The Writings of Maria Valtorta

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108. Le 27 mai

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108. Chapter 108

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1944-05-27

Jésus dit:

«Maria, dis: “Me voici”, comme les étoiles dont parle la prophétie, et, comblée de joie, viens m’écouter.

C’est la veille de la Pentecôte. La Sagesse n’est pas descendue avec son feu une fois seulement. Elle ne cesse de descendre vous apporter ses lumières. Il suffit que vous l’aimiez et que vous la recherchiez comme un trésor très précieux. Le monde meurt parce qu’il a tourné la Sagesse en dérision et l’a rejetée en marchant en dehors de ses voies.

L’homme a accumulé dans son esprit bien des connaissances. Mais il est plus ignorant que lorsqu’il était primitif. Car alors il recherchait les voies du Seigneur et élevait son âme pour en accueillir les paroles. Aujourd’hui, il cherche tout, excepté ce qu’il devrait chercher, et il emplit son être de tout ce qui est dit de plus inutile et de plus dangereux, mais pas de ce qui pourrait être sa vie.

“Le Seigneur, dit Baruch, n’a pas fait choix des géants, il ne leur montra pas la voie de la Sagesse.”

Non. Le Seigneur ne choisit pas les géants. Il ne les choisit pas. Il ne les choisit pas, hommes laïcs ou consacrés qui vous croyez grands pour cette seule raison que vous êtes bouffis d’orgueil, alors que, à mes yeux, vous êtes moins que des cigales stridentes. Le Seigneur ne prend pas en considération vos diplômes ni vos charges, pas plus que vos vêtements ou le nom que vous portez. Ils ressemblent à des pelures placées sur ce que Dieu regarde pour en mesurer la valeur: l’âme. Et si vous n’avez pas une âme brûlante de charité, généreuse pour se sacrifier, humble, chaste, non, le Seigneur Dieu ne vous choisit pas pour être ses bien-aimés, les dépositaires des richesses de sa Sagesse.

Ce n’est pas vous qui pouvez me dire: “Je veux être celui qui sait.” C’est moi seul qui puis dire: “Je veux que celui-ci sache.” Je peux, encore, avoir pitié de vous, parce que vous êtes des malheureux, malades des formes les plus horribles de la lèpre. Mais quant à vous choisir de préférence, non. Vous ne le méritez pas.

Sachez le mériter par une vie droite, en toutes choses. Car si vous restez fidèles à vos devoirs les plus importants mais manquez aux choses moins évidentes et cependant plus profondes, vous n’êtes plus droits. Vous ne l’êtes pas. Et votre rancœur n’est rien d’autre qu’une motivation humaine qui s’habille de zèle, mensongèrement. Votre intention n’est pas droite. Aussi n’a-t-elle aucune valeur.

Quant à toi, viens converser avec ton Maître. Viens, car je te sors du tombeau de la douleur; je ne t’accable pas par une vision, que tu as d’ailleurs déjà vue[1], d’une terrifiante majesté. observe uniquement le côté spirituel de la résurrection des morts, appliqué à la présente solennité. C’est l’Esprit de Dieu infusé en vous qui donne la Vie. Aime-le, invoque-le, sois-lui fidèle. Tu obtiendras la Vie et la Paix. La première après cette terre, mais la seconde dès cette terre.»

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Notes

  1. Le 29 janvier. ↩