Los Escritos de Maria Valtorta

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164. Le 14 août

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164. Capítulo 164

ES Traducción en camino

1944-08-14

Bien que je sois exténuée – car, ces sept derniers jours, mon Seigneur a utilisé mes forces avec… exubérance, à telle enseigne qu’il ne m’en reste plus – j’éprouve le besoin d’ajouter, à la fin de ce carnet, une note qui vous sera peut-être utile. Je la place ici délibérément car, maintenant que Paola a lu la dernière vision, ce cahier ne sera plus lu par personne d’autre que vous.

Je vous ai parlé et écrit, sur le feuillet que je vous ai remis le 11 juillet,[1] de ce qu’il m’arrive de voir les personnes, non pas selon leur aspect extérieur, mais pour ce qu’elles sont réellement à l’intérieur. Ce phénomène me fait énormément souffrir, car il m’enlève mes illusions et me fait éprouver une répugnance que je dois dominer par une surabondance de charité. Il est si triste de dire: “Pour celui-ci, tout est inutile. C’est une gangrène incurable” et de devoir l’avoir à côté de soi, de sentir la puanteur de son maître, Satan, qui le saisit et ne le lâche pas…

Devant ma confidence du 11 juillet, vous aurez peut-être pensé – comme moi, d’ailleurs – que le fait de voir une personne avec le visage du démon, laid jusqu’à en être repoussant, provient aussi de mon état d’âme particulier, irrité contre lui. J’ai voulu le croire, moi aussi. J’aurais préféré penser que c’était moi qui manquais de charité plutôt qu’il ne soit, lui, tel que je le vois.

Voici maintenant trente-quatre jours que je vous obéis, mon Père, et, comme je l’ai écrit au bas de la vision et dictée du 9 août, non seulement je n’ai pas un mot de reproche, mais pas même une pensée. Je m’efforce de ne jamais penser à ce qui s’est passé ni à la manière dont mes hôtes se sont comportés à mon égard, bien que leurs manques de tact et d’affection ne fassent pas défaut encore maintenant. Je mets Paola à part.

Or ce phénomène persiste, tel quel. Je ne vois presque jamais mon cousin, et si je le vois, ce ne sont que quelques minutes dans la journée. Mais sous son visage de chair l’autre m’apparaît toujours… et je fais tout mon possible pour ne pas montrer de la peur ou du mépris.

En outre, je vais vous dire que Paola et moi avons eu beau mentionner la beauté des dictées depuis un mois, l’Heure de Gethsé­mani dictée le 6 juillet et tout le reste, il n’a plus demandé à les lire. Voici deux mois maintenant (du 18 juin au 14 août) qu’il s’en désintéresse complètement. Au début, lorsque nous sommes arrivés ici,[2] c’était quelque chose de fastidieux, d’irrégulier. Puis ce fut l’abandon total. Non que je prétende qu’on les lise… mais cela me fait mal que même la beauté littéraire des dictées ne le séduise plus. J’espérais que, grâce à la beauté, quelque chose passerait, et que la beauté servirait à faire pénétrer ce qui est saint. Mais au contraire…

Voilà pour lui. C’est une sensation très vive, très nette, la plus nette et la plus difficile à dépasser. En ce qui concerne les autres, qu’ils soient de la maison ou non, cela persiste. Mais, heureusement, personne ne se trouve dans un état aussi pitoyable, si bien que mon âme souffre moins de sa connaissance. Cette souffrance est double: il y a d’un côté celle de l’affection humaine, car je l’aime en tant que cousin; de l’autre, celle de l’affection surnaturelle car, comme chrétienne, je voudrais son bien.

Cette connaissance douloureuse m’aide néanmoins à expliquer tous ses actes qui, au début et étant donné le changement advenu en quelques jours, me rendaient perplexe et que je n’arrivais pas à comprendre. Ma répulsion n’est pas celle de Maria Valtorta, mais celle de la “petite voix de Jésus”. L’odeur du Maître – qui me pénètre et suinte de moi, car j’en suis littéralement saturée, à telle enseigne que je peux prétendre ne vivre que dans le cadre de son enseignement – est insupportable à qui est ennemi du Maître, à qui est dans l’erreur.

Malheureuse créature! Et combien y en aura-t-il comme lui! S’il est ainsi après une année de contact permanent et de lecture des dictées – d’avril 43 à avril 44, ensuite irrégulièrement – qu’en sera-t-il quand il sera retourné dans les spirales du satanisme, qui est largement pratiqué dans son cercle? Voilà des pensées qui font souffrir, savez-vous?

Quant à Paola, non. Ce sont des pensées de joie, car je vois que la graine est tombée en elle, y a plongé de profondes racines, et a produit de solides vertus.

C’est fait. Et en avant! Jésus a dit qu’on ne doit pas prétendre sauver tous les gens.[3] Je ne le prétends pas et j’avance.

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Notes

  1. A l’occasion de la visite que le Père Migliorini lui a rendue. ↩
  2. A S. Andrea di Còmpito. Voir la note 139. ↩
  3. Le 13 juillet. ↩