Los Escritos de Maria Valtorta

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132. Le 30 septembre

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132. Capítulo 132

ES Traducción en camino

1943-09-30

Jésus dit:

“C’est le signe[1] qui distingue les vrais disciples des faux.

Le vrai disciple n’a pas l’ambition d’être reconnu supérieur aux autres. Humble comme son Maître et comme ma très douce Maman, il voile ses pouvoirs surnaturels sous une apparence de vie ordinaire. Il souffre de voir qu’on a découvert sa vraie nature et, si c’était possible, il voudrait que personne ne s’en aperçût et surtout n’en parlât.

Le faux disciple, au contraire, s’élève lui-même, se célèbre lui-même et attire l’attention de tous sur sa propre personne et sur ses actions, toutes pareillement hypocrites. Avec une fausse humilité, il s’arrange pour obliger tout le monde à le voir dans la lumière qui lui plaît, c’est-à-dire dans une lumière de sainteté, laquelle est en fait un double péché de mensonge et d’orgueil. Mais, ma fille, il est aussi différent d’un vrai disciple qu’une fleur en papier est différente d’une vraie fleur. Il peut tromper ceux qui regardent superficiellement, mais il ne trompe pas ceux qui s’approchent attentivement.

De plus, sache que, sur celui qui est un autre petit moi, tant il vit en moi et opère par moi, il y a un signe que les âmes perçoivent. J’ai dit les âmes. Il est inutile de se désoler que les autres s’en aperçoivent. L’âme que Dieu possède exhale un parfum et une lumière qui sont de Dieu, du Dieu vivant en elle. Et tu sais que le parfum et la lumière échappent à toute serrure lorsqu’ils sont intenses. Y a-t-il une lumière et un parfum plus intenses que ceux de Dieu? Or, si la vue et l’odorat humains, si limités soient-ils, réussissent à percevoir les lumières et les parfums même s’ils sont bien enfermés, tu voudrais que l’âme, dont la sensibilité n’est pas humaine mais spirituelle, ne perçoive pas l’odeur de Dieu et la lumière de Dieu vivant dans un cœur?

Je t’ai déjà dit d’autres fois[2] que vous, mes bien-aimés, vous êtes lumière et parfum en ce monde, et vous embaumez de mon parfum vos frères et sœurs, et vous leur transmettez ma Lumière qui est en vous. Alors, pourquoi t’en étonnes-tu? Laisse parler les gens, que les bonnes gens, et les moins bons, disent: ‘Tu es une fille de Dieu’. Cela aussi peut servir à les conduire à moi. Sois comme Marie en cela aussi et dis ton Magnificat. Marie ne s’exaltait pas dans la vanité des louanges d’autrui, mais elle ne niait pas non plus les grandes choses que Dieu accomplissait en elle.

Que Maria ne s’exalte jamais. Comme une fleur sous le soleil, qu’elle laisse les autres voir comment le Soleil l’embrasse et qu’elle di­se humblement: ‘Je suis belle par ta grâce’, et qu’elle donne charitablement à tous la joie que Dieu met en elle par sa caresse de lumière et son parfum de vérité. Et qu’elle fasse tout cela en imitant mon silence et celui de Marie. Sainte vertu que de savoir se taire! Le silence, Maria, parle plus que tous les mots quand il est silence d’a­mour.”

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Notes

  1. Ceci est clarifié dans le texte du 1er octobre. ↩
  2. Par exemple, dans le texte du 22 avril et dans la dictée du 12 septembre. ↩