maintes reprises[1] qu’on croit ou on ne croit pas, que mon temps ne se mesure pas avec votre mesure, que seront bienheureux ceux qui croiront sans exiger de preuves.

J’ajoute maintenant que la prophétie peut avoir des périodes de répétition ou d’apparente négation, lesquelles ensuite se révèlent au con­traire uniquement comme une épreuve envoyée par Dieu à la foi des humains.

Toutes les prophéties anciennes et modernes (j’appelle ‘anciennes’ celles du temps d’Adam à ma venue, et ‘modernes’ celles de ma venue au temps présent, puisque vos vingt siècles sont une fraction d’heure au regard de mon Éternité) présentent des points en lesquels elles semblent erronées, parce que selon vous elles devaient se réaliser à un moment donné et elles ne se sont pas réalisées. Mais l’œil de mon serviteur voit avec mon œil. Vous, au contraire, vous voyez avec le vôtre, de sorte que mon serviteur parle ou répète en mon Nom, et ce que vous croyez déjà passé peut être un évènement encore à venir. Ceci vaut pour toutes les prophéties, même celles des plus grands esprits.

Pour quelqu’un qui regarde de ses yeux humains, même la Prophétie parfaite, la mienne, peut sembler erronée et même contredite par les faits. Ne semble-t-il pas, si on lit les évangiles, que la fin du monde doive suivre de peu la destruction de Jérusalem? Mais combien de siècles se sont écoulés depuis? Et pourtant, la fin du monde sera précédée des signes que je dis et que votre ignorance et votre peur ont déjà tant de fois crus proches. Je suis seul à connaître le moment où ils commenceront et je ne juge pas nécessaire de vous le dire. Aussi par bonté envers les vivants de ce temps-là.

Vous ne voudrez quand même pas penser que moi, Prophète parfait car je suis dépositaire des secrets de la Divinité, j’aie pu me trom­per! Comme vous ne voudrez pas croire que se soient trompés Pierre, Paul et surtout Jean, qui était resté fondu à son Maître même au-delà du temps de mon séjour parmi les humains. Et Pierre ne dit-il pas: ‘La fin de chaque chose est proche’? (I Pierre 4, 7). Et Paul: ‘…Nous les vivants restés jusqu’à la venue du Seigneur’[2], et encore: ‘Vous savez très bien que celui qui le retient est le Seigneur, pour qu’il ne se manifeste qu’à son heure. Le mystère de l’iniquité est déjà à l’œuvre’. Il semblerait donc que l’Antéchrist fût déjà à l’œuvre et que seul Dieu ne lui permît pas de se manifester pleinement pour être réduit en cendres par moi. Et Paul exhorte les chrétiens d’alors à rester fermes dans leur foi pour résister à l’iniquité à l’œuvre. Et enfin, mon Jean, le plus illuminé, à qui les Cieux furent révélés avec des perspectives d’évènements à venir connus seulement de Dieu, et à qui mon cœur s’ouvrit avec tous les secrets les plus secrets, ne termine-t-il pas son Livre suprême de telle façon qu’il semble écrit avec une plume ravie à un archange: ‘...le temps est proche... Voici, je viens bientôt. Celui qui témoigne de ces choses dit: Oui, je viens bientôt’?

Je vous dis donc les même paroles qu’à mes saints: ‘Aux yeux du Seigneur, un jour[3] est comme mille ans, et mille ans comme un jour. Ce n’est pas que le Seigneur retarde, mais il use de patience... Il y a des choses difficiles à comprendre que les ignorants et les instables déforment pour leur perdition’.

Oh! bienheureux les croyants et ceux qui sont contents sans trop de preuves, bienheureux ceux qui se reposent sur la parole du Seigneur, même si elle leur paraît obscure, et qui ne se donnent pas les tourments de Thomas, qui souffrit pendant plus de jours que les au­tres parce qu’il ne croyait pas à ma Résurrection, et d’autres jours après pour le repentir de ne pas avoir cru avant d’avoir constaté!

‘Fuyez les questions stupides, les généalogies, les disputes et les batailles, lesquelles sont inutiles et vaines’ ainsi que l’affirme Paul[4].

Souvenez-vous que, quelques lignes plus loin, Jean dit: ‘...Même maintenant, les antéchrists sont nombreux, d’où nous pouvons comprendre que c’est la dernière heure... Je ne vous ai pas écrit comme à quelqu’un qui ne connaît pas la vérité, mais comme à quelqu’un qui la connaît et qui sait qu’aucun mensonge ne peut venir de la vérité’[5]. Enfin, je vous rappelle que celui qui répète les paroles de Dieu ou parle directement ne le fait pas par volonté humaine, ‘mais inspiré par l’Esprit Saint’, comme dit Pierre dans sa deuxième épître[6].

Par lui-même, mon porte-parole est une pauvre nullité qui jamais n’est aussi conscient d’être une telle nullité que lorsque je lui mets sous les yeux un point des Écritures et je lui dis: ‘Interprète-le’. Il semble alors un petit oiseau tombé dans un filet et effrayé. Moi qui scrute son cœur, je le vois fondre en stupeur et en tremblements, comme un étudiant qui doit donner une réponse à l’examinateur sur quelque chose qu’il ne sait pas. Et j’aime bien le fait qu’il ne sait pas parce que cela le garde humble et flexible tel un voile de soie.

Quant aux passages, il est inutile de les donner en nourriture aux reptiles, car ils peuvent s’en servir comme d’une arme nocive ou d’un bâillon contre mes petits christs. J’ai déjà dit[7] et je répète qu’il faut faire preuve de beaucoup de prudence, puisque vous vivez au milieu de reptiles venimeux. Pourquoi voulez-vous satisfaire à la curiosité des sots? Je ne dicte pas ce que je dicte pour votre amusement, ni pour me plier à votre soif morbide de connaître l’avenir. Quand vous savez, est-ce que vous changez? Non. Ne soyez pas menteurs ou naïfs. Vous ne changez pas. Les esprits droits ont déjà bien assez de ce qui est dit pour tous, sans avoir besoin de soulever le voile des choses profondes. Les autres... oh! les autres! Quand ils ne s’en font pas un instrument pour nuire au grand nombre, ils s’en font un instrument pour se nuire à eux-mêmes, parce qu’ils étudient ma nouvelle parole, ils ne l’accueillent pas, ils l’étudient uniquement avec lumière et méthode humaines. Et n’ai-je pas dit que c’est une méthode qui tue?

J’ai dit – et si je ne me fatigue pas de répéter ma Doctrine, je me fatigue de répéter mes commandements relatifs au ‘porte-parole’ – que c’est seulement quand il ne sera plus de ce monde qu’on saura tout de son labeur. Ne soyez pas impatients de faire des exposés généraux. Il ne l’est pas. Il ne lui importe pas d’être connu, admiré, ni pour la peine, ni pour l’envergure de son travail. Avec des larmes de sang, il vous permet encore d’utiliser des pages ‘toutes à lui’ pour le bien de beaucoup et par amour pour moi. Il ne veut rien d’autre, car moi, je ne veux rien d’autre, et il n’y a plus dans mon ‘porte-parole’ qu’une volonté, la mienne.

Dans les dictées, vous avez des coffres avec assez de pierres précieuses pour rendre le monde lumineux. Pourquoi voulez-vous aussi en sortir les diamants que vous ne pourrez manier que dans quelques années sans que les forces du mal s’en approprient pour les détruire? Ne vous rendez-vous pas compte que vous êtes dans les mains des ennemis du Christ?

Celui qui écrit est guidé. Mais celui qui copie[8] doit savoir comprendre ce qui ne doit être tenu qu’à la disposition d’un seul qui, parce qu’à son tour il est guidé par moi, peut comprendre et bénir. Retenez donc pour le moment que je marquerai de mon signe tout le travail de mon ‘porte-parole’ et donnez aux pauvres de ce monde, selon leur condition, ce qui doit leur être donné. Et priez pour ne pas vous laisser entraîner par votre humanité dans votre choix.

Pour les évènements du jour, p.M. A déjà pu en constater la con­comitance[9] et il peut en témoigner. Pour le reste, je le répète, qu’il agisse comme le fit le directeur de benigna, qui vivait en des temps meilleurs que ceux-ci et qui avait entre les mains une matière moins explosive, si je peux dire pour rester dans la note du temps présent, plein d’explosions, non tant de poudres chimiques que de substances infernales.

Ne répète pas les questions, car je ne répondrai pas. N’essayez pas de sortir de la règle parce que je ne vous bénirai pas. Prenez votre travail et donnez-le à mon porte-parole. Ils vous dira quels points ne doivent pas être mis à la disposition des curieux et des méchants. Je le tiendrai par la main lorsqu’il fera son choix.

Ce sont les enfants qui sentent instinctivement le danger comme des petits oiseaux. Et mon ‘porte-parole’ n’est pas moins enfant que je ne le fus sur les genoux de ma mère. Je l’aime pour cela.”

No sections found for this chapter.


Notes

  1. Dans un grand nombre de dictées. Les thèmes auxquels on se réfère ici se retrouvent surtout dans les dictées des 11 et 16 septembre. ↩
  2. Se référant à ce point et au début de la citation suivante, l’auteur note au bas de la page: Première Épître de Paul aux Thessaloniciens, 4, 15 (il s’agit en fait du verset 15) et Deuxième Épître de Paul aux Thessaloniciens, 2, 6-7. ↩
  3. Se référant à ceci, l’auteur note au bas de la page: Troisième Épître de Pierre (il s’agit en fait de la deuxième) 3, 8-9, 16. ↩
  4. Épître à Tite 3, 9. ↩
  5. Première Épître de Jean 2, 18-21. ↩
  6. Deuxième Épître de Pierre 1, 21. ↩
  7. Les dispositions concernant les écrits de Maria Valtorta, qui sont rappelées ici et plus loin, se trouvent dans les dictées des 15 et 23 août et du 26 octobre. ↩
  8. Le père Migliorini, aussi désigné par les initiales p.M. quelques lignes plus loin. ↩
  9. Voir, par exemple, la note 100 de la dictée du 24 juillet. ↩