The Writings of Maria Valtorta

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18. Le 6 janvier 1947

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18. Chapter 18

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1947-01-06

6 janvier 1947

[Le texte suivant n’a ni titre ni date. La date du 6 janvier 1947 est celle d’une lettre de Maria Valtorta à mère Teresa Maria di San Giuseppe[1], où on peut lire:

Je me suis mise à écrire un souvenir pour la fille de mes bons amis morte il y a vingt ans, à l’âge de 13 ans, d’une péritonite foudroyante. La foi de ses parents, qui n’était pas très ferme, a complètement disparu et, depuis, privés dans leur souffrance du réconfort de la foi, ils n’ont plus de paix. Je tente de glisser quelques paroles chrétiennes pour féconder leur désert. Mais cette fois, j’ai profité du vingtième anniversaire de sa mort et du désir de la dame d’avoir un souvenir de Lia écrit par moi, pour prendre la plume. J’ai parlé de la seconde mort, de Dieu, de la survie des esprits… J’espère leur donner la paix et leur permettre de tourner les yeux vers Dieu, auprès de qui l’angélique Lia se trouve certainement.]

Nous qui sommes dégoûtés par le monde où nous vivons — dont le matérialisme pesant et souvent féroce est tellement loin des besoins comme des aspirations de notre âme —, pouvons-nous croire, pour résister à la tempête des réalités qui nous agressent en détruisant lumières, sourires, espoirs, confiance en l’avenir, qu’il existe un autre monde où tout est différent de celui-ci ?

L’âge et l’usure de la vie ont déçu nos illusions et nos espoirs, de sorte que nous marchons — parce qu’il le faut — en étant fatigués, désabusés, avilis, écœurés, semblables à des pèlerins obligés de voyager mais conscients que, plus ils avancent, plus la route sera ardue, pleine de cailloux et d’épines, aride, menaçante par la présence de serpents et d’autres animaux venimeux. Nous marchons courbés sous le poids de nos douleurs, au milieu de créatures et d’objets égoïstes sinon même hostiles, qui occasionnent fatigues et souffrances, et rendent encore plus lourde et amère une existence qui l’est déjà bien assez par elle-même. Alors, pour ne pas nous abandonner, découragés, brisés, aux marges des chemins de la vie, nous est-il encore permis de croire qu’il existe une société meilleure où les âmes, épuisées par ce long combat, trouveront enfin paix et repos, et où avoir été honnête sera reconnu comme une vertu digne de récompense ?

Alors que des lois cruelles et injustes semblent trop souvent, par quelque renversement des valeurs, favoriser les mauvais au détriment des bons, est-il sage de croire qu’il existe, au-dessus de l’univers — qui n’est pas le tout et la fin —, un Etre qui n’a pas voulu notre malheur et qui, depuis son “instant” éternel, compense ce dont les forces mystérieuses du Mal nous ont privés ?

Est-il saint et salutaire de croire que cet Etre, loin de détruire ce qu’il a créé, le conduit, après la douleur, dans des régions plus sereines où ce qui fut n’est pas mort, mais vit et aime dans d’autres sphères, aime l’Inconnaissable qu’il connaît désormais, et nous aime, nous qu’il a précédés sur notre chemin et dépassés en justice, quelle qu’ait pu être la durée de son passage parmi nous ?

Oui, il est possible de croire tout cela. Il est même évident qu’on doit y croire, car ce monde lointain nous envoie les preuves de son existence : pour nous faire réfléchir sur les mystères et les lumières de la seconde vie, des êtres descendent des sphères surnaturelles jusqu’à nous, des êtres qu’il n’est pas faux d’appeler “messagers” d’un monde inconnu, complètement différent de celui dans lequel nous vivons. Ils témoignent que, au-delà du règne pesant et opaque de la chair, il existe le royaume pur et lumineux des esprits, dont ils viennent et auquel ils retournent, tels des étoiles qui, pour une nuit, envahissent les hautes prairies sidérales au-dessus de notre tête. Ils nous apparaissent comme des créatures stellaires, dont la matière n’est pas une muraille établie pour faire obstacle à la luminosité de l’âme, mais seulement un voile étendu pour envelopper ce mystère qu’est l’âme humaine. Et celle-ci, de derrière le voile, irradie ses puissances et ses sagesses avec des lumières de bonté et des paroles qui font réfléchir, puisqu’elles proviennent d’une intelligence qui forme et éclaire directement le “moi” de ses âmes de prédilection. Des paroles, des lumières, des sentiments supérieurs à l’âge et à la formation de la créature, de sorte que celui qui le remarque s’exclame : « Il semblait que ce fût une chose venue du Ciel pour montrer à la terre un miracle ! »[2]

Devant ces êtres si supérieurs à la foule, trop étrangers à la terre pour que l’on puisse s’imaginer qu’ils restent longtemps parmi nous, l’homme peut croire et se dire : « Oui, Dieu existe. Et c’est un monde qui se trouve au-delà de la terre, le monde pur et joyeux des esprits, de la justice et de l’amour sans fin. C’est la Vie stable au-delà de la mort fugace. » Et il est doux d’y croire par amour. Il est salutaire d’y croire pour ne pas nous sentir le cœur brisé et l’esprit abattu quand la forme bien-aimée qui était le but de notre existence, et que nous avons chérie plus que notre propre vie, nous a quittés, libérant la flamme angélique qui l’animait pour retourner, libre, là d’où elle venait : auprès de l’Amour qui l’avait envoyée nous porter son amour, auprès de la Vie qui l’avait créée pour que nous en profitions un certain temps et pour qu’elle nous serve de guide vers le but en faisant luire devant nous ses lumières d’étoile du monde éternel d’outre-tombe, en caressant l’âme blessée et en s’adressant à elle avec des frémissements de lumière pour lui redire les douces paroles qui faisaient le miel de notre vie humaine et qui, désormais parfaites et libres des limites de l’humanité, doivent être le miel de notre âme.

Tous nous avons, au moins une fois dans notre vie, rencontré et connu ces messagères de Dieu, ces étrangères qui passent, sans s’arrêter parce que leur demeure n’est pas ici. Elles passent et s’éloignent… Leur journée est aussi brève que la vie d’une fleur ! C’est tout juste si nous les sentons marcher à côté de nous : leur pas est si léger ! On dirait un vol de colombes. Sans aucun doute, elles et nous cherchons à nous comprendre, à devenir familiers. Mais nous n’y parvenons pas. Leur vie nous est inconnue, et elle est si mystérieuse ! C’est une note que nous entendons vibrer dans l’air, qui existe vraiment, mais nous ne pouvons pas prétendre la posséder. Elle est par elle-même. Elle vibre, et poursuit son chemin, immatérielle, douce, pure… tellement différente de tout ce qui existe ! A peine nos sens la remarquent-ils, à peine commencent-ils à en distinguer le timbre et à s’en réjouir, qu’elle est déjà loin, et le son se perd dans l’espace.

Telles sont les messagères de Dieu. Elles paraissent être parmi nous et sont déjà loin. On a l’impression qu’elles nous écoutent et qu’elles vivent notre vie. Mais en réalité, elles parlent et vivent avec d’autres de même nature. Elles nous sourient, du moins c’est ce qu’il nous semble. Mais en fait, elle sourient à ce qui les aime et les appelle de régions qui ne sont pas de la terre. Elles sourient à leur secret. C’est leur âme qui sourit à son secret d’âme, tandis qu’elles portent sur nous un regard d’une douceur de rêve, pas humaine, avec les yeux des prédestinés.

Est-ce qu’une fleur peut vivre longtemps en se matérialisant dans le marbre ? Est-ce qu’une colombe peut arrêter son vol pour nous faire sourire à la grâce de ses ailes ouvertes ? Est-ce qu’un rayon de soleil peut ne pas avoir de fin ? Non, c’est impossible sur la terre. Ici, tout a un commencement et une fin. Mais ailleurs, c’est possible. Et la belle fleur de chair se spiritualise en corolle éternelle, la colombe laisse dans nos yeux brûlés par les larmes un sillage de pureté durable, et la lumière se fixe là d’où elle vient et où elle vivra éternellement.

Voilà ! Ils étaient et ne sont plus. C’est en vain que nous avons essayé de les retenir. Ils s’en vont. On dirait même qu’ils nous demandent pardon d’être venus pour repartir. Mais ils ne peuvent vraiment pas s’arrêter. Si nous avions su lire les signes que chacun porte, nous aurions su d’avance qu’ils sont venus pour repartir ensuite, car leur prédestination est écrite sur leur âme, et celle-ci fait resplendir ses avertissements. Leur bonté, leur précocité, leur pureté devraient nous révéler qui ils sont. Mais nous, nous ne savons pas lire les symboles… et il est bon de ne pas savoir lire.

Comme nous sommes analphabètes des signes, nous pouvons nous imaginer ne pas avoir eu dans notre famille un être souverain, et partager le destin commun des pères, des mères, des frères, et non la douloureuse royauté des proches d’un prédestiné. Nous pouvons rester dans l’illusion et rêver à un avenir qui ne sera pas, jusqu’à ce que ces créatures s’en aillent de leur pas immatériel, avec leur doux sourire, leur précocité, leur sereine dignité devant la mort.

Eux savent… Je vous l’affirme : ils savent. Leur âme sait. Nous, nous sommes consternés et nous perdons la maîtrise de nous-mêmes devant la douleur imprévue qui s’annonce. Pas eux. Leur âme sait, elle est prête : voici venue l’heure de la fin de la matière sur laquelle règne leur âme gigantesque, déjà presque libérée, comme elle l’est de toute autre limitation… Sur le seuil du mystère, les messagères de Dieu nous laissent leur dernière parole lumineuse, rayonnante de cette paix avec laquelles elles franchissent la frontière entre notre terre et l’autre Terre.

Pas nous. Nous, nous n’avons ni paix ni sagesse. Nous nous croyons frappés par une cruelle injustice. Avec la plus grande des jalousies et des avarices — celles de la chair et du sang —, nous levons le poing contre Celui que nous rendons coupable de ce mal. Irascibles et menaçants, nous lui hurlons notre torture en l’accusant de notre souffrance. La douleur nous fait délirer : « Tu n’avais pas le droit ! Cette personne est à moi ! C’est moi qui l’ai faite. Je l’aimais parce qu’elle était bonne, parce qu’elle faisait ma joie. C’était ma vie. Mais même si elle avait été perfide, même si elle m’avait causé mille peines, même si elle m’avait fait mourir, tu ne devais pas me l’enlever. Parce que c’est moi, et non pas toi, qui l’ai faite. » Nous oublions que, à quelques pas de nous peut-être, quelqu’un de semblable à nous crie vers Dieu : « Pourquoi donc as-tu laissé mon enfant vivre ? Pourquoi as-tu permis qu’il devienne l’opprobre de la société et qu’il fasse ma honte ? » Nous ne trouvons pas la paix, tandis que notre douleur se nourrit des hommages que tous rendent à la personne décédée, qu’on dit si bonne, si digne de respect… Si seulement nous savions réfléchir quand nous sommes dans la tourmente ! Nous comprendrions la sagesse antique, qui déclare par la bouche de tous les penseurs, de toutes les religions et de tous les âges, que la précoce disparition d’un juste est toujours un signe de prédilection divine et de perfection atteinte, de sorte que nous parvenons à sourire entre nos larmes… Mais nous ne savons pas comprendre !

Nous nous sentons délaissés, nous croyons les avoir perdus ! Vraiment, l’homme a des écailles sur ses yeux spirituels, et il est sourd aux voix d’en-haut. Ces êtres ne sont pas perdus. La mort d’un juste n’est pas un anéantissement, c’est au contraire un passage dans la paix et la liberté infinies. Nous ne sommes pas abandonnés, car le juste qui meurt passe d’un amour relatif à un amour parfait. Il nous faut le croire, car c’est la vérité. Il est tout aussi vrai qu’ils sont avec nous comme avant, et même mieux, car plus rien ne s’oppose au désir de leur âme d’être en notre compagnie. Comment donc pouvons-nous nous dire seuls, puisqu’ils sont avec nous et nous aiment parfaitement ? Qu’est-ce qui a changé ? Ils ne nous donnent plus de baisers, ils ne nous caressent plus en murmurant de douces paroles. Mais ils embrassent notre âme, ils la caressent, ils lui parlent.

Ah ! nous n’entendons rien, nous ne savons pas écouter. Pour entendre, il faut nous mettre à leur niveau, devenir spirituels, croire en ce qui est leur monde. Alors, si nous faisons silence en nous-mêmes, la paix vient et nous entendons le léger vol des esprit aimés autour de notre âme. Nous arrivons à comprendre leurs paroles et à nous apaiser quand nous arrêtons de nous répéter ces lamentations inutiles et bruyantes qui ne changent rien, mais ne font qu’augmenter notre séparation d’avec eux, leur monde, et Dieu en qui ils vivent.

Ah ! gardons le silence quand ils viennent nous parler, et aimons comme nous sommes aimés ! Alors nous nous rappelerons sans aigreur et nous verrons réellement les personnes que nous avons cru perdues et détruites. Or, loin de l’être, elles sont en possession de leur véritable nature, que nous n’avons pas su deviner lorsqu’elles vivaient parmi nous.

Moi, je l’ai vue. Je l’ai vue telle qu’elle était.

Elle portait un doux nom. Mais ce n’était pas le sien. Le vêtement blanc que nous lui connaissions ne l’était pas davantage, ni le destin qui, à notre avis, l’attendait. Si elle avait un autre nom, c’est que sa vie était différente de ce que nous imaginions.

Léa ? Non. Ce n’était pas Léa qui allait cueillir des fleurs pour son bien-aimé et en guise d’ornement. C’était Rachel, Rachel qui [Gen 29 et suiv.] “n’est jamais distraite”, et qui a toujours gardé les yeux tournés vers Lui pour “le voir”.

Un visage auquel la retenue pudique de la vierge — pourtant formée — donnait une expression de dignité pensive. Des paroles sobres et suaves où vibrait déjà le doux feu des sentiments féminins les plus élevés. Des yeux qui rayonnaient de la beauté de son âme. Elle avait la pureté d’un enfant, l’intelligence d’une femme, la spiritualité d’un ange.

Je la regardais passer. J’essayais même de la rencontrer, parce que je la sentais différente de nous. Je l’examinais. Je me suis toujours penchée avec attention sur les âmes qui ont un parfum céleste. Je vais même jusqu’à dire — et je ne cherche pas à me mettre en avant, je ne fais qu’avouer mon sentiment — que je m’inclinais avec admiration devant cette créature en qui resplendissait ce que nous sommes, selon ce que dit le livre de la Sagesse de ce peuple dont elle avait pris le nom : [Ps 82,6] “Vous êtes des dieux et des fils du Très-Haut.”

Je me souviens d’elle, un matin radieux du mois de juin.

Elle était vêtue de blanc et voilée comme l’une de ces jeunes vierges arrachées au martyre représentées sur les tableaux ou les vitraux des cathédrales. Ce petit ange revenait de l’église.

C’était le jour de sa première communion. Elle marchait entre son père et son frère : deux hommes fils d’hommes, même si l’un était désormais sur le chemin de la vieillesse, et l’autre encore un gamin. Mais ce que son visage exprimait dépassait l’innocence de l’enfant et la pureté de l’adulte.

Elle était surnaturelle. La créature avait dépassé sa condition humaine pour devenir séraphin. Son âme continuait son colloque avec Dieu. Elle ne répondit rien à nos paroles, mais leva un instant les paupières, qu’elle gardait baissées sur ses yeux angéliques pour voiler son ravissement mystique, et nous regarda avec un doux sourire d’une dignité qui m’a frappée, et dont je me souviens encore.

Je voulus déposer un baiser sur son front parce qu’elle était un vivant ostensoir, un digne autel de Dieu. Elle se laissa faire en rosissant un peu plus vivement quand je lui dis : “Que Dieu soit toujours avec toi”, puis elle rabaissa le voile de ses paupières sur ses yeux célestes.

Je l’ai vue à d’autres reprises : écolière, adolescente, jeune femme d’intérieur, et je l’ai toujours admirée. Mais l’image de ce matin-là reste pour moi celle de Léa exultant d’allégresse céleste.

Je l’ai rencontrée fréquemment… mais pas la dernière fois… C’est mon destin de ne pas voir ceux que j’aime lors de leurs derniers instants parmi nous. Mais je ne regrette pas de ne pas l’avoir vue, car je garde dans mon cœur le souvenir de son visage. Je connais son véritable aspect. Je l’ai connu ce matin-là de juin.

Léa, la liliale Léa qui ne cueillera plus de fleurs mais qui était une fleur, Léa a pour moi le visage de Rachel, qui est bienheureuse et qui n’est pas troublée par la contemplation de ce qu’elle aime et que son âme avait toujours aimé.

Je la connais, et je comprends les paroles que son esprit chante, tout comme j’ai compris le chant de son âme, ce matin-là, malgré le silence apparent de ses lèvres.

Tout en lumière et en joie, elle vient apporter ses réconforts paradisiaques, et elle dit : « Ne me regrettez pas. J’aurais seulement pu souffrir sur cette terre, parce que je n’étais pas d’ici-bas et, hormis votre amour, tout m’aurait été hostile et menaçant dans ce monde si féroce. Je suis en paix. Je suis dans la joie. Ne pleurez pas. Hier, j’étais avec vous. Aujourd’hui, dans mon éternel aujourd’hui, je suis avec vous. Ne me cherchez pas là où je ne suis pas, ne me cherchez pas dans les étroites limites d’une tombe vide de ce qui est vivant. Cherchez-moi là où je vis, car un ange ne cesse pas d’exister, il ne meurt pas, mais il vit dans sa vraie demeure : en Dieu. Elevez votre âme et vous me verrez. Vous verrez ma partie immortelle. Elle brille comme une douce étoile aux limites du ciel afin que vous tourniez vos cœurs vers notre paix. Je vous attends. Je vous aime. Je suis. Vous ne m’avez pas perdue. Je vous ai seulement précédés, parce qu’en cela j’ai voulu être Léa : active pour vous protéger, grâce à la puissance qu’ont ceux qui ont vécu dans le rayonnement de Dieu, et qui vivent en Dieu pour l’éternité.

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Notes

  1. Mère Teresa Maria di San Giuseppe était la prieure du Carmel Sainte-Thérèse de Camaiore. Elle était la grande confidente de Maria Valtorta, qui la considérait comme sa mère spirituelle. ↩
  2. Citation de Dante. ↩