Los Escritos de Maria Valtorta

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242. Le 21 novembre 1949

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242. Capítulo 242

ES Traducción en camino

1949-11-21

Jésus dit:

«Ce même jour, l’année dernière, j’ai dit que j’enlèverais aux bergers leur sac et leur bâton, pour mettre les Samaritains à l’épreuve. C’est ce que j’ai fait. J’ai arraché un masque – et plus d’un – et j’ai terminé leur mise à l’épreuve parce que c’était la dernière pour eux. J’ai déclaré: “Après celle-ci, il n’y en aura plus, car ce serait tenter la patience de la créature, la tienne, ma créature”.

Je t’ai déjà dit ces derniers jours que tout comme, pour eux, la prophétie de mars 1947 s’est réalisée, mon décret doit s’accomplir pour eux aussi.

Combien de fois n’ai-je pas dit que la figure de Judas, enthousiaste et croyant puis incroyant jusqu’à trahir, dans un “oui et non” de trois années qui a abouti au déicide, est la figure qu’il faudrait le plus étudier chez les disciples du Christ, parce que c’est la plus répandue parmi eux?

Combien de fois n’ai-je pas dit que la maison de Béthanie ne pouvait pas accueillir les prêtres et les pharisiens, mis à part deux ou trois qui étaient des exceptions dans la masse?

Combien de fois n’ai-je pas dit que Samarie valait mieux que Jérusalem pour le Christ, jusqu’à ce que ceux de Jérusalem (prêtres, scribes et pharisiens), poussés par l’envie et le calcul, corrompent habilement les plus faibles des Samaritains et les rendent hostiles à mon égard?

Ce qui est écrit dans les livres éternels s’accomplit, comme de juste puisqu’un décret divin, étant juste, s’accomplit toujours.

Dorénavant, ces fanatiques d’un instant pour la nouvelle Béthanie ne peuvent rester dans la maison de Maria. C’est un lieu réservé pour le vrai Christ et ses vrais ministres. Maria peut y demeurer puisqu’elle est aussi Lazare par ses souffrances, ainsi que Marta, si active pour te servir, toi qui contemples. Et aussi certains disciples fidèles, peu nombreux et éprouvés. Vous y demeurez avec le Christ dans une foi vraie et vivante de l’esprit, non pas dans des temples à l’architecture somptueuse, exposés à la vue et à l’admiration de tous, mais vides, totalement vides, privés de ma présence puisque remplis de la concupiscence de la vie.

Maria, la concupiscence les a saisis à partir du moment où ils ont cessé de croire en ce que tu es. Toi, Maria, tu éteins la concupiscence chez ceux qui t’aiment, puisque tu es, toi ma fleur, un effluve de moi; or mon parfum éteint les fièvres. Mais lorsque ceux qui t’ont aimée cessent d’aimer, alors, comme pour Judas, il ne reste plus que la victoire de l’homme charnel d’avant, puis du Séducteur.

Il était nécessaire de les éprouver, pour briser leur orgueil de se croire parfaits.

La route pour parvenir au sommet est longue, fatigante et doit être fidèle. Parfois, une vie ne suffit pas pour atteindre les sommets de la justice. Et même arrivé là, on n’est pas en sécurité à moins de s’élever encore et de se clouer sur la croix de la charité parfaite, qui est un sacrifice complet.

Toi, tu y es et tu y restes. Tu ne t’effondres pas, parce que tu as voulu que l’amour te crucifie là pour être plus sûre de ne pas tomber.

Tout en toi me répète. Je te l’ai dit bien souvent. Il s’ensuit pour toi pauvretés, incompréhensions, trahisons, mépris, calomnies, tout, comme pour moi. Solitude aussi. Les grandes âmes sont toujours seules. Il n’est pas possible à tout un chacun de s’élever là où les très rares âmes vraiment grandes planent. Mais la Grandeur éternelle, parfaite, c’est-à-dire Dieu, descend là où se trouvent les solitaires, et seul l’Ami suffit à combler les vides de ceux qui désertent une sainte amitié. Moi, je te reste. Et je suis toujours plus à toi, je fais toujours plus “un” avec toi.

Mais à ceux-là je dis qu’il est inutile de m’appeler, puisqu’ils ont préféré d’autres voix et d’autres voies à la mienne, et ont choisi de se comporter avec toi comme certains disciples, infidèles bien qu’ils aient été rappelés à la justice par moi, le firent à mon égard.

Ma Parole est salut, lumière, sagesse pour les humbles de cœur. Mais elle est poison pour ceux qui ne le sont pas. J’ai parlé pour proposer une juste voie à leur piété littérale, non spiri­tuelle. Mais en heurtant leur moi charnel, ma Parole l’a ouvert – car elle est puissante – et, comme je l’ai dit, il est sorti de leur moi, de leur cœur, ce qui y était caché: “C’est du cœur que proviennent les mauvaises pensées, les envies, les jalousies, les fornications et les vols, y compris ceux qui sont moraux et spirituels – plus graves parce que, impunis sur terre, ils seront jugés et punis dans la seconde vie –; c’est aussi de là que proviennent les faux témoignages et les blasphèmes contre Dieu et son prochain.”

Il est donc inutile de m’appeler alors. La Charité ne vient pas au secours de ceux qui blessent sans charité ma servante innocente: toi. Et devant les malheurs qui les frapperont, ils diront: “Nous l’avons voulu, parce que nous avons pratiqué l’injustice et l’animosité contre cette amie de Jésus qui nous aimait et nous aime encore.” Comment peuvent-ils demander pardon à Dieu quand, sans justice ni miséricorde, ils n’abandonnent pas leur rancœur injuste à ton égard? L’Ecclésiastique le dit, et il en est bien ainsi.

Quant à toi, chante: “Toi qui étais irrité, tu as rejeté ton irritation pour me consoler. Toi, mon Sauveur, lève mes craintes. Ma force, viens à mon secours. Ma joie, réjouis-moi.”

Sois bénie, ma violette.»

Jésus dit:

«Ils veulent se décharger sur Dieu de la responsabilité de ce qui arrive et tenter de diminuer ainsi à tes yeux et aux yeux du monde leur péché d’animosité, de pusillanimité, d’indolence ou de quiétisme en prétendant: “C’est à Dieu d’agir”. Or cela les assimile à ceux qui, pendant que j’étais sur la croix, révélaient eux-mêmes leur être le plus profond et le plus vrai, car, dans la fièvre du triomphe qu’ils croyaient acquis, ils avaient perdu toute réserve et tout contrôle de leurs actions hypocrites et s’écriaient: “Si tu es le Fils de Dieu, descends de ta croix, et sauve-toi, pour qu’on puisse croire que tu es vraiment le Roi d’Israël, le Messie.”

Les hommes ont tous assez d’intelligence pour juger. Les hommes de Dieu, ses serviteurs et ministres – les prêtres – ont en outre l’aide de leurs études ainsi que les secours surnaturels appropriés à leur mission pour juger encore mieux. Comment donc peuvent-ils imiter leurs prédécesseurs de l’Antiquité en tentant Dieu?

Qu’ils agissent, car c’est à eux de le faire, avec sainteté et justice. Je les bénirai. Mais s’ils ne font rien et ne me servent pas, en exigeant que j’agisse, moi, – ce qui du reste ne servirait à rien puisqu’ils ont la volonté de ne pas me servir –, je garderai à leur égard le silence de condamnation dont j’ai fait preuve devant les chefs des prêtres et les scribes. Je n’ai pas gardé ce silence devant le bon larron. A vrai dire, c’était un malfaiteur. Mais il n’a pas attendu que j’agisse pour se convertir. Il a agi. Certain que j’allais récompenser sa bonne volonté, il s’est donc adressé à moi pour que je l’absolve.

Quelle leçon pour tous! Il ne faut pas se moquer de Dieu ni le tenter. Pour ne pas imiter Satan qui me tentait dans le désert, les prêtres désormais condamnés avec leur Temple, les pharisiens hypocrites et les scribes iniques, qui s’appropriaient les biens des femmes seules et de leurs protégés, en me bafouant alors que j’étais sur la croix.

Comment se peut-il que leur action n’apparaisse pas clairement à leur sagesse, à laquelle ils tiennent tant? Cette action contre moi et contre les âmes que vous torturez par votre “non” et que vous privez de la Parole?»

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