The Writings of Maria Valtorta

This work has not been translated into this language yet. The French text is shown in the meantime.

152. Le 8 avril 1947

FR

152. Chapter 152

EN Translation coming

1947-04-08

Mon Seigneur me dit de noter ici ce qui suit.

L’un de mes voisins, le jeune Giulio Pierotti, est de retour de captivité voici quelques mois, affligé d’un carcinome intestinal mal identifié, et trop tardivement. On l’a opéré le 18 février 1947, en une ultime tentative. Mais comme on a trouvé le mal trop étendu pour l’extirper, la plaie fut suturée et on laissa le carcinome accomplir son œuvre…

Le matin de l’opération, comme ce jeune homme et sa mère s’étaient recommandés à mes prières, je l’ai fait ardemment. Jésus me répondit alors (le 18 février, à 7 h du matin): «Pas son corps. Recommande-moi et recommande-lui son âme.»

Je compris, avant même de connaître l’issue de cette inutile opération – faite davantage pour établir un diagnostic que pour guérir –, qu’il n’y aurait aucune amélioration, même temporaire, de sorte que je répondis au Seigneur: «Que ta volonté soit faite. Mais si c’est ta volonté qu’un jeune meure, donne-moi un signe que mes prières lui obtiendront la vie éternelle.»

Le Seigneur me dit: «Quel signe désires-tu, mon âme?

– Que, s’il meurt en état de grâce et entre dans ton Royaume, cela se produise en la fête de saint Joseph ou, encore mieux – car je serai tout à fait sûre de sa paix – le vendredi saint, entre sexte et none.»

Le jeune homme semblait devoir mourir quelques jours à peine après l’opération, en février. Mais il a vécu, dans un état toujours très grave, toujours plus grave, rongé par le cancer, tout en plaies, un cadavre vivant en tout sauf en ce qui concerne l’intelligence, résigné à ses souffrances, nourri fréquemment de l’eucharistie, jusqu’au vendredi saint. A midi, il entra dans une agonie consciente. A 14 h 50, il expira doucement. Il avait parlé jusqu’à quelques minutes plus tôt, pour saluer les sœurs de l’hôpital qu’il quittait pour mourir chez lui… où, en effet, il expira à peine entré.

Au contraire de ce qui se produit généralement dans le cas de semblables maladies torturantes, son visage était d’une paix frappante. Son corps, couvert de plaies depuis plus d’un mois, ne dégagea ni mauvaise odeur ni pus durant les vingt-sept heures qu’il est resté sur le lit funèbre, et son visage ne s’est pas tâché. Tous ceux qui l’avaient soigné et en connaissaient l’état de délabrement et les souffrances furent abasourdis de cet air paisible et de cet arrêt de toute décomposition.

Tout cela pour dire la vérité. En ce qui me concerne, j’étais vraiment en paix pour lui, car j’avais obtenu le signe que le jeune Giulio Pierotti, après une vie toujours tourmentée pour des raisons familiales et belliqueuses (sept ans, entre la guerre et la captivité), se trouve dans la joie du Seigneur puisqu’il est mort dans sa grâce.

No sections found for this chapter.