1944-05-24
Jésus dit:
«Ecris. Moi, le Seigneur un et trine, je sais combien les hommes oublient facilement lois et bienfaits. C’est pourquoi j’ai remplacé une Loi et une Alliance, écrites et conservées sur des objets morts, la pierre et le bois – même recouvert d’or, cela reste toujours du bois – par une Loi et une Alliance écrites sur une Chair et un Sang divins et conservés, toujours aussi vivants que quand ils ont servi pour l’Alliance avec le ciel, dans un tabernacle. Malgré sa petitesse, ce dernier a l’immensité du ciel, car il le contient tout entier et, comme il est innombrable puisqu’il fleurit sur toute la terre, il témoigne de l’omniprésence de Dieu.
Mais tant de bonté prévoyante n’a pas suffi à transformer “ceux qui sont tout sauf mes enfants” en enfants fidèles. De plus en plus, vous êtes devenus la race dépravée et perverse dont Moïse parle.
Aujourd’hui, personne ne lit et ne médite ce cantique à moins d’y être obligé par ses études ou par sa mission sacerdotale. Vous avez tort. Vous devriez le lire et le méditer, et vous dire en vous frappant la poitrine: “C’est nous, ce peuple insensé, ce peuple sans reconnaissance qui, après avoir reçu les bienfaits de Dieu, a regimbé comme une mule opiniâtre et a abandonné son Seigneur, ce peuple qui s’est permis – et continue sur cette voie – de provoquer son Dieu en remplaçant son culte par des cultes idolâtres et sacrilèges et en adorant Satan sous ses diverses manifestations. C’est pourquoi l’Eternel nous a châtiés. Et il ne cessera de nous châtier tant que le nombre des bons ne sera pas au moins égal à celui des mauvais.”
Créatures rebelles, vous ne devez pas non plus aller jusqu’à penser: “Eh bien, je vais attendre que les autres deviennent bons et prêcher qu’ils devraient le devenir.” Non. Que chacun, sans se préoccuper du voisin, cherche par lui-même à devenir bon, comme Dieu le veut. Ensuite, quand il le sera devenu, qu’il parle au nom de Dieu pour en exhorter d’autres à le devenir. Mais qu’il commence par se purifier lui-même dans la souffrance et l’amour.
Que chacun fasse de lui-même une hostie pour Dieu. La terre, cet autel contaminé, a besoin d’être sanctifiée à nouveau avant de pouvoir redevenir un autel cher au Seigneur.
Que la souffrance soit holocauste pour le péché, et l’amour holocauste pour le sacrifice de la paix. Mais que l’amour commence par naître en vous. Sans lui, vous ne pourriez me posséder, moi, qui suis l’Amour l’éternel, celui qui suscite toute action ou pensée surnaturelles. L’amour vous poussera à la contrition, la contrition vous rendra à Dieu; alors, de nouveau unis à lui, vous pourrez vous offrir vous-mêmes de toute votre âme, de tout votre esprit, de tout votre cœur et de toutes vos forces, comme le dit la Loi, à celui qui doit être aimé plus que tout et sans limite.
Je suis l’Amour qui parle. Je suis l’Amour qui bénit. C’est moi qui te bénis.»
Et moi, je te bénis, ô Amour, car tu déverses sur moi ta lumière qui est Lumière de la Lumière, la lumière la plus réjouissante et béatifique; tu apaises toute ma souffrance, qui est grande, en une joie qu’aucun mot humain ne saurait décrire.