Los Escritos de Maria Valtorta

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85. Le 2 mai

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85. Capítulo 85

ES Traducción en camino

1944-05-02

[Saint François] le Séraphique m’avait un peu calmée. Arrive la lettre du P. Migliorini qui, pour avoir voulu exiger l’impossible d’un être humain, repousse ce dernier en pleine tempête.

Je m’aperçois que les théories sont l’écran qui se dresse et cache la réalité, l’union et l’assonance de deux esprits. Ceux qui, par bonté de Dieu qui leur a donné un organisme privé d’énergie nerveuse, d’impulsions, etc., et se sont donc installés aisément dans la niche du “c’est comme ça et ce doit être comme ça”, ne peuvent absolument pas comprendre ceux qui ont de tout autres ressorts à leur instrument et vibrent au moindre contact. Un coup rude les fait vibrer au point de se briser. Ce qui suffit à l’un est inutile pour l’autre. Pire, cela provoque chez ce dernier une plus grande souffrance, un danger, de l’excitation, la rébellion.

Mon Père, il ne faut pas s’accrocher à la théorie comme à une bouée. Il faut s’en affranchir et se plonger dans la même mer que celle où la barque d’une âme, prise dans les remous d’une rigueur qui la brise, est secouée et démâtée. Il faut comprendre ce que signifie, pour cette âme, la douloureuse désillusion qui succède à son amour confiant, lui qui se sentait tellement sûr de la faveur de Dieu envers une requête que personne ne peut trouver illicite.

Croire par pur acte de foi suffit à être sauvé. Et j’espère pouvoir continuer à croire. Mais croire par conviction d’amour est un aimant qui attire au sommet du ciel. Or comment le conserver, quand notre amour est littéralement mis en pièces, continuellement mis en pièces au fur et à mesure que nous en recollons les morceaux – car c’est notre vie et nous savons que nous mourrons sans cela –, par une inexorabilité qui unit l’abandon le plus absolu au manque de grâce permis [par Dieu]?

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