The Writings of Maria Valtorta

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122. Le 20 juin

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122. Chapter 122

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1944-06-20

Jésus dit:

«Viens, je veux te faire contempler les étoiles pour te faire oublier les hommes qui sont toujours des bêtes sauvages prêtes à blesser ceux qui, parmi eux, sont les moins humains – ce sont toujours des bêtes sauvages même s’ils ne sont pas mauvais au vrai sens du mot; ils mordent les âmes, sinon les chairs, de ceux qui, parce qu’ils m’appartiennent, sont les moins à même de rendre morsure pour morsure et coup de griffe pour coup de griffe –.

Je voulais te les faire contempler hier soir. Mais tu étais si blessée que tu ne pouvais rien faire d’autre que pleurer et souffrir sur mon cœur, et je t’y ai tenue sans t’imposer d’autre fatigue hormis celle qui n’était pas due à moi mais à l’humanité cruelle.

Maintenant, regarde. Et réfléchis avec moi.

Tu vois combien d’astres resplendissent sur le velours serein d’un ciel nocturne? Des millions. Leur lumière paraît prononcer des paroles mystérieuses. Au cours de mes nuits solitaires, moi, l’homme, je me perdais dans la contemplation des étoiles. Je me plongeais du regard, et plus encore de l’âme, dans ces grands parterres de lu­mière, en passant de fleur en fleur, en confrontant les tailles et les couleurs de ces corolles stellaires, en comparant le charme de leur scintillement. J’aimais à penser que, de même que les fleurs des prés et des jardins échangent des paroles parfumées en ondoyant doucement sous le vent de l’aube et du soir, là-haut, de secrètes paroles de lumière courent d’astre en astre et que chaque intermittence dans leur scintillement, chaque éclair plus vif, chaque rayonnement fixe sont autant de points dans une phrase, autant d’assentiments à une demande, autant de discours de l’orateur le plus éminent, et que tout cela était dit pour louer la magnificence de Dieu.

Les étoiles! Comme elles sont lointaines et comme elles sont proches! Elles sont éloignées de millions et de millions de mètres, elles volent comme des oiseaux de feu dans les champs infinis du ciel, et pourtant elles sont bien visibles à l’œil de l’homme pour lui dire: “Crois en Dieu. Nous sommes, nous aussi, une preuve de son existence.” Elles paraissent si proches, certains soirs, qu’on a l’impression qu’on pourrait aisément les atteindre et les toucher. Pourtant, on serait bien sot de penser pouvoir le faire, même en grimpant sur les sommets les plus élevés du globe. L’homme ne peut jamais les voir de plus près et encore moins les toucher, d’où qu’il soit: ni en les contemplant de la plaine la plus plate, ni en levant les yeux vers elles depuis les sommets des montagnes d’Asie sur lesquelles l’air est si raréfié à cause de l’altitude que l’aigle lui-même a du mal à y vivre, ni en s’élevant encore par l’un de ces moyens qui sont la preuve de l’intelligence humaine mais que vous ne savez pas utiliser autrement que pour servir la barbarie et que vous souillez donc de haine infernale. Plus il s’élève, plus elles s’enfoncent dans l’espace et palpitent sans relâche en disant: “Nous, qui sommes filles de Dieu, nous ne sommes pas pour toi, qui nous contamines par ton humanité déchue. Nous, qui sommes créatures de Dieu, nous ne sommes qu’une étincelle de cet océan de lumière qu’est le Royaume de Dieu. Pour atteindre l’Astre véritable, pour connaître sa Lumière, il te faut absolument te dépouiller de toute ton humanité. Ainsi tu connaîtras Dieu, car il se révèle à ceux qui l’aiment et qui se consument dans l’amour en tant qu’hommes pour faire régner leur âme; tu le posséderas ensuite, après ta courte vie, pour la Vie éternelle. Quant à nous, les astres millénaires, nous connaîtrons la mort. Vous, vous ne la connaîtrez pas si vous faites de vous-mêmes des enfants de Dieu.”

Vois, maria, combien Dieu vous aime, combien il t’aime, toi. Ecris-le bien clairement et souligne-le pour bien le voir: combien Dieu t’aime. Aucun homme, de quelque manière que ce soit, ne peut atteindre l’étoile la plus proche de la terre, la plus humble par son feu. Or Dieu t’accorde à toi, parce qu’il t’aime et que tu l’aimes, de l’atteindre, de le connaître, de te plonger dans son Feu. Pense qu’il y a moins de distance entre la terre et les étoiles qu’entre les étoiles et le trône de Dieu. Elles sont le sol immense de la Cité céleste, ses fondations plus encore que le sol. Plus haut, bien plus haut, à des hauteurs inconcevables puisqu’elles ne correspondent à aucune mesure humaine, se trouve ce bienheureux Royaume dont la Trinité est la reine et où sont préparées les places de ceux qui aiment. Mais comme la hâte amoureuse de Dieu ne connaît pas de retard, il vous aspire à lui spirituellement en anticipant les temps, et il se donne à vous avec son Feu.

Que t’importe donc la mesquinerie humaine? Laisse-la aux hommes. Viens. Tu as Dieu qui t’aime. Tout le reste est néant. Rien ne peut aider à atteindre Dieu, l’Etoile éternelle, si ce n’est l’amour.

Plus élevé que le plus haut sommet, plus puissant que le moyen le plus efficace, l’amour vous unit à Dieu, il vous le fait connaître grâce à sa force, qui est illimitée car spirituelle. Il vous suffit de vous appliquer à aimer complètement, à faire de l’amour l’unique effort de votre vie. Ne vous perdez pas en d’autres recherches. Cherchez à posséder l’amour et cultivez-le, faites-le toujours croître en le nourrissant sans paresse et sans peur. Faites-en un brasier. La flamme s’élève, elle resplendit, elle chante. Elevez-vous vers Dieu. resplendissez de l’amour qui vous embrase. Chantez votre amour. Rendez à Dieu ce qu’il vous a mis dans le cœur pour vous rendre semblables à lui: la capacité d’aimer.

Dieu est Amour. Qui n’a pas l’amour en lui ne possède pas la ressemblance à dieu.»

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