Los Escritos de Maria Valtorta

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24. Les 4 et 5 mai 1945

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24. Capítulo 24

ES Traducción en camino

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Ce matin, Jésus a eu un sourire pour moi aussi…18

Un si grand découragement m’avait envahie que je me suis mise à pleurer pour de multiples raisons, dont la moindre n’était pas la fatigue d’écrire, qui plus est d’écrire avec la conviction qu’une telle bonté de Dieu et un tel effort du petit Jean étaient totalement inu­tiles. C’est donc en larmes que j’ai invoqué mon Maître et quand, par bonté, il est venu juste pour moi, je lui ai révélé mes pensées. Il a eu un mouvement d’épaules comme pour dire “laisse tomber le monde et ses histoires”, puis il m’a caressée en ajoutant:

«Et alors? Voudrais-tu ne plus m’aider? Le monde ne dési­­re-t-il pas connaître mes paroles? Eh bien, parlons-en ensemble, pour avoir, moi, la joie de les répéter à un cœur fidèle et, toi, celle de les entendre.

Les fatigues de l’apostolat!… Elles sont plus éprouvantes que celle de tout autre travail! Elles enlèvent de la lumière au jour le plus serein et de la douceur à l’aliment le plus doux. Tout devient cendres et boue, nausée et fiel. Mais, mon âme, ce sont précisément les heures auxquelles nous prenons en charge la fatigue, le doute, la misère des gens du monde qui meurent de ne pas posséder ce que, nous, nous avons. Ce sont les heures auxquelles nous en faisons le plus. Je te l’ai déjà dit l’année dernière.

“Dans quel but?”, se demande l’âme submergée par ce qui submerge le monde, autrement dit par les vagues envoyées par Satan. Le monde sombre. Mais l’âme clouée avec son Dieu sur la croix ne sombre pas. Elle perd sa lumière un instant et coule sous la vague nauséabonde de l’épuisement spirituel, puis elle émerge plus fraîche et plus belle.

Ta phrase “Je ne suis plus bonne à rien” n’est que la consé­quence de cette fatigue. Toi, tu ne serais jamais bonne à rien. Mais, moi, je suis toujours qui je suis, si bien que tu accompliras toujours bien ta fonction de porte-parole. Bien sûr, si je voyais que, tel un lourd joyau très précieux, mon don était caché avec avarice, utilisé imprudemment ou, par négligence, pas sauvegardé par ces garanties que la méchanceté humaine impose d’employer dans ces cas-là pour protéger le don et la créature à laquelle il est fait, je dirais: “Cela suffit!” Et, cette fois, sans revenir sur ma décision. Cela suffit pour tout le monde, hormis pour ma petite âme qui ressemble vraiment, aujourd’hui, à une petite fleur sous une averse.

D’ailleurs peux-tu, sous ces caresses, douter que je t’aime? Allez! Tu m’as aidé pendant la guerre. Aide-moi aujourd’hui encore… Il y a tant à faire.»

Et je me suis calmée sous la caresse de la longue main et du si doux sourire de mon Jésus, vêtu de blanc comme toujours quand il est tout entier pour moi.

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Notes