The Writings of Maria Valtorta

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36. Le 13 juin 1948, à 13 h

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36. Chapter 36

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1948-06-13

Je suis en train de lire un journal qui rapporte une ordonnance de l’Ordinaire d’Arezzo sur les statues qui bougent toutes seules.

« Pour dissiper les superstitions, et peut-être aussi les mauvaises rumeurs qui se répandent au sujet de ce qui se produit dans cette église (San Francesco in Arezzo), je vous ordonne de retirer immédiatement de la vue du public toute statue ou image sainte, ou bien de fermer l’église. Je regrette de devoir en arriver là, mais aujourd’hui cela s’impose. Signé : Mignone, évêque. »

Je ne parviens pas à concilier un tel ton avec les paroles de Padre Pio ou d’autres esprits guidés par des moyens extraordinaires, qui disent : « Une Pentecôte mariale va avoir lieu. C’est l’heure de Marie. Ce à quoi nous assistons n’est rien en comparaison de ce qui doit arriver. »

Je me tourne vers Dieu pour qu’il m’éclaire. Qui a raison ? Ceux qui combattent ou ceux qui disent : “C’est une œuvre de miséricorde” ? Je le lui demande pour la paix de ma conscience de catholique…

La voix du Verbe très-saint répond de façon tonitruante — mais avec beaucoup de douceur pour moi seule :

« En vérité, l’Adversaire commence son œuvre de destruction du tiers des étoiles du ciel. [Ap 12, 4] Mon Eglise ne sera frappée que par l’Eglise. Je mettrai en déroute tout autre ennemi. Mais je ne peux vaincre l’abomination en son sein, car le libre arbitre de tout homme, quel qu’il soit, est sacré à mes yeux. Et ceux qui seront dans l’abomination ont plus que tout autre les grâces nécessaires pour parvenir à leur fin… C’est pourquoi leur chute, leur apostasie sera abomination.

Quelle douleur ! Mais cela est écrit…

Ne me refuse pas ta souffrance, que j’augmenterai en toute chose. Car j’ai besoin de victimes pour apaiser la colère du Père. Et pour me consoler des nouveaux Judas de Kérioth. »

Je pense que, hier, j’ai servi avec paresse. Et je souffre comme si j’étais moi aussi de ceux qui offensent Dieu et blessent le Fils, et sont lents à servir et à bénir l’Amour.

Mais je demande une nouvelle fois :

« Et alors ? Qui a raison ? Quelles sont les bonnes manifestations, si des âmes éclairées en tiennent beaucoup pour véritables, alors que, de leur côté, les évêques les désavouent ? »

Jésus répond :

« Celles dont je t’ai donné les critères le 25 mai 1948. Celles, surtout, qui suscitent la conversion des âmes. Car seul le Ciel peut être à l’action là où les cœurs sont touchés par la grâce.

Ne sois pas trop peinée. Tu ne fais pas souffrir, même si la fatigue t’écrase et te fait perdre une phrase. Le but de l’avertissement d’hier n’est pas de te punir mais de donner un signe à tes scrutateurs. Sois en paix. »

Le même jour, à 23 h 30

Le dernier journal-radio de 23 h annonce qu’il s’est produit à San Sepolcro, dans la province d’Arezzo, un tremblement de terre qui a provoqué la chute du portail de l’église Saint-François, tuant une femme…

Un tremblement de terre à San Sepolcro après les condamnations de l’évêque… Un tremblement de terre dans cette zone mercredi 26 mai et mercredi 9 juin après les condamnations de l’évêque de Pise contre les apparitions, etc.

Je laisse qui le souhaite faire des commentaires, s’il en a la possibilité. Quant à moi, je dis : Dieu châtie les fanatiques. Oh ! Marie ! Si tu ne viens pas à notre secours, Dieu nous détruira, et nous le méritons. Mais sois pour nous une Mère, sépare les brebis des bergers, car les brebis pourront bien être sottes, elles t’aiment et se réfugient en toi par peur du châtiment de Dieu.

Je suis si angoissée ! Je me sens comme flagellée, et ceux qui me voient disent : “Mais elle a pleuré ?” Non, pas avec les yeux. Mais c’est tout l’après-midi que mon cœur pleure. Il y a certaines choses que je n’arrive plus à supporter. La méconnaissance des dons de Dieu me torture comme une agonie.

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