Los Escritos de Maria Valtorta

Esta obra aún no está traducida a este idioma. Mientras tanto se muestra el texto francés.

192. Le 3 décembre

FR

192. Capítulo 192

ES Traducción en camino

1943-12-03

Jésus dit:

“Je suis Celui qui a vaincu Satan.

Il m’a causé d’infinis tourments depuis le jour où je vins en ce monde, déchaînant contre moi la haine du pouvoir aveugle et avide qui s’imagine toujours qu’on va lui enlever ses biens obtenus par l’usure, excitant contre moi la classe dirigeante indigne qui sentait le reproche de mes mérites. Même ma parole était un reproche. Mais je ne parlais pas encore que déjà je blessais, parce que la sainteté est une forme de réprimande envers les indignes. Il fit se lever contre moi des ennemis et des traîtres et poussa disciples et amis à douter de moi. Il m’a circonvenu au désert, écrasé par ses terreurs au Gethsémani. Et non content, il continue de me voler sans cesse en séduisant le cœur des humains.

La bataille entre moi et lui n’aura pas de fin jusqu’au jour où l’Humain sera jugé dans tous ses exemplaires. Et la victoire finale sera mienne et éternelle. Le Fauve infernal, toujours vaincu et d’autant plus féroce qu’il a été vaincu, me déteste d’une haine infinie et bouleverse la Terre pour blesser mon cœur. Mais je suis le Vainqueur de Satan. Je passe là où il souille avec le feu de l’amour pour purifier. Et si, avec une patience inépuisée, je n’avais pas continué mon œuvre de Maître et de Rédempteur, vous seriez désormais tous des démons.

Pour vous purifier du plus grand péché, j’ai obéi au désir du Père. Le plus grand péché était la désobéissance au commandement de Dieu. C’est d’elle que sont venus la soif de pouvoir, l’orgueil et la concupiscence. Les trois Furies qui vous tiennent toujours en leur pouvoir quand vous ne savez pas les anéantir par une vie vécue en Dieu. J’ai réparé par mon obéissance la désobéissance initiale.

Pour vous purifier des autres péchés, j’ai pris sur moi les misérables vêtements d’iniquité qui étaient les vôtres et, pour leur enlever l’iniquité de toute la lignée des humains, je les ai trempés dans mon Sang et je les y ai nettoyés.

La gloire est venue après. Mais d’abord, il y eut la douleur. Le droit de juger est venu après. Mais d’abord, il y eut le devoir d’expier. Après, je devins le fondateur du nouveau Temple dans lequel se trouve la source très sainte de l’Esprit septiforme. Mais d’abord, je dus être la Victime immolée pour purifier la Maison de Dieu.

Y pensez-vous, ô prêtres, à qui pèse le joug léger de l’observance de votre devoir? Pensez-vous que ce fut facile pour moi d’être Prêtre? Et lequel d’entre vous, quoiqu’accablé de soucis, est accablé de tourments pareils aux miens? Savez-vous que ces âmes que je vous confie sont la part que j’ai acquise par ma mort? Faites en sorte qu’elles ne se perdent pas. Arrachez-les à Satan au prix de votre vie comme je les lui arrachai au prix de la mienne.

Pour apprendre, vous n’avez qu’à m’étudier. Il n’est pas nécessaire d’être des savants. Soyez seulement des chercheurs de Dieu et Dieu, moi, je vous illuminerai.”

Jésus dit:

“Ma Mère t’a parlé[1] de l’ombre qui l’enveloppa en tant que Mère de Dieu. Ceci ne s’oppose pas à ce que j’ai dit il y a quelques jours[2].

Si tout le monde remarquait quelque chose de spécial dans ce couple qui passait pauvrement par les routes bondées, comme une lumière et un parfum, cela n’éclairait pas leur cécité et ne parlait pas à leur surdité d’esprit. C’était semblable à la perception du soleil qu’a quelqu’un sur sa tête à travers des bandes opaques, sans vraiment le voir, et à celle d’un bruit lointain qui parvient à peine au tympan comme un souffle d’air que brise un son si ténu que ce n’est plus un mot.

Ma Mère s’est appelée la ‘Silencieuse’. Il faudrait ajouter beaucoup d’attributs à ses litanies et il y aurait beaucoup à méditer sur ces attributs. Vierge silencieuse, vierge lumineuse et Mère de la Lumière elle l’était et l’est.

Elle a soulevé, avec une extrême réticence, quelques voiles à mes évangélistes, mais uniquement pour les choses que, dans son savoir surnaturel, elle jugeait utiles à mon intérêt. En ce qui la concerne, silence absolu. Elle gardait tout dans son cœur, comme l’affirme Luc, et de son cœur, elle tira des souvenirs pour ses chers comme des perles d’un coffre.

Il ne faut donc pas s’étonner que les gens dans la foule ne pussent pas comprendre, tout en étant sanctifiés par le passage de ma Mère. Ils n’étaient pas, comme elle a dit, des saints. Plus ou moins bons, ils avaient Dieu loin de leur cœur, et là où Dieu n’est pas, il n’y a pas de lumière.

Il ne faut pas s’étonner non plus que Dieu ait protégé la Bénie sous le voile d’une vie en apparence ordinaire. Dieu n’aime pas ce qu’aiment les humains: les célébrations et encore moins les auto-célébrations humaines. Il se drape de réserve et en enveloppe ses bien-aimés. Le monde est profanateur et Satan est d’autant plus rusé qu’il est vaincu. Dieu préserve des curiosités baveuses et des pièges empoisonnés ses créatures les plus chères et lui-même en elles, puisqu’il prend grand soin de ses instruments, voulant d’eux l’accomplissement de leur mission. Il révèle la vérité cachée seulement aux ‘Saints’.

Et il ne faut pas s’étonner que Marie, après ma naissance, apparût encore plus comme une femme ordinaire: une jeune mère, rien d’au­tre. Comme l’encensoir dont était sortie l’Hostie très sainte, elle était maintenant la Toute Sainte pour elle-même, mais elle ne portait plus le Saint des saints. Et si l’on songe au fait que le Saint des saints, au moment où il racheta avec une éternelle souveraineté la Terre et ses vivants, ses défunts et ses futurs habitants, apparut aux yeux du monde comme un malfaiteur torturé pour ses méfaits, il est logique que sa Mère, du moment où elle devint co-Rédemptrice et qu’elle participa donc au rachat de la Terre, apparût comme une simple, pau­vre femme.

Le temps lumineux pendant lequel je me suis formé en elle s’était écoulé et la splendeur de la joie, qui en cette nuit avait rempli le cœur de Marie, la grotte et les Cieux, s’atténua à l’aube du jour où commença à se lever le soleil de la rédemption, soleil teinté de sang, composé de douleur infinie. L’aurore trouva Marie déjà plongée dans la pensée des tourments à venir. L’offrande avait déjà été faite en mon nom et les deux phrases plus chrétiennes de la Terre s’étaient nouées l’une à l’autre pour former une chaîne et étrangler le Mal: ‘Voici la servante du Seigneur’ et ‘Seigneur, que ta volonté soit faite’.

Saintes lèvres, lèvres bénies de ma Mère, qui avez prêté à ma nullité d’enfant le son virginal des paroles parfaites! Le Ciel se pencha sur son ‘oui’ héroïque, répété lorsque la maternité le rendait doublement héroïque, et vénéra en elle la Martyre rédemptrice. Comme un collier auquel s’ajoute de jour en jour une perle, la suite des jours douloureux de Marie commença. À la fin, il y eut le Golgotha.

C’est pour cette longue douleur que je vous dis: ‘Aimez-la’. Je vous bénis quand vous m’aimez. Mais pour l’amour que vous donnez à ma Mère, je vous prépare une demeure plus resplendissante au Ciel.”

No se encontraron secciones para este capítulo.


Notes

  1. Dans la dictée du 2 décembre. ↩
  2. Dans les dictées des 27 et 28 novembre. ↩