Los Escritos de Maria Valtorta

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65. Le 22 juillet

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65. Capítulo 65

ES Traducción en camino

1943-07-22

Jésus dit:

“Continuons dans le rapport entre le passé et le présent qui, dans l’être éternel de Dieu, est un continuel ‘présent’. Aujourd’hui, je vais te faire réfléchir à ce qui est le plus près de ton cœur.

Je ne nie pas l’amour de la patrie. Moi, l’éternel Fils de Dieu, lorsque je suis devenu homme, j’ai eu une patrie et je l’ai aimée d’un amour parfait. Cette patrie terrestre, je l’ai aimée et j’aurais voulu la savoir digne de la protection de Dieu, mais au contraire, la sachant indigne, j’ai pleuré sur elle. Je comprends donc la douleur d’un cœur loyal qui voit sa patrie, non seulement en danger, mais condamnée à des jours de souffrance en comparaison desquels la mort est un don.

Mais dis-moi, Maria. Pouvez-vous dire que je n’ai pas aimé cette terre, qui est votre patrie, où j’ai envoyé mon Pierre pour y ériger la Pierre qui ne s’écroulera pas au souffle des vents; cette terre où, en un moment de prudence humaine, je suis venu pour confirmer Pierre dans son martyre, car il fallait de ce sang à Rome pour en faire le centre du Catholicisme?

Pouvez-vous dire que je n’ai pas aimé cette terre où mes confesseurs sont tombés en javelles comme les épis d’un blé éternel, fauchés par l’Éternel moissonneur pour en faire de la nourriture pour votre esprit?

Pouvez-vous dire que je n’ai pas aimé cette terre où j’ai apporté les reliques de ma vie et de ma mort: la maison de Nazareth où je fus conçu dans une étreinte de lumineuse ardeur entre le divin Esprit et la Vierge, et le Suaire sur lequel la sueur de ma mort a imprimé la marque de ma douleur, subie pour l’humanité?

Pouvez-vous dire que je n’ai pas aimé cette terre où les plus grands saints ont fleuri, ceux qui sont semblables à moi par le don des blessures, ceux qui ont pu voir Notre Essence sans voiles, qui, avec mon aide, ont créé des œuvres qui répètent dans les siècles le miracle du pain et du poisson multipliés pour satisfaire les besoins des humains?

Pouvez-vous dire que je n’ai pas aimé cette terre à laquelle j’ai donné tant de génies, tant de victoires, tant de gloire, tant de beauté dans son ciel, sa mer, ses fleurs, ses monts, ses forêts?

Pouvez-vous dire que je n’ai pas aimé cette terre, moi qui vous ai aidés à devenir libres et unis? Dans des guerres contre des ennemis dix fois plus puissants que vous, dans de folles entreprises d’un point de vue humain, j’étais avec mes anges parmi vos troupes. C’était moi qui éclairais vos condottieres, qui protégeais vos soldats, qui éventais les trahisons, qui vous donnais victoire et paix. C’étais moi qui vous donnais la joie de la conquête, quand celle-ci n’était point l’œuvre de l’arrogance, mais pouvait être œuvre de civilisation, ou de recouvrement de vos terres d’une puissance étrangère.

Pouvez-vous dire que je ne vous ai pas accordé la paix la plus nécessaire, celle de mon Église que vos pères avaient offensée et qui a pardonné pour que l’Italie soit réellement unie et grande?

Et ne suis-je pas venu vous donner de l’eau pour les récoltes assoiffées, du soleil pour les champs mouillés, la santé dans les épidémies?

Et ne vous ai-je pas donné la voix qui parle en mon Nom, qui vous parle avant les autres, parce que l’amour de la patrie se manifeste même dans mon Vicaire, Pasteur universel, et mon Vicaire est italien depuis des siècles? Du cœur de l’Italie, la voix se répand dans le monde et vous êtes les premiers à en recevoir l’onde, même la plus légère.

À quoi tout cela a-t-il servi?

Vous avez trahi vos devoirs. Vous avez cru que tout vous était permis car vous avez stupidement pensé que Dieu était à votre service. Vous avez pensé que ma Justice donnait l’aval à vos fautes, à vos actes de violence, à votre idolâtrie. Plus Dieu était bon et indulgent et plus vous en profitiez. Vous avez systématiquement repoussé le bien et embrassé le mal en en faisant un culte.

Et alors? De quoi vous plaignez-vous?

Mais ‘l’abomination de la désolation’ n’est-elle pas aux portes du siège de Pierre? Ne pousse-t-elle pas ses vagues fétides de vice, de concupiscence, de fraude, d’idolâtrie des sens, des richesses injustes, du pouvoir volé et voleur, contre les marches mêmes de la Chaire de Pierre? Que voulez-vous de plus?

Lisez plutôt attentivement les paroles de Jean et ne demandez pas d’en savoir davantage.

On ne se moque pas de Dieu et on ne le tente pas, ô enfants. Et vous l’avez beaucoup tenté et vous le tentez sans cesse. À l’intérieur de vos âmes, de vos esprits, de vos corps, à l’intérieur de vos maisons, de vos institutions. Partout vous le tentez et le raillez.

Mes anges se voilent le visage pour ne pas voir votre commerce avec Satan et ses précurseurs. Mais moi, je le vois et je dis: assez!

Si Jérusalem fut punie pour ses crimes, la deuxième Jérusalem ne le sera-t-elle pas, elle qui, après vingt siècles de Christianisme, élève sur ses faux autels de nouveaux dieux imposés par des maîtres encore plus marqués du signe de la Bête que vous d’Italie ne l’êtes, et qui croit tromper le Christ par un hommage mensonger à sa Croix et à son Église, rendu uniquement par une hypocrisie raffinée qui cache, sous le sourire et la révérence, l’épée du tueur à gages?

Oui. Vous commettez même le crime ultime. Vous me persécutez dans mes Pontifes et mes vrais fidèles. Mais faites-le ouvertement et faites-le vite. Et j’agirai aussi vite en conséquence[1].

Il est douloureux pour moi de parler ainsi et de parler aux moins coupables. Mais les autres n’ont pas d’oreilles pour m’entendre. Ils tombent et tomberont en me maudissant. Si au moins, sous la brûlure du fouet, dans l’agonie qui saisit les cœurs et la patrie, si au moins ils pouvaient se convertir et demander pitié!

Mais ils ne le feront pas. Et il n’y aura pas de pitié, cette pleine pitié que je voudrais vous donner. Ils sont trop peu nombreux ceux qui méritent par rapport au nombre infini de ceux qui déméritent toujours plus d’heure en heure. Si les bons représentaient le dixième des mauvais, ce qui est écrit pourrait connaître un changement. Au lieu de cela, la justice suit son cours. C’est vous qui l’obligez à le suivre.

Mais s’il n’y a plus de pitié collective, il y aura une justice individuelle. Ceux qui se mortifient par amour de la patrie, de leurs frères et sœurs seront jugés avec un amour immense. Les autres avec rigueur. Quant aux plus grands coupables, il vaudrait mieux pour eux qu’ils ne fussent jamais nés. Pas une goutte de sang extorquée aux veines des humbles, pas un gémissement, pas un deuil, pas un cri de désespoir arraché à un cœur, pas une âme enlevée à Dieu ne restera sans poids dans leur jugement.

Je pardonnerai aux humbles qui peuvent désespérer à cause de l’horreur des évènements. Mais je ne pardonnerai pas à ceux qui les ont menés au désespoir pour obéir aux volontés de la Bête.”

Jésus dit:

“L’espérance vit là où vit la foi. Le désespoir qui conduit à la mort tant d’âmes aujourd’hui suppose l’absence d’une foi véritable. En effet, celui qui croit vraiment demande avec une telle insistance qu’il obtient.

Mais si vous voyez qu’une prière reste sans réponse, vous pouvez croire qu’elle est viciée dans la demande qui est faite ou dans la foi. Si elle est viciée dans la demande, moi qui le sais, je ne vous accorde pas ce qui vous donnerait le bonheur d’un instant et la douleur pour le reste de votre vie terrestre, et qui parfois pourrait aussi vous donner des peines dans l’autre à cause du mauvais usage que vous pourriez faire de mon don. Si la prière est viciée dans la foi, je ne l’entends pas et ne l’écoute pas.

Le monde n’a plus la foi et il n’a donc plus l’espérance. Le monde ne croit pas que Dieu soit un Père tout-puissant. Le monde ne croit pas que Dieu soit un Père aimant. Si le monde savait combien il est douloureux pour moi de ne pas pouvoir toujours vous aider et de ne pas pouvoir toujours vous rendre heureux!

Je voudrais que mes enfants fussent tellement à moi qu’ils n’auraient que des pensées saintes et de saintes demandes à faire au Père, qui alors les écouterait toujours, toujours, toujours. Ils ne les accorderait pas toujours, mais toujours il les écouterait, et s’il ne pouvait pas donner à un de ses enfants ce qu’il demande, il substituerait le don, non accordé pour des raisons de divine intelligence, par cent autres consolations plus grandes encore.

Tu en sais quelque chose, toi qui as atteint la Foi véritable en ton Dieu et Père. Mais si tu médites bien sur la raison fondamentale de la mort de la foi, tu verras que c’est le manque de charité.

Dieu n’est pas aimé. Ni des chrétiens de nom seulement, ni de ceux qui semblent être des chrétiens fervents. Ils semblent l’être, mais ne le sont pas. Beaucoup de pratiques religieuses, beaucoup de prières, superficielles les unes et les autres, faites et dites davantage par superstition que par religion. Beaucoup craignent que, s’ils ne disent pas un certain nombre de prières, que s’ils n’accomplissent pas tel ou tel rite, Dieu ne les punisse, ou même – laissant Dieu de côté – que leurs affaires ne marchent pas bien. Encore de l’égoïsme.

Ils n’ont pas compris ce qu’est l’amour du Père pour ses enfants et des enfants pour leur Père. Dieu existe, ils croient qu’il existe. Mais il est si lointain, si abstrait... que c’est comme s’il n’existait pas. Ils croient Dieu, non seulement lointain, mais revêche et avare. Ils croient que Dieu est un semeur de punitions.

Non. Votre Dieu est toujours près de vous. Ce n’est pas lui qui s’éloigne, c’est vous qui vous éloignez. Ce n’est pas lui qui est revêche et avare, c’est vous qui l’êtes. Ce n’est pas lui qui ferme les portes des grâces, c’est vous qui les fermez. Vous les fermez par votre manque de foi et d’amour et d’espérance en lui.

Mais venez, pauvres enfants, venez à moi qui brûle du désir de vous rendre heureux. Venez à moi qui m’afflige de ne pas pouvoir vous serrer sur ma poitrine et essuyer vos larmes. Venez à l’Unique qui vous donne le bien et la paix, et l’amour vrai et éternel.

Vivre près de moi est une joie même dans la douleur. Mourir avec moi à ses côtés, c’est passer dans la joie. Celui qui se confie à moi ne doit rien craindre sur terre et rien dans l’éternité, car à mes vrais enfants, j’ouvre un cœur de vrai Père plein de compréhension et de pardon.”

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Notes

  1. Sur une copie dactylographiée, l’auteur note au crayon dans la marge: Trois jours plus tard, Mussolini tombe et cinquante jours plus tard, le Vatican est cerné par les Allemands. ↩