Los Escritos de Maria Valtorta

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136. Le 8 décembre 1946

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136. Capítulo 136

ES Traducción en camino

1946-12-08

La procession est passée. J’ai voulu la voir. Je suis exténuée par l’effort que j’ai fait de me lever pour regarder… Cela m’a remis tant de choses en mémoire que j’en étais tout émue. J’ai déposé des baisers ainsi que mon âme aux pieds de Marie… J’aurais bien voulu être à la place de Bernadette, pour toujours… mais au ciel, pas ici-bas.

Toutefois, Vierge sainte, si je t’ai rendu hommage en tant que fidèle – et tu le sais –, tu sais aussi que j’ai dû me rappeler autre chose que ta seule image et voir ta représentation par l’intermédiaire de mon âme, car ceux qui t’ont vue comme je t’ai vue trouvent la plus belle des reproductions si froide, si matérielle, si laide qu’ils ne peuvent la regarder sans souffrir. C’est là notre châtiment de voyants. La réalité spirituelle est trop différente de la réalité matérielle, et cela nous laisse une impression de froid, presque de… malaise. Oh, toi, toi! Toi, comme nous te voyons, comme tu es! Quel artiste peut te sculpter ou te peindre sans te défigurer, de telle sorte que nous ne pouvons te voir sans en ressentir de la peine, la peine de celui qui voit enlaidi ce qui est d’une indescriptible beauté?

Comme tu nous aimes, mon Dieu! Ce seul don de vous voir tels que vous êtes nous récompense de toutes les autres souffrances… Mais je me dis en même temps qu’il m’a été plus doux de constater l’hommage du peuple, et surtout d’entendre ce matin, à mon douloureux réveil, ta salutation maternelle que de voir ton effigie si différente de ce que tu es.

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