Los Escritos de Maria Valtorta

Esta obra aún no está traducida a este idioma. Mientras tanto se muestra el texto francés.

26. Le 31 janvier

FR

26. Capítulo 26

ES Traducción en camino

1944-01-31

Ezéchiel 10 et 11.[1]

Jésus dit:

«Le signe du Tau est une croix sans tête, comme il est juste que soit celle qui marque les sujets, qui ne peuvent porter de baldaquin au-dessus de leur trône, avec le nom du roi. Ils sont enfants de Dieu, mais non “premiers-nés du Père”. Seul le Premier-né siège sur son trône royal. Seul le Christ, dont la croix fut le trône terrestre, porte tout en haut, sur la poutre qui s’élève au-dessus de la tête, cette glorieuse inscription: “Jésus Christ, le roi des juifs.” Les chrétiens portent le signe du Christ humblement tronqué au sommet, comme il convient à des enfants qui, bien que de race royale, ne sont pas les premiers-nés du Père.

En quoi consiste le signe du Tau? Où est-il apposé? Oh! Laissez de côté la matérialité des formes quand vous vous plongez dans la connaissance de mon royaume, qui est tout spirituel!

Ce n’est pas un signe matériel qui vous exemptera du verdict imposé par les anges. Celui-ci sera écrit, en caractères invisibles à l’œil humain mais bien visibles pour mes ministres angéliques, sur vos âmes: ce sera par vos œuvres – autrement dit vous-mêmes –, que, vo­tre vie durant, vous aurez gravé ce signe qui vous rend dignes d’être sauvés pour la Vie. Age, position sociale, tout cela comptera pour rien aux yeux de mes anges. L’unique valeur, c’est ce signe. Il mettra sur un pied d’égalité rois et mendiants, hommes et femmes, prêtres et guerriers. Tous le porteront de la même façon pour autant qu’ils aient, selon leur forme de vie respective, également servi Dieu et obéi à la Loi. La récompense sera la même pour tous ceux qui se présentent à moi avec ce signe resplendissant dans leur âme: la vision et la jouissance éternelles de Dieu.

Le simple fait d’être foncièrement convaincus de la nécessité, du devoir de rendre à Dieu toute gloire et toute obéissance grave dans votre âme ce signe saint qui vous rend miens et vous communique une douce ressemblance avec moi, le Sauveur, de sorte que, comme moi, vous vous affligez des péchés des hommes, de l’offense qu’ils font au Seigneur et de la mort spirituelle qu’ils portent à leurs frères. La charité s’enflamme et, là où est la charité, là est aussi le salut.

Ezéchiel dit avoir entendu le Seigneur ordonner à l’homme vêtu de lin de prendre les charbons ardents qui se trouvaient au milieu des chérubins et de les jeter sur la cité pour punir les coupables, à commencer par ceux du sanctuaire. Car l’œil du Seigneur était las de voir les œuvres de l’homme, qui croit pouvoir faire le mal impunément parce que Dieu le laisse faire, et s’imagine que Dieu ne voit pas plus loin que son aspect extérieur hypocrite.

Non. Par sa puissance infinie, Dieu lit au plus profond de vos cœurs à vous, qui êtes ministres du sanctuaire, puissants de la terre, époux qui péchez, enfants qui contrevenez au quatrième commandement, professionnels qui mentez, vendeurs qui volez, et vous tous qui désobéissez à mes dix commandements. Tout voile est inutile. Comme vos rayons X dont vous êtes si fiers, et même encore bien plus, l’œil de Dieu vous fouille, vous pénètre, vous transperce, lit en vous, vous examine tels que vous êtes réellement. Souvenez-vous-en.

Le feu pris au milieu des chérubins pour punir n’est pas un acte symbolique.

A quoi manquez-vous, quand vous péchez? A l’amour. Je vous l’ai déjà expliqué lorsque je vous ai parlé du purgatoire et de l’en­fer[2], ces deux vérités que vous prenez pour des fables. Amour envers Dieu – ce sont les trois premiers commandements. Amour envers le prochain – ce sont les sept autres –.

Vous m’entendrez revenir sur ce sujet à bien des reprises. Il vaudrait mieux que ce ne soit pas si nécessaire! Je voudrais pouvoir dire que vous vous améliorez. Mais vous ne vous améliorez pas. Au contraire, vous vous précipitez vers l’anti-amour à la vitesse d’un météore.

Vos actions, ou plutôt vos mauvaises actions contre l’amour pul­lulent en toujours plus grand nombre, comme des champignons qui poussent sur un terrain en décomposition. J’observe cette germination toujours plus étendue et plus forte, j’observe la façon dont les mauvaises actions prospèrent sur celles qui existent déjà, comme si, sur une couche de pourriture, il en surgissait une autre toujours plus toxique, et ainsi de suite. C’est l’atmosphère de péché et de délit dans laquelle vous vivez, c’est le terrain de péché et de délit sur lequel vous vous tenez, c’est la couche de péché et de délit dont vous êtes issus, c’est tout cela qui alimente par sa corruption chaque nouvelle couche, chaque nouveau terrain, chaque nouvelle atmosphère, qui sont toujours plus corrompus et sanguinaires. C’est un mouvement perpétuel, un chaos de mal sans cesse récurrent, semblable à celui de certains microbes pathogènes qui continuent à se reproduire sans relâche et avec toujours plus de virulence dans le sang contaminé.

Or il est juste que vous soyez punis de vos fautes contre la charité par le feu de la charité que vous avez repoussée. C’était l’amour, mais maintenant il est punition. Il ne faut pas mépriser le don de Dieu. Vous l’avez méprisé. Le don se change en châtiment. Dieu vous retire l’amour et vous abandonne à votre anti-charité. Dieu vous jette, comme des flèches, la charité que vous avez méprisée et vous punit. Et cela pour vous appeler encore, si ce n’est un grand nombre d’entre vous, du moins ceux qui sont susceptibles de repentir et de méditation.

Les chérubins, autrement dit le symbole de la charité surnatu­relle, gardent au milieu d’eux les braises de la charité. Cette action, qui semble uniquement symbolique, cache une vérité bien réelle.

Quand vous serez convoqués au grand Jugement, ceux qui auront vécu avec charité ne seront pas brûlés par le feu de la punition. Déjà ardents par eux-mêmes, grâce au saint amour qui les habitait, ils n’auront pas connu la morsure des brûlantes punitions divines, mais uniquement le baiser divin, qui les rendra encore plus beaux. En revanche, ceux qui auront été charnels, et seulement cela, porteront sur leur chair les cicatrices des foudres divines, car la chair, et elle seule, peut être marquée par de telles cicatrices, mais non l’esprit qui est feu vivant dans le Feu du Seigneur.

Lors de ce Jugement, de chaque côté du Juge que je suis, se trouveront mes quatre évangélistes. Ils se sont consumés pour porter la loi de l’amour dans les cœurs, et ils ont poursuivi leur œuvre après leur mort grâce à leurs évangiles, d’où le monde tient la vie, puisque connaître le Christ est avoir la Vie en soi. Il est donc juste que Jean, Luc, Matthieu et Marc soient avec moi quand vous serez jugés pour avoir vécu ou non l’Evangile. Je ne suis pas un Dieu jaloux et avare. Je vous appelle à partager ma gloire. Ne devrais-je donc pas accorder cette participation à la gloire du Jugement à ces fidèles serviteurs qui vous ont fait connaître ma Parole et y ont souscrit par leur sang et leurs souffrances?

Ce n’est pas au cours de votre vie que je vous jugerai, mais pour la vie que vous aurez menée, et ce à sa “frontière”, c’est-à-dire au moment où la vie cessera pour se transformer en éternité. Je vous jugerai tous, du premier jusqu’au dernier, définitivement, pour ce que vous aurez fait ou non de bien. Et, tu l’as vu[3], vous serez tous égaux au moment de la résurrection, de pauvres ossements disloqués, une pauvre fumée qui se condense en chair, toutes choses dont vous êtes si fiers aujourd’hui, comme si ces ossements et cette chair étaient tels qu’ils en seraient supérieurs à Dieu.

En tant que matière, vous n’êtes rien, absolument rien. Seul mon esprit infusé en vous fait de vous quelque chose, et c’est seulement en conservant en vous cet esprit – devenu âme – que vous méritez d’être revêtus de cette lumière impérissable qui couvrira votre chair, rendue incorruptible pour l’éternité.

Je vous jugerai, mais déjà parmi vous, en vous, vous vous jugerez, même avant mon apparition, parce qu’alors vous vous verrez. Une fois morte la Terre dont vous êtes si avides, et avec elle toutes les saveurs de la Terre, vous sortirez de l’ébriété dont vous vous rassasiez, et vous verrez.

Oh! Quelle vision terrifiante pour celui qui aura uniquement vécu de la Terre et de ses mensonges! Oh! Quelle vision joyeuse pour celui qui, au-delà des voix de la Terre, aura “voulu” écouter celles du ciel et y sera demeuré fidèle!

Une fois les premiers morts et les seconds vivants, ils seront obscurité ou lumière, selon leur forme de vie, laquelle aura été menée soit avec la Loi soit contre elle s’ils y ont substitué la loi humaine ou démoniaque; ils partiront alors vers l’étreinte terrifiante de l’Obscurité éternelle, ou vers celle, béatifique, de la Lumière trinitaire, qui brûle dans l’attente de vous fondre en elle pour toute l’éternité, ô mes saints, ô vous qui m’aimez.»

No se encontraron secciones para este capítulo.


Notes

  1. Plus particulièrement d’Ez 9, 1 à 11, 21. ↩
  2. Voir la dictée du 15 janvier. ↩
  3. Dans la vision du 29 janvier. ↩