1949-05-07_1949-05-08
Nuit du 7 au 8 mai, c’est-à-dire quelques heures avant la réunion des associés de la C.E.P.V.179 chez moi pour tout préciser et établir que je veux obéir à l’Eglise et qu’on lui obéisse.
Jésus avait dit: «Réunissez-vous le 3 (découverte de la sainte croix), ou le 5 (victoire de Lépante grâce à l’intercession de Notre-Dame du Rosaire), ou encore le 8. Mais je préfèrerais le 8 pour que, ce jour-là, moi qui suis le bon Pasteur, je réussisse avec l’aide de Marie Reine du Rosaire et de l’archange saint Michel à faire revenir sur mes sentiers les brebis égarées. La prière en commun à Marie, et la tienne en particulier à saint Michel pour qu’il chasse le Perturbateur si actif chez certains, obtiendra au moins que la mauvaise volonté soit enchaînée et que ta volonté soit connue, sans nul doute.»
Jésus s’en va à minuit et Notre-Dame de Fatima lui succède, tournée vers l’orient et en prière intense.
Le 8 mai 1949 à midi, pendant que nous faisons la prière, la Vierge se tourne de l’orient vers l’occident, et elle baisse les yeux sur le Père B… Un regard maternellement affligé. Puis elle écarte les mains, ouvre les bras, les abaisse en direction de la terre, pour les lever ensuite en un acte de supplication au ciel; de nouveau, elle joint les mains en attitude de prière, et deux larmes coulent sur ses joues puis tombent à terre.
Je me sens pâlir, de ma pâleur contemplative que je voudrais dissimuler aux huit personnes présentes; elles s’en aperçoivent pourtant, sauf deux… Je comprends que Marie pleure pour le clergé pécheur dont l’un est présent.