1948-05-20
Les leçons sur l’épître aux Romains continuent ici. Les autres leçons se trouvent sur les deux cahiers remis au Père Corrado M. Berti, qui a cru opportun de les retirer, bien que le dernier ne soit pas encore terminé, tout comme le commentaire de l’Esprit Saint sur l’épître aux Romains est bien loin de l’être. Mais à cause de tout le respect et la reconnaissance – cela surtout – que je dois au Père Corrado pour la manière dont il a toujours fait preuve de charité, patience et obéissance envers la pauvre créature que je suis et envers les désirs du Seigneur, j’ai accepté de lui remettre tout ce que j’avais.
Il est juste de donner autant à quelqu’un qui a apporté tellement à l’œuvre. Le Père Migliorini, lui aussi, a beaucoup fait… Il suffit de penser à tout ce qu’il a dactylographié! Mais… il y a un “mais”. Et l’œuvre a ce “mais”: si le Père Berti n’avait pas été là, il est certain que le comportement de tous, ou du moins de tous sauf quelques rares personnes – de réelles exceptions dans la masse des pères servites de Marie, qui ont toujours fait obstacle, critiqué, causé d’immenses douleurs à l’œuvre de Jésus et à son pauvre instrument, et qui viennent seulement de changer d’avis et de méthode – l’œuvre aurait fini par ne pas aller chez les servites de Marie. Mais la douceur, la sincérité, l’honnêteté désarment. Oui, elles désarment Dieu et son instrument, qui doit défendre avec ténacité les intérêts et les volontés de Dieu même si cela lui coûte beaucoup, parce qu’il n’est jamais agréable de discuter, de réprimander et de menacer de châtiments.
Je ne sais combien de temps encore je resterai sur terre, ni s’il me sera donné de voir l’œuvre imprimée. Mais je tiens ici à déclarer que si elle peut apporter lumière et bienfaits aux âmes et renommée à l’ordre des servites de Marie, les âmes et les servites de Marie devront être reconnaissants aux Pères Berti et Migliorini qui, de façon différente mais avec la même constance, ont œuvré pour que la volonté divine s’accomplisse et que les âmes reçoivent ce don de Dieu. A la suite de ces deux premiers et constants travailleurs de Dieu, je désire en rappeler quelques autres qui ont coopéré avec charité à apporter réconfort à l’instrument et aide à aux deux premiers artisans du triomphe de la volonté Dieu et de sa Parole: les Pères Gargiani, Sostegno Benedetti, Tozzi et Mariano De Santis.