Los Escritos de Maria Valtorta

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196. Le 7 décembre

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196. Capítulo 196

ES Traducción en camino

1943-12-07

Jésus dit:

“Satan séduisit les enfants de Dieu avec une pensée orgueilleuse. Il inocula aux innocents la soif de toutes les grandeurs: du pouvoir, du savoir, de la possession.

‘Vous deviendrez semblables à Dieu’. Depuis des siècles s’était tu le sifflement du Serpent, mais le son qui ne fendait plus les airs s’é­tait fondu au murmure du sang dans le cœur de l’être humain. Encore maintenant, il est fondu à votre sang qui vous est plus cher que votre âme. Et vous vivez en nuisant à votre corps et à votre âme afin d’obéir à l’impératif de votre sang empoisonné par Satan.

Mais vous vous trompez en attribuant valeur et signification aux choses et aux paroles. Le Père Créateur vous avait déjà donné la capacité d’être semblable à Dieu. Mais une ressemblance avec laquelle ce qui est de chair et de sang n’a rien à voir, mais plutôt l’esprit, car Dieu est un être spirituel et parfait et il vous avait faits grands dans l’esprit et capables d’atteindre à la perfection moyennant la Grâce, pleine en vous, et l’ignorance du Mal.

Je vins mettre les choses et les paroles dans la juste lumière, et je vous montrai par les paroles et les actions que la vraie grandeur, la vraie richesse, la vraie sagesse, la vraie royauté, la vraie déification ne sont pas celles que vous croyez.

Je n’ai pas voulu naître dans un palais, je n’ai pas cherché le faste dans ma vie, ni une cour de dignitaires, ni ministres, ni carrosses ni chevaux, ni chaires illustres, ni palais, ni biens.

Je suis venu doux et humble sous l’aspect d’un pauvre petit enfant qui n’avait même pas une misérable chambre pour abri, mais une grotte, refuge des animaux, pour ses premiers jours en ce monde. Je suis venu en habit de réfugié en pays étranger, fugitif devant le bas pouvoir des hommes; j’ai connu la faim et l’humiliation d’être parmi les sans-toit qui doivent arracher leur subsistance à petites bouchées par mille humbles travaux. Je suis venu en fils d’ouvrier, et pauvre de surcroît: un ouvrier de village auquel les paysans, les charretiers, les ménagères demandent des manches pour leurs outils agricoles, des rayons et des jantes pour les roues de leurs chars ruraux, des réparations à des huches et des tabourets et la fabrication de pauvres lits pour les différents époux, humbles comme le menuisier de Nazareth, qui devaient se procurer une maison ou un berceau pour le premier bébé.

Je suis venu en pèlerin qui n’a pas une pierre où poser sa tête et doit s’allonger là où le Créateur lui en fait trouver une, qui n’a pas de nourriture sauf celle que lui donne la charité qui l’accueille et qui peut être le pain et le sel, ou le bol de lait de chèvre, ou le poisson rôti sur la braise des paysans, des bergers, des pêcheurs; ou le riche banquet d’un Pharisien dans lequel les plats succulents m’étaient amers, parce qu’assaisonnés de curiosité et non d’amour; ou les repas à Béthanie, repos de l’âme du Christ, car là il retrouvait une mère en Marthe, pleine de soins matériels à son égard, et Marie, pleine d’adoration, et il se sentait compris par l’esprit savant d’un ami.

Je suis entré comme fils de David dans la Cité royale – qui, pendant que j’entrais, déjà m’expulsait comme si j’étais un honteux avorton – à dos d’une petite ânesse que m’avait offerte la générosité d’un homme simple qui avait reconnu en moi le Maître et le Fils de Dieu.

Je suis mort nu et couché sur un lit d’opprobre dont le bois rugueux n’était même pas à moi, et j’ai été préparé et enseveli dans des bandelettes et des arômes achetés par ceux qui m’aimaient, dans un sépulcre offert par la pitié de ceux qui m’aimaient.

Je fus grand parce que je voulus être petit. Souvenez-vous-en, vous qui étant petits voulez être grands, à n’importe quel prix, même illicite. Et mon Royaume n’aura ni fin, ni frontière, car je l’ai conquis au prix de mon total anéantissement.

Si vous m’aviez fait régner au lieu de me tuer, d’abord sur la croix, ensuite dans vos consciences, vous auriez connu des ères de paix aussi longues que la Terre du moment où je posai sur elle mon pied d’Innocent, puisque je suis le Roi de la paix, je suis la Paix même. Je vous aurais donné la paix entre les nations et la paix dans les consciences, parce qu’avec mon Sang (le sang de la circoncision aurait suffi à racheter l’humanité), je suis venu vous délivrer de la fosse sans eau que Satan vous avait creusée et dans laquelle vous périssiez, et périssez encore parce que, bien que je vous en aie tirés, vous avez voulu y retourner, étant donné que le Séducteur l’a pavée d’or et qu’il a peint sur le mur de droite des images lubriques et sur le mur de gauche des images de pouvoir. Trois choses qui pour vous ont la valeur maximale.

Et pourtant, je me suis laissé tendre sur la croix pour faire de mon martyre une flèche qui transpercerait les Cieux fermés et ouvrirait un passage au pardon de Dieu. Et bien que vous m’ayez haï, je continue de vous appeler au rassemblement, comme la trompette qu’empoigne le porte-drapeau, pour faire de vous mon armée pacifique qui conquiert les Cieux.

Venez. Avant que n’arrive l’heure où vous ne pourrez plus venir, venez à moi. Soyez vêtus de ma livrée et marqués de mon signe. L’an­ge de Dieu préserva les enfants d’Israël de l’extermination d’Égypte en couvrant les encadrements et les linteaux des portes de sang d’agneau; moi, Agneau de mon Père et Seigneur, je sauve au Père ses enfants avec mon Sang, dont j’ai teint, non les matériaux du bois et de la pierre qui meurent, mais votre âme immortelle.

Pour ceux qui sont marqués de mon Sang, les trompettes de l’appel universel seront une vie nouvellement insufflée, et, des replis de la terre où ils dormaient depuis des siécles, les os des justes surgiront pour se revêtir dans la joie de chair parfaite, car nourrie du Pain vivant descendu du Ciel pour vous et du Vin pressé des veines du Saint qui virginise votre âme et la rend digne d’entrer dans la Jérusalem du Ciel.”

Marie dit:

“Un autre cadeau de Maman à l’occasion de ma Fête.

Il y a deux autres phrases dans les évangiles qui se réfèrent à moi et que vous interprétez plus ou moins bien. Je te les explique.

Matthieu dit: ‘Pendant que Jésus parlait, sa Mère et ses frères restaient dehors, essayant de lui parler. Quelqu’un dit: «Ta Mère et tes frères te cherchent». Mais il répondit: «Qui est ma Mère et qui sont mes frères? Voici ma Mère et mes frères: quiconque fait la volonté de mon Père»’.

Répudiation de sa Mère? Non. Louange à sa Mère qui fut parfaite dans l’accomplissement de la volonté du Père. Mon Jésus savait bien quelle volonté j’exécutais! Une volonté que j’avais faite mienne et devant laquelle je ne reculais pas, même si chaque minute qui sonnait me répétait, comme un coup sur le clou qui s’enfonce dans le cœur: ‘Cela se termine par le Calvaire’. Il savait bien que j’avais mérité d’être la Mère de Dieu pour avoir fait cette volonté et, si je ne l’avais pas faite, il ne m’aurait pas eue pour Mère.

Par conséquent, parmi tous ceux qui l’écoutaient, rattachée à lui par un lien supérieur à celui du sang, un lien surnaturel, j’étais ‘sa Mère’, première en date et en connaissance entre tous les disciples – car le Verbe de Dieu m’avait instruite dès le moment où je le portais dans mon sein – ‘sa Mère’ dans le sens qu’il donnait à ses divines paroles; et, avec la reconnaissance humaine de ceux qui écoutaient, il me signifiait sa reconnaissance en tant que Dieu comme vraie Mère, car je donnais vie à la volonté de son Père et du mien.

Luc raconte que, pendant que Jésus parlait, une femme dit: ‘Bienheureux le sein qui t’a porté et les mamelles que tu as sucées’. Ce à quoi mon Fils répondit: ‘Bienheureux plutôt ceux qui entendent la parole de Dieu et qui l’observent’.

Être Mère de Jésus fut une grâce dont je n’avais pas le droit de me glorifier. Parmi les millions et millions d’âmes créées par le Père, par un insondable décret, il choisit la mienne pour qu’elle soit sans ta­che. L’Éternel ne veut pas que je m’humilie au Ciel, car il m’a faite Reine dans l’heureux instant où, ayant quitté la Terre, j’ai été enveloppée de l’étreinte de mon Fils, ce dont j’avais la nostalgie aiguë au temps où j’étais séparée de lui et un désir qui me consumait comme une lampe qui brûle. Mais s’il le permettait, je resterais éternellement prostrée devant sa Splendeur pour humilier tout mon être devant lui, en souvenir de son décret de bienveillance qui m’a donné une âme baptisée avant toutes les âmes, non avec l’eau et le sel, mais avec le feu de son Amour.

Le fait que je l’avais allaité ne pouvait pas plus faire monter en moi des flambées d’orgueil. Il aurait bien pu venir sur Terre et être Évangélisateur et Rédempteur sans abaisser sa Divinité incarnée aux besoins naturels d’un nouveau-né. Tout comme il monta au Ciel après sa mission, il pouvait descendre du Ciel pour la commencer déjà doté d’un corps adulte et parfait, nécessaire à votre lourdeur d’ê­tres charnels. Mon Seigneur et Fils peut tout, et je n’ai été qu’un instrument pour vous rendre plus compréhensible et plus persuasive la réelle Incarnation de Dieu, Esprit très pur, dans la forme de Jésus Christ, fils de Marie de Nazareth.

Mais d’avoir observé la parole de Dieu et affiné les sens de l’âme avec une totale pureté dès l’enfance, c’était ça la grandeur; et d’avoir écouté la Parole qui était mon Fils pour en faire mon pain et me fondre toujours plus à mon Seigneur, c’était la béatitude.

‘Oh! Sainte Parole. Don fait aux bien-aimés de Dieu, robe de feu qui ceins de splendeurs, Vie qui deviens la Vie de ceux à qui tu te donnes, puisses-tu être aimée par eux de plus en plus comme moi je t’aimai dans l’ardeur et l’humilité.

Opère en mes enfants, ô Parole très sainte, puisque je les ai pris comme miens au pied de la Croix pour soulager mon tourment de Mère dont on a tué le Fils adoré, et conduis-les au Ciel par une voie de vérité resplendissantes et d’œuvres ardentes. Conduis-les-moi sur le cœur où tu as dormi tout-petit et où je t’ai posé mort, là où il y a encore des gouttes de ton Sang très saint et de mes pleurs, afin que le reste de leur humanité se dissipe à ce contact et qu’ils entrent avec toi, lumineux de ta Lumière, dans la Cité où tout est éternelle perfection et où tu règnes et régneras, mon Fils saint!’.”

Jésus dit:

“Dis au Père[1] que, parmi les raisons probantes, il y a le fait des dictées qui, par leur contenu, ne peuvent certainement pas émaner d’un cœur que des évènements spéciaux induisent à s’agiter, ce qui provoque des pensées contraires à celles que tu écris: entre autres, que le Père note celles qui ont été écrites lors de la mort de ta mère[2] et, plus récemment, celle du 6 courant. Qu’il ajoute cette raison aux autres. C’est une preuve sûre de la source non humaine de tes écrits.”

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Notes

  1. Le père Migliorini. ↩
  2. Mentionnées à la note 175, texte du 7 octobre. ↩