The Writings of Maria Valtorta

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32. Le 31 mai 1945

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32. Chapter 32

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1945-05-31

Jésus dit, pour sœur Gabriella:

«De la part de ma Mère, paix et bénédiction pour Gabriella. Fais que ton cœur ne cesse de se dilater, non seulement en ce qui concerne la croix de la maladie, mais aussi sa pleine ouverture à moi. L’invasion de l’Amour est douloureuse car l’Amour n’est pas que douceur, il est ce qu’il fut quand il était chair: douleur. Je suis mort pendant trente-trois ans de la douloureuse douceur de faire la volonté de Dieu. L’Amour est un cautère qui brûle pour guérir l’âme de son humanité qui, telle une maladie proliférante, essaie sans cesse de se réveiller et de s’installer ailleurs pour faire du mal. Moi, je détruis pour créer. Mais lorsque tous les filets de l’humanité sont détruits, alors l’âme jouit dès cette terre de la liberté supérieure et bienheureuse des anges.»

Ensuite… vraiment tirée par les oreilles comme une élève négligente, je suis obligée d’écrire ce qui suit pour madame A. P.22, qui ne m’avait rien demandé directement.

Jésus dit:

«En raison de ta prudence, tu mérites la parole que tu désires et que tu ne demandes pas. Qu’elle te soit donnée, et avec elle paix et bénédiction. Pour te réconforter de ces dernières années, sois-en certaine: de tous ceux que tu as approchés par des relations de sang, d’affection, d’amitié ou d’amour du prochain, il n’en est pas un qui puisse te reprocher d’avoir nui à son âme. Rares sont ceux qui peuvent se l’entendre dire. Persévère jusqu’à ta naissance en moi. Tu retrouveras ceux que tu as aimés en union à Dieu. Paix et bénédiction, et sois remplie d’allégresse en raison de mon amour.»

Voici quatre jours que Jésus me disait: «Ecris.» Mais c’est comme ça… il est peu conforme à mes sentiments de me faire exposer ces choses que je n’écrivais pas, même si je me réjouissais pour cette dame, mon amie. Je disais: «Et quand je l’aurai écrit? ça restera ici, car je ne vais certainement pas le lui remettre. Alors autant ne pas écrire.»

Ce matin, j’ai essuyé un beau reproche, qui disait:

«Lorsque je t’ai conseillé de faire une exception pour cette âme et de l’appeler auprès de toi, c’est parce que je vois les cœurs et les besoins. Je te rappelle l’Evangile. On y lit: “Malheur à ceux qui sont seuls”23. Tu es encore trop seule. Tu as la protection d’un prêtre, et c’est déjà beaucoup. Il sert à poser un sceau de sécurité sur ta mission. Mais il y a autour de toi tant de personnes qui ne sont pas saintes! Et tu as besoin d’amis, tout comme, moi, j’en avais. Comme j’ai choisi les miens, je choisis les tiens, pour que tu en aies. Or cette personne sait tout exactement, elle sait aussi se taire – une vertu bien rare! –, elle n’a éprouvé aucun ressentiment – elle l’aurait pu, pourtant –, ne l’a pas fait peser sur toi et est revenue dès que tu lui as dit: “Viens.” Si donc je veux récompenser cette personne qui a un “profond” désir dans le cœur et voudrait le voir satisfait pour marcher plus sereinement, dans sa solitude, à la rencontre du “grand pas”, pourquoi te refuser? je t’ai dit, voici plusieurs mois24, que tu étais punie pour avoir donné raison aux autres de préférence à ton directeur spirituel, qui parlait en mon nom. Veux-tu en revenir là? La punition ne t’a-t-elle pas suffi? ignores-tu que, au beau milieu de “ces autres” qui disent le contraire de moi, il y a aussi ton propre moi? Il peut être là, et cela toutes les fois où tu t’obstines. Ecris donc et parle ensuite au Père Migliorini. Obéis-moi d’abord, puis à lui. Et sois surnaturellement charitable à l’égard de cette amie que je t’ai apportée pour ton bien.»

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Notes