Los Escritos de Maria Valtorta

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18. Le 19 janvier

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18. Capítulo 18

ES Traducción en camino

1944-01-19

Jésus dit:

«Ma pauvre fille, toi qui es si dégoûtée par ce qui t’entoure, chez toi comme dans ta patrie, écoute-moi. Je suis resté tout proche de toi, hier, comme un réconfort qui ne fait jamais défaut à ceux qui souffrent sans se séparer de moi.

Si tous savaient – au lieu de se contenter de râler à cause de toutes les difficultés, les peines et les malheurs de la vie –, si tous savaient venir à moi quand le prochain les offense, les tourmente, leur fait du tort, quand il calomnie, déçoit, avilit, quand il blesse comme une épée par son indifférence, son manque de charité, son incompréhension, comme ce serait mieux! Ils souffriraient moins et en retireraient des bénédictions divines. Au contraire, les invectives contre tout et tous, moi compris, ne cessent de fleurir sur ces lèvres humaines qui se sentent trop fatiguées pour prier, mais pas pour insulter.

or comment puis-je venir à ceux en qui la haine fermente? Car l’insulte n’est-elle donc pas de la haine qui fermente? Contre moi, contre le prochain, contre la volonté de Dieu, contre vous-mêmes. sachez que, même si elle est tournée contre vous-mêmes, je la réprouve parce que j’abhorre les cœurs et les bouches qui haïssent, que cela s’adresse à moi, leur Dieu, ou à leurs frères, créatures de Dieu, ou encore à eux-mêmes, œuvres de Dieu.

Pour moi, haïr c’est ne pas aimer, et pour ce faire il n’est pas nécessaire de tuer, il suffit de manquer à ce sens de compassion patiente que les animaux domestiques eux-mêmes ressentent pour leur maître qui souffre. Par conséquent, celui qui hait un malheureux en lui faisant sentir durement sa condition et en aggravant les plaies que j’ai soignées par mon amour afin qu’il souffre moins, celui-là m’offense; car j’ai dit: “Bienheureux les miséricordieux! Qui- conque donnera à boire, ne serait-ce qu’un verre d’eau, ne perdra pas sa récompense.” or une bonne parole procure une bien plus grande récompense qu’un verre d’eau.

Quand enfin, par esprit de moquerie, on critique l’un de mes serviteurs et on le trouble au point de le rendre physiquement incapable de retranscrire ma parole, alors l’on offense doublement ma per­sonne. Car moi seul puis retirer à l’un de mes serviteurs la faculté de recevoir, si ce dernier vient à manquer à la forme de vie que j’exige de lui. D’autre part, si quelqu’un, avec une habileté hu­maine, me le blesse en faisant de lui un pauvre invalide incapable de se mouvoir et sur qui je dois me pencher, tel un bon Samaritain divin, pour en soigner les plaies et en restaurer les forces par mon amour plein de pitié, il s’arroge un droit qu’il n’a pas et frustre Dieu d’un de ses droits et d’un de ses instruments.

En vérité, je te dis que, bien que je connaisse ce cœur, j’ai dicté pour lui des paroles importantes pour le stimuler, pour le con­­- train­dre au bien; c’est pour toi que je l’ai fait, et aussi pour elle, afin que le souvenir de sa mère – une vraie chrétienne – l’incite à en imiter les vertus. Mais il arrive qu’un pommier très doux produise des fruits sauvages, et que ceux-ci le restent parce qu’ils n’accueillent pas la parole de Dieu avec foi. C’est moi qui greffe le bien en vous. Mais celui qui ne m’accueille pas demeure acide et sauvage comme le fruit d’un arbre sauvage.

En vérité, ce n’est pas de cette manière que l’on exerce “l’amour du prochain”. marthe, celle dont parle l’Evangile, était autrefois bien meilleure. Elle s’affairait à trop de choses, mais elle ne se moquait pas de l’amour de sa sœur: au contraire, elle se réjouissait que celle-ci soit prise par cet amour, et cela ne la dérangeait pas au point de mettre entre elle et moi ce voile amer d’incompréhension fraternelle qui trouble toujours.

J’ai dit à la femme de Samarie: “Quiconque boit de cette eau-ci aura encore soif; mais celui qui boira de l’eau que je lui donnerai n’aura plus jamais soif; au contraire, l’eau que je lui donnerai deviendra en lui une source jaillissant en vie éternelle.”

Mais si celui à qui je viens apporter, sous les espèces eucharistiques, la source divine qui possède toutes les vertus et les grâces à même de changer un homme en saint reste du marbre qui ne s’imbibe pas, et si – à cause de son manque de foi et de charité véritables – il reste un bassin de marbre impénétrable sinon même un bassin perforé par ce manque de foi pure et de charité, comment puis-je devenir en lui source d’eau vive jaillissant en vie éternelle? En vérité, je m’enfuirai de chez lui aussitôt après y être venu, car je n’aime ni les incrédules ni ceux qui manquent de charité, et je le laisserai chaque fois vide et aride comme auparavant.

Tel est le destin de ceux qui attendent que Dieu fasse tout le miracle sans faire le moindre effort pour s’améliorer.

Comme Satan œuvre autour de ces cœurs! S’ils pouvaient se voir, ils trembleraient. Tels des oiseaux insouciants, ils n’écoutent pas l’avertissement paternel qui les prévient du danger et les ap­pelle; ils ne voient pas, ils ne veulent pas voir que l’oiseleur maléfique, le filet en main, se tient prêt à les capturer et à les rendre malheureux. Ils finissent ainsi à en être la proie et un instrument d’affliction pour mes bien-aimés.

le monde est rempli de ces insouciants. Ce sont les moins faciles à convertir car l’orgueil les tient déjà, et il n’y a pas d’amour en eux pour les amender. Ils me font pitié. Toi aussi, aie pitié d’eux et prie. Si ta prière, comme ma grâce, ne sert à rien, elle reviendra à toi comme ma grâce revient à moi, et tu en auras le mérite comme si elle avait obtenu la conversion de ce cœur.

Dépasse ta répugnance humaine, Maria. Tu as des joies qui la compensent au centuple.»

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