The Writings of Maria Valtorta

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63. Le 10 mars 1949

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63. Chapter 63

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1949-03-10

Jésus dit :

« Quels signes veulent-ils encore ? Ta vie entière est un signe, un signe toujours plus fort qui progresse vers la libération de sa prison terrestre.

C’est un signe pour ceux qui veulent le reconnaître. Mais pour ceux qui ne veulent voir aucun signe, il n’a d’autre valeur que d’être tentation et condamnation. [Lc 16, 31] “S’ils n’écoutent pas Moïse ni les prophètes, quelqu’un pourra bien ressusciter d’entre les morts pour leur donner un signe, le signe qu’ils demandent pour croire, ils ne seront pas convaincus.” C’est une vieille histoire !

Je ne sais quel autre signe plus grand que les nombreux que je leur ai fournis par ta vie et ton comportement passé et récent je pourrais leur accorder. Pour ceux qui ne voulurent pas croire, l’apparition du Ressuscité elle-même n’a servi à rien. Laisse-les dire. Tu donneras un signe sûr, et eux aussi en donneront un. Toi, un signe de vie en Dieu. Eux, un signe de vie dans la chair d’Adam. Car la chair d’Adam pèche, et si ce n’est par la concupiscence de la chair, c’est par les deux autres concupiscences : les pires, les plus graves parce que ce sont les moins faciles à dompter et qu’elles concernent les parties les plus élevées chez l’homme.

Combien seront condamnés pour avoir mal agi contre toi et contre l’Œuvre ! Puisque l’Œuvre est mienne, elle est, comme moi, signe de contradiction, moyen de salut pour ceux qui lui font bon accueil, moyen de condamnation pour ceux qui la raillent ou même qui lui font obstacle.

Quant à toi, puisque tu es un petit Christ, tu es objet de contradiction, comme je le fus. Néanmoins, rappelle-toi que Jean-Baptiste disait de moi : [Mt 3, 12] “Il tient dans sa main la pelle à vanner, il va nettoyer son aire à battre le blé, et il amassera son grain dans le grenier ; quant à la paille, il la brûlera au feu qui ne s’éteint pas.” Ma pelle à vanner, c’est mon jugement inexorable et parfait sur toutes les créatures et sur leurs actes. Non d’après leur apparence, sous leur aspect mensonger, mais d’après leur vérité secrète.

L’ivraie a beau paraître plus belle que le blé quand elle pousse et fleurit, elle n’entrera pas dans mon grenier. Seul le grain choisi y pénétrera, alors qu’il aura été humilié vainement par l’ivraie, qui l’aura dépassé par ses filaments ornés entre-temps de fleurs inutiles et de semences vénéneuses produites par ces fleurs qui n’étaient qu’apparence. Le blé, lui, entrera dans mon grenier. Il s’agit là de mes vrais serviteurs, ceux qui n’ont pas un aspect tape-à-l’œil, mais sont un bon épi, de la farine d’hosties. Ceux-là entreront dans ma Demeure éternelle. De l’état d’hosties devenus bienheureux pour l’éternité, ils verront ceux qui les auront écrasés sous la meule de leur injuste autorité gémir et crier : “Pourquoi n’avons-nous pas reconnu le Seigneur ? Pourquoi n’avons-nous pas fait bon accueil aux ‘petits’ en son nom ? Pourquoi ne leur avons-nous pas accordé ses secours de justice qu’ils nous demandaient ?

Mais le jugement sera désormais prononcé, chacun recevra ce qu’il aura mérité, et plus rien ne pourra le changer. Je te le dis : pour certains, ce sera un jugement éternel. Pour d’autres, des siècles d’expiation passeront avant qu’ils n’obtiennent le pardon.

Mais aucun de ceux qui m’ont repoussé ou qui ont mal agi contre l’Œuvre n’échappera à un châtiment sévère. Car qui repousse l’Œuvre me repousse, moi, et qui épingle l’Œuvre me cloue moi ; enfin, qui refuse ce Pain de ma Parole aux foules languissantes pèche contre la double charité envers moi, son Dieu, et envers son prochain. Tu connaîtras le nom de tes principaux adversaires : en premier lieu, leur mort et le genre de mort qu’ils subiront te les indiqueront, ensuite tu les verras là où ils expieront leur péché. »

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