Los Escritos de Maria Valtorta

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65. Le 24 décembre 1945

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65. Capítulo 65

ES Traducción en camino

1945-12-24

Pour Mère Teresa Maria de Saint Joseph, prieure du carmel.62

Jésus dit:

«Je suis le directeur spirituel, le Tuteur, l’Administrateur des âmes et de ce qui leur est nécessaire. Personne n’est au-dessus de moi. Et j’autorise mon “porte-parole” à apporter ma lumière à ces âmes que j’aime. Je lui donnerai temps et force quand je le jugerai bon. Car j’ai tout préparé par amour.

Unis cet ordre, donné quand tu étais dans l’affliction, à cet autre acte de bonté que fut la dictée reçue il y a quelques mois; que cela te fasse comprendre combien tu m’es chère. Je prends ta tête entre mes mains et je dis: “N’aie pas peur. Je t’aime. Tu comprends? Je t’aime.” L’avent et saint Jean de la Croix vous ont apporté la souffrance et la privation. Noël et mon saint Jean vous apportent d’être guidées, car il n’est pas juste que mes épouses soient privées du pain de la table de l’Epoux. Soyez mortifiées, prudents, patientes. Contentez-vous de ce que le petit Jean vous apportera comme si c’était, de sa part, une chose personnelle. Mais sachez que, en vérité, je serai là où le petit Jean semblera être. Néanmoins, soyez extrêmement prudentes. Sinon vous seriez privées de cette grâce. Cela vaut pour toutes.

En ce qui te concerne, je te confirme que ta manière d’agir pendant cette terrible période m’a plu, et je t’en bénis. Sache aussi que ta mère marche dans le sillage de ma miséricorde, et qu’elle n’en sortira plus. Je te remercie pour elle. Effectivement, tes mortifications et tes prières l’aident beaucoup. Tu m’offres ton directeur spirituel, n’est-ce pas? Or tu ne demandes rien pour lui. Tu me dis seulement: “Le voilà pour toi!” Je sais ce que je dois faire. Dieu te bénit et que ma paix demeure en toi.»

A moi, il me dit:

«Dis à la Mère prieure de laisser ses filles écrire. Si je trouve leurs lettres justes, je les guiderai. Et ce que je dis pour l’une d’elles peut servir à toutes.» Il me dit ensuite de communier, le jour des saints Innocents, pour sœur Luigia Giacinta.

Pour sœur Teresa Cherubina de la Sainte-Face:

Jésus dit:

«Non. Je ne suis pas quelqu’un de rancunier qui supprime un bienfait pour la moindre bagatelle. Je suis Bonté et Parole. Je puis permettre que les hommes créent l’affliction. Mais j’y remédie. Les hommes ont beau priver, moi je rends. Les hommes ont beau obscurcir, moi je suis la Lumière et je rends la lumière. Ne te fais pas de scrupules. Ce n’est pas ton désir de connaître le petit jean qui a été la cause de la privation de la parole de Dieu, mais le jugement personnel d’un homme certes juste, mais dont le jugement possède toujours des imperfections. Pour ta part, prie pour lui, respecte-le et garde le silence. C’est moi qui m’occupe de remédier à tout et de te donner de quoi acquérir de toujours plus grands mérites par les petites choses.

S’il est une petite chose dont faire commerce et qui deviendra grande au ciel, c’est ta soumission aux nécessités actuelles. Observe, ma fille, que ce qui te fait souffrir fait également souffrir la per­sonne qui te l’impose. Pourquoi vouloir accroître sa douleur? Ce n’est pas charitable. J’ai parlé fort clairement voici dix mois. Tu veux en savoir plus sur moi? Tu es une sœur de clô­ture? Très bien. Et qui t’empêche de l’être? La terre entière est une clôture pour les âmes qui ont compris ce qu’est la Vie véritable. Vos âmes ne se trouvent-elles pas enfermées dans la clô­ture de votre chair alors qu’elles sont faites pour le ciel? Que la chair, cet objet de péché pour tant d’hommes, soit la grille qui préserve votre âme des contacts avec le monde.

Ne méprise pas le monde, ce serait manquer de charité. Il te dégoûte? Oh! Oh! Ne te rappelles-tu pas que moi, le très-saint, j’y ai été plongé pendant trente-trois ans, que j’en ai senti toutes les puanteurs et que j’ai posé mes yeux et mes mains sur toutes les plaies de l’humanité? On n’apprend rien de mal si l’âme ne consent pas au mal: l’amour seul grandit, l’égoïsme se brise et avec lui l’orgueil résiduel du vieil homme qui était du monde et dont j’ai voulu qu’il devienne de Dieu. Sanctifie le monde, au lieu de le mépriser.

Ma Mère le sanctifiait en marchant sur les voies corrompues de la terre, elle ma toute-pure, notre Lys! Considère ce magnifique exemple que je te donne en modèle. Elle s’était offerte à Dieu dès la petite enfance. Le Temple l’enferma dans ses murs comme en un Carmel mystique. Elle avait à la fois la clôture du Temple et celle de son vœu de virginité. C’est Dieu qui en a rompu les sceaux. Il l’enleva au Temple. Il fit d’elle une épouse. Il l’unit à un homme, elle qui n’était unie qu’à Dieu. Aux yeux du monde, elle semblait être “la femme” connue par un homme, mais aux yeux de son époux, qui ne la prit jamais pour femme selon la chair, elle parut “l’adultère”… peut-on être plus avilie! Mais elle chanta d’autant plus fort son “Voici la servante du Seigneur”! Et Dieu la récompensa en lui rendant toute l’estime de Joseph.

La maternité l’enferma une seconde fois dans la petite maison de Nazareth. Au moment le plus intime pour une femme, l’édit d’un homme arracha la sainte recluse à son nid et la jeta sur les routes du monde, alors que j’attendais déjà à la porte et qu’elle avait le désir légitime de se trouver “seule avec le Seul” à l’heure sublime de l’enfantement divin. Bethléem l’accueillit après ma naissance, et le silence et le mystère mirent des grilles pour la troisième fois à la recluse de Dieu. Le cruel Hérode les rompit une troisième fois et elle partit dans le monde, allant jusqu’à vivre en terre païenne.

Ensuite… oh, ensuite… Teresa, imagine ce qu’auront été les souffrances de ma Mère, obligée par le monde ennemi à suivre son Enfant, à quitter Nazareth pour veiller aux affaires “temporelles” de son Fils, en plus des spirituelles? Sa clôture! De ses larmes, elle se fit un voile et des grilles qui la cloîtrèrent jusqu’au pied de la croix, au milieu des insultes ignominieuses de tout un peuple. Et Dieu ne la vit jamais aussi claustrée que lorsqu’elle retira même son voile pour protéger ma pudeur.

Teresa Cherubina, ne sais-tu pas que c’est aujourd’hui l’heure de Satan, et qu’il utilise tous les moyens possibles pour inciter même les meilleurs au péché de rébellion, – au moins celui-là –? Pourquoi te prêtes-tu au jeu? Veux-tu me faire de la peine? Tu es allée de par le monde, c’est vrai. Tu y as peut-être rencontré des démons, c’est vrai. Mais rappelle-toi que celui qui croit en moi écrasera des serpents sans dommage. Mais, si tu n’étais pas sortie, tu n’aurais jamais fait la connaissance du “petit Jean” et tu n’aurais pas reçu ces paroles. Je ne t’ai pas dit “une seule parole”, comme tu le désirais, mais beaucoup. Et c’est pourquoi je veux t’élever.

La résistance à ma volonté provoque la résistance à mes con­cessions. Accepte tout, et je saurais toujours pourvoir en bien. Ne sois pas humaine en ce qui concerne ton besoin de directeur spirituel. Je suis, moi, le Directeur spirituel de toute âme. Ne reste pas là avec le compas et la mesure, le crochet et le microscope à mesurer, fouiller, examiner le passé et ce qu’il en reste. Lorsque tu t’es confessée, tu avais le désir sincère de tout avouer. Tout est donc confessé. Ce que le prêtre n’a pas entendu de tes lèvres, moi je l’ai entendu de ton âme et j’ai dit: “Va en paix!”

Ne tire pas orgueil de ce que je t’ai beaucoup parlé, à toi. Ce n’est pas parce que tu es la plus sainte de ce Carmel, mais parce que tu en as grand besoin pour te sanctifier. N’exige pas beaucoup de la part du porte-parole. C’est moi qui la dirige, et si elle garde le silence, ce sera le signe que je le voudrai.

Va en paix. Sois le roi de l’Orient qui m’apporte la myrrhe de ton obéissance aux nécessités présentes. Va en paix! Va en paix!»

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Notes