Los Escritos de Maria Valtorta

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222. Le 18 décembre

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222. Capítulo 222

ES Traducción en camino

1944-12-18

Jésus dit:

«Vous donc, docteurs qui n’avez pas mesuré avec justesse l’atroce épreuve de ma Maria, vous à qui sa torture a paru légère et indigne d’être qualifiée “d’enfer”, vous qui vous êtes scandalisés de l’entendre être traitée de “malédiction”, que pensez-vous de ce jeûne de ma parole? Avez-vous compris pourquoi elle vous a été accordée? Voulez-vous continuer à la mériter? Parlez donc! Et faites-le en pensant que nul n’en a été aussi touchée qu’elle, ma petite voix.

Vous ressemblez à ces pierres, éloignées du bassin rustique de sources alpestres, qui sont aspergées et brillent sous les éclaboussures de la source qui jaillit du flanc de la montagne; elle, en revanche, est le bassin qui recueille toutes ces eaux, elle en résonne, elle en est remplie, elle existe dans ce seul but et, si elle en est privée, elle n’est plus qu’une chose désolée, sans raison d’être.

Elle a pourtant connu son heure de torture par la privation de la parole, pour les buts que je me propose et pour sa formation. Ceci dit afin que vous sachiez que les âmes qui se donnent à moi sont comme du fer que le feu rend souple; elles doivent se laisser travailler, plier, affiner dans tous les sens du terme, selon ma volonté: devenir dociles quand il s’agit de recevoir pour donner, ou de rester sans leur trésor, c’est-à-dire moi; quand il s’agit de recevoir pour elles seules, ou de recevoir sans pouvoir garder pour elles ne serait-ce que l’écho d’un mot, la douceur que laisse ma parole, semblable à ce goût sucré qui reste sur la langue après avoir sucé un rayon de miel; dociles encore pour reprendre leur mission. Elles doivent être toujours dociles, ces chères âmes bien-aimées que mon amour torture pour les rendre sans cesse plus siennes, et qu’il torture pour vous: pour que vous, vous m’apparteniez un peu plus.

Qu’avez-vous pensé de mon silence? Ne vous y êtes-vous pas montrés récalcitrants, vous ne êtes-vous pas cabrés comme des chevaux capricieux, n’avez-vous pas trouvé rude ce mors serré qui réfrène votre désir d’obtenir davantage? N’avez-vous pas manqué de charité et de justice en attribuant à ce silence une signification qu’il n’a pas: une punition du porte-parole pour quelque péché supposé (par vous)? N’avez-vous pas manqué d’humilité et de justice en ne reconnaissant pas que vous vous l’êtes attiré pour diverses raisons, et qu’il est juste que vous l’ayez subi pour comprendre le tourment donné à ce cœur? Ce tourment vous sera donné encore à vous aussi si vous le méritez, en d’autres termes si vous n’employez pas mon don comme il faut, si vous voulez en faire une étude humaine, si vous montrez peu de respect pour le mystère, si vous désobéissez à mes désirs.

Mais je reprends maintenant mon évangélisation, après quarante jours de silence, parce que je ne veux pas la faire languir davan­tage, même si je l’ai comblée d’une joie personnelle – mais cela ne lui suffit pas, car elle a compris ce qu’est l’Amour, or l’amour veut donner, c’est-à-dire qu’elle veut être pleine de joie pour tous, et non pour elle seule –. Que cela discrédite jusqu’à la moindre idée latente dans quelque cerveau que ce silence ait pu provenir d’un manque d’inspiration.

Que vous soyez présents, vous autres mortels, absents, éloignés ou proches, vous n’êtes rien pour elle. Moi seul, je suis. Moi seul. Quand bien même elle serait seule au monde à subsister de la race d’Adam, elle serait mon porte-parole si je le voulais, pour les livres éternels. L’homme est une larve sans pouvoir ni voix dans ce ministère. Dieu seul est. Il est l’Auteur et la Volonté de cet événement.

Si seulement vous étiez en mesure de comprendre et de croire! méditez et devenez meilleurs. Allez! Et soyez-moi reconnaissants d’avoir fait preuve de miséricorde à votre égard et de reprendre la divulgation de mon don.»

Une voix toute légère, douce, gaie. Le seul fait de l’entendre comble d’allégresse. C’est la voix de l’Esprit Saint, la plus immatérielle, la plus joyeuse. Lumière et délices, paix et joie pénètrent avec elle au fond du cœur et envahissent tout l’être. Oh, le paisible baiser de cette Voix de l’Amour!

A son appel, je réponds: «Me voici» et je l’interroge: «Pourquoi as-tu si longtemps gardé le silence? Pourquoi parles-tu si rarement?»

Il me dit alors: «Non, je ne garde pas le silence, je ne parle pas rarement. Je te parle sans cesse, je ne me tais point. Je parle pour tous. Je te parle à toi seule. Je parle par les lèvres du Verbe et j’utilise la langue de Marie, ma très sainte Epouse, pour te transmettre mes leçons. Je parle par le biais des visions et par les harmonies que je t’envoie du ciel. Je parle par les consolations et les baisers de paix par lesquels je t’élève le cœur à des hauteurs qui ne sont pas humaines. Je parle en recouvrant les aspects et les voix du monde en étant amour pour toi. Il n’est pas un instant où je ne m’occupe pas de toi. Tu crois que les Autres viennent. Non. C’est moi qui te conduis aux Autres, moi qui suis l’Amour. Par mes sept dons je te fortifie et je te purifie, je te rends pieuse et capable de voir, humble et savante d’une science non humaine, je te guide et te conseille, j’ouvre ton intelligence et j’y instille la Sagesse, autrement dit la reine dont le ciel est le royaume.

Viens, entre, plonge-toi dans l’Amour. Tu dois être ardente pour être en mesure de recevoir. Tu dois être pure pour laisser la Lumière transparaître. Un séraphin a purifié les lèvres du prophète. Mais c’est l’Amour lui-même qui accomplit la purification des âmes porte-parole.

Je te bénis pour te rendre capable d’être toujours plus “forte”, forte contre tous les pièges que le Tentateur avance pour nuire aux instruments de Dieu et les profaner en les souillant.

Sois pure et enflammée comme une étoile. Va en paix.»

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