Los Escritos de Maria Valtorta

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192. Le 31 octobre 1947

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192. Capítulo 192

ES Traducción en camino

1947-10-31

Jésus dit:

«Ecris. C’est ma réponse à cette lettre audacieuse et injuste, et aussi à cette lettre dans laquelle il se trouve quelque chose qui me cause la plus grande des indignations – mais que je ne te dis pas, à toi qui es une créature –.

J’ai déclaré à une époque: “Satan a demandé à vous passer au crible.” Ce qui fut alors dit et permis pour les disciples de l’époque fut dit et permis pour vous, aujourd’hui.

Or j’ai interdit à Satan de s’en prendre directement au petit Jean, qu’il hait sans mesure, je lui ai interdit de tourmenter le petit Jean comme il tourmente Dora della Pieve, en qui s’agitent sept fois sept démons qui la torturent si férocement que ce que tu as vu, Romualdo, n’était que caresse d’enfant à côté des sévices infernaux qu’elle endure actuellement. Satan vous a donc pris vous, certains d’entre vous, en trop grand nombre, pour mettre au supplice Maria, mon petit Jean, et en même temps vous passer au crible. Lui et moi vous passons au crible. Et vous avez détruit mon instrument docile par l’intermédiaire de qui tant de lumière, tant de paroles auraient continué à vous arriver.

Toi, Romualdo, tu n’as été pour mon instrument ni un père ni un directeur spirituel, mais un parâtre et un tentateur, à tel point que je l’ai confiée à un autre Père157 qui, lui, sait être vraiment un père et un directeur. Car si je la console directement, je veux néanmoins que les consolations reçues par Maria soient examinées et reconnues pour vraies, divines, par un prêtre en qui habite l’Esprit Saint avec toute la plénitude de ses dons. Ce prêtre juge, connaît, conseille. Il juge Maria, la connaît, la con­seille. Mais il vous juge vous aussi, il te juge plus que tout autre, Romualdo. Il te connaît, il vous connaît tous. Et il témoignera un jour pour que les choses soient connues en toute sincérité et justice.

D’un coin perdu d’Italie, j’aie pris un saint prêtre inconnu, inconnu de Maria, inconnu de vous, qui vous ignorait et ignorait le porte-parole ainsi que l’Œuvre, pour le conduire auprès de Maria en lui disant, à elle: “Voici ton père”, et à lui: “Voici ta fille”. Cela ne te dit-il rien, Romualdo? Ton cœur ne se repent-il pas en reconnaissant humblement tes torts?

Toi, un père pour Maria? Non. Tu l’étais. Puis, très vite, Satan a circonvenu ta paternité et l’a altérée. De spirituelle qu’elle était, il l’a changée en matérielle: tu n’es plus devenu bon que pour les choses de la terre. Ensuite, au fur et à mesure que Satan resserrait ses liens autour de toi, tu as même cessé d’être paternel en ce qui concernait la chair de cette personne, et tu es seulement devenu rigoureux, dur, mordant.

Directeur spirituel, toi? Non. J’ai dû redresser la barre et la voile de cette pauvre âme, car ta conduite était un aquilon qui la déroutait et la portait à se heurter aux écueils de certaines connaissances, de certaines déceptions que je voulais lui épargner pour ne pas scandaliser cet enfant qu’est mon petit Jean, qui croyait fermement que tout prêtre était un autre Christ.

Un autre Christ! En vérité, si j’avais été comme cela, je n’aurais certainement pas attiré à moi le doux André ni Jean, l’aimant! En vérité, si j’avais été comme toi, je n’aurais pas attiré à moi les enfants, les pécheurs ou les païens. Ne t’est-il pas cuisant comme une brûlure de penser: “J’ai détruit l’œuvre de mon Seigneur, qui avait ramené les Belfanti à l’Eglise, au sacerdoce? Pierre, lui, a du moins pleuré sur le scandale qu’il avait causé la nuit de ma capture, jusqu’à en avoir les joues creusées. Mais toi!

En vérité, tu as éloigné les âmes de moi, ces âmes que je m’étais conquises à l’aide du petit Jean! En vérité, tu as conduit le petit Jean à me résister et à ne plus reconnaître ma voix, à redouter que ce ne soit Satan qui lui ordonne de vous donner ce que quinze mois durant j’avais exigé quotidiennement qu’on ne vous donne plus. Ce n’est pas pour toi que j’ai permis que cela te soit donné, mais pour la paix du petit jean, qui meurt. Et il meurt avant l’heure parce que vous l’avez épuisé.

En toi s’incarnent Bildad, çophar et Eliphaz. Or je ne les apprécie guère. Je préfère mon petit Job et, comme je l’aime, je lui dis: “Mon serviteur Job, mon petit Jean, ma Maria, prie pour lui, prie pour eux, offre et souffre afin que ne leur soient pas imputées leur conduite à ton égard et leur manière de parler de moi et à leur prochain sans cette rectitude qui est amour de Dieu et des âmes.” C’est moi qui te dis cela, le Seigneur éternel qui défend les humbles, les petits, et qui, de colère, foule aux pieds les orgueilleux et les durs de cœur. C’est moi qui te dis cela… Prie ton Seigneur que le sacrifice de Maria réduise ta dette.

Pauvre Maria que personne n’a comprise et aidée, et toi moins que quiconque, personne excepté le père qui se trouve au loin et Giuseppe Belfanti que, dans ton aveuglement, tu prends pour un réprouvé. En aucune manière, ni pour l’aider dans son travail ni pour la réconforter dans son calvaire. Moi, j’ai trouvé au moins Simon de Cyrène. Mais elle! Elle a seulement trouvé les indifférents et ceux qui la frappaient sur ses grandes blessures. Mais il lui reste mon amour et cela, c’est tout.»

Cette dictée me laisse très mal à l’aise… Je ne savais trop s’il fallait la transmettre… J’interroge Jésus, qui me répond:

«Lorsqu’une personne s’obstine à offenser la charité, la Charité lui dit ce que sa miséricorde avait jusqu’alors épargné au coupable. Mais je te laisse juge de transmettre ces paroles à Romualdo ou non. J’exige toutefois que tu ne les détruises jamais mais que tu les soumettes au juste Isaac de cette époque, Isaac pour moi comme pour toi, tellement pareil à celui de mon temps: loin d’avoir la dure sévérité d’un Jérémie furieux, il avait la douceur d’un agneau digne de suivre l’Agneau divin et de guider les autres vers lui.»

Jésus appelle le Père Berti: “Isaac.” Dans les dictées ou les visions d’épisodes évangéliques, il m’a souvent dit: «Un tel ou une telle, le Père X ou le Père Y ressemble à celui ou celle-ci.»; et il me citait alors des personnages du passé décrits dans l’Œuvre… Cela m’a servi à bien les connaître, tout en complétant mes connaissances par l’illustration visible (je ne sais si je m’exprime bien) de leur âme, de leur véritable conscience et spiritualité… et bien souvent je n’ai pas apprécié de les connaître si bien. Je préférais me faire des illusions…

Je demande également à mon Maître si je dois parler au Père Berti de la conduite du Père Pennoni. Il me répond qu’oui. Le visage de mon Seigneur est sombre comme rarement, très sévère. C’est seulement lorsqu’il pose sa main sur ma tête pour me bénir que son visage s’éclaire d’un sourire de pitié pour moi.

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Notes