Los Escritos de Maria Valtorta

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197. Le 18 novembre 1947

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197. Capítulo 197

ES Traducción en camino

1947-11-18

Je suis en train de corriger, ou plutôt de rendre les textes lisibles. Je lis le discours de Jésus aux disciples le vendredi qui précède son entrée à Jérusalem, là où il compare l’âme à une petite hirondelle qui devient de plus en plus forte pour voler.

Pleine d’amour, la voix de Jésus résonne à côté de moi et m’emplit de joie. Il me dit:

«Tu ressembles toi aussi à une petite hirondelle. Tu as été ma petite hirondelle. Tu n’as cessé de te fortifier et de t’orienter pour de grands vols. Tu ouvrais les ailes à l’aurore de ta vie vers ma souffrance: la Victime fut toujours ton orientation. Comme tu m’aimais alors, toi l’innocente marquée par la douleur, toi qui, de toute ma journée sur terre, avais une prédilection pour l’heure de ma souffrance.

Plus tard, tu m’as aimé comme Pain de Vie. Puis comme Cœur des cœurs. Mais la figure de la Victime a toujours eu le pas sur toutes les autres. Ce fut ton étoile polaire, ton soleil rouge sang. Le sang de mes blessures fut ton miel, mon regard d’agonisant ton réconfort, la consomption de ma vie ton exemple. Ton vol est ainsi devenu plus fort, plus assuré, plus long et plus haut, mon âme, mon âme victime, ma petite brebis du Martyr, Maria aimante comme l’autre Marie, même si toi, tu m’étais si chère parce que tu possédais l’innocence d’une vie honnête.

Oh, viens! Viens ici avec moi. Viens, car la dernière blessure devient nid pour toi, ma petite hirondelle lasse des vols terrestres et de ce qui appartient au monde, lasse comme l’était mon cœur les derniers jours de ma vie. Viens en moi.

Tu m’as tout donné, en montant de plus en plus haut. Et je t’ai tout donné: tout mon amour et toute la connaissance de Jésus de Nazareth. Je t’ai même donné plus. Mais cela, c’est l’amour qui ne se dévoile pas aux hommes. C’est l’amour qui s’accomplit sous les yeux de notre Père et que les séraphins notent.

Maria…!»

Comme le reste fait référence à une âme bien malheureuse qui, inutilement je crois, a fait une halte ici où se trouvent les parfums de Dieu, ainsi qu’à mes relations avec elle, je ne veux pas le coucher par écrit.

Je m’abandonne à la joie de la présence divine et de ses caresses. C’est certainement vrai: j’ai réellement agi comme cette petite hirondelle. Mes premiers vols furent maladroits, incertains, pleins de peur, et puis… Mais ce n’est pas par moi-même que je suis ainsi devenue reine au point de sillonner avec assurance les cieux de l’amour… C’est l’amour qui m’a toujours soutenu les ailes, qui voulaient voler toujours plus haut – non pour ma gloire personnelle, mais pour procurer de la joie à celui qui nous attire et trouve sa consolation dans les actes d’héroïsme des âmes – mais qui seraient tombées de fatigue sans son aide –. Oh, ce fut, c’est toujours l’Amour qui me transporte avec amour…

Jésus!

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