Los Escritos de Maria Valtorta

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89. Le 14 février 1946

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89. Capítulo 89

ES Traducción en camino

1946-02-14

On a appelé le docteur pour constater les aggravations continuelles [de mon état de santé], les œdèmes qui s’étendent, les complications basilaires pleurales, et ainsi de suite, de mes nombreuses maladies. Pendant qu’il m’examine et discute – ou plutôt: pendant qu’il discute après m’avoir examinée –, affable et désireux d’apporter quelque réconfort à une malade en l’intéressant à telle ou telle chose, la voix spirituelle d’Azarias me dit:

«Il est l’un de tes témoins. Un médecin porte un témoignage de grande valeur pour la reconnaissance future d’une créature de Dieu, en particulier pour les “porte-parole” comme toi. Seul le médecin soignant peut dire si l’individu est réellement malade ou un faux malade, s’il est équilibré ou s’il est affecté de psychoses simulatrices à même d’expliquer certains phénomènes. Rappelez-vous la valeur des témoignages médicaux pour des personnes chères à Dieu. Rappelez-vous Fernanda Lorenzoni84, dont les médecins connaissaient et respectaient les secrets de Dieu en elle. Qui plus est, l’homme que tu as devant toi est une bonne âme. Ne le néglige donc pas. Parle-lui, réclame-lui le certificat et va jusqu’à lui demander une attestation de ta résignation et de ta résistance, qui sont humainement inexplicables. Ensuite, que le Père dise le reste, clairement, pour obtenir ce certificat utile. Le médecin a le même secret professionnel qu’un prêtre. Pourquoi donc faire preuve de tant de scrupules à son égard, quand les faits sont déjà publics, dans des versions pas toujours honnêtes ni charitables? Doutes-tu de cet homme? Dans peu de temps, il te lèvera lui-même ces doutes. C’est pourquoi parle-lui, comme je viens de te le dire, pour la gloire de Dieu.»

J’ai donc dit: «Docteur, maintenant que vous m’avez examinée à plusieurs reprises et que vous m’avez vue traverser différentes phases et aggravations, établissez ce certificat que le Père Migliorini demande.

– Très bien! Expliquez-moi un peu et en termes clairs quel en est le but, ce que je dois dire et dans quel sens. Je suis un homme honnête et, s’il s’agit d’un diagnostic clinique, je veux pouvoir l’établir avec précision, sur tous les organes, accompagné d’examens radiologiques, etc. Mais s’il s’agit d’un jugement sur la gravité des souffrances, je peux le faire d’une autre manière.

– Il s’agit de remettre au Père un certificat à joindre au mémoire qui sera écrit sur moi, après ma mort, comme les prêtres ont l’habitude d’en faire au sujet de personnes affligées d’une longue maladie qui, d’après son évolution et la manière dont elle est supportée, laisse penser à l’existence de forces spirituelles ayant voulu cette maladie et sa durée ainsi qu’à la présence, chez le malade, de forces spirituelles dues à un esprit de foi profonde. Le Père désire uniquement savoir si, humainement parlant, j’aurais pu rester en vie malgré tout ce que j’endure depuis des années, si l’on peut constater en moi une souffrance sans équivoque, si cela laisse penser à des faits réels ou d’autosuggestion, et ainsi de suite.

– Dans ce cas, je le ferai bien volontiers. Je peux déjà dire avec certitude que quiconque porte un regard de foi sur votre cas ne peut manquer d’y discerner des faits surnaturels. Cela fait longtemps qu’on ne devrait plus parler de vous si tout s’était déroulé humainement. D’ailleurs, la simple constatation de la patience et de la résignation avec lesquelles vous supportez tout cela – et depuis combien de temps! – permet d’entrevoir chez vous une source surnaturelle vivante. On y croit ou on n’y croit pas. Mais si l’on y croit, ce qui est mon cas, pourquoi nier le surnaturel? J’ai aussi établi, il y a quelques jours, deux certificats attestant un miracle par l’action de la fondatrice des sœurs de l’Hôpital. La sœur du couloir me les a demandés, et c’est bien volontiers que je les ai faits. En conscience, cette guérison ne pouvait être attribuée à un acte médical; la sœur disait avoir posé l’image de la fondatrice sous le lit du malade – il était déjà mourant –, et la guérison a eu lieu. Pourquoi nier la reconnaissance des mérites de cette sœur morte en odeur de sainteté? C’est pourquoi je voudrais connaître avec précision les choses pour bien m’orienter.»

Je n’ai pas précisé “les choses” parce que cela m’ennuie de le faire; d’ailleurs, Azarias ne me l’avait pas dit. Mais je suppose que, comme le docteur est en aussi bons termes avec les sœurs de l’Hôpital, il ne doit pas être complètement dans l’ignorance des dictées, etc. Même s’il n’en a qu’une vague idée. C’est pourquoi je pense utile que vous exposiez les faits au docteur, clairement. Ceci mis à part, c’est la deuxième fois qu’il me surprend en train d’écrire, et je lui semble me rebeller contre son conseil de ne plus écrire. Mais je ne puis lui dire: «Je vous désobéis à vous, parce que j’obéis à Dieu en tant que porte-parole.» N’êtes-vous pas d’accord?

Il n’y a rien de déshonorant sur mon cas qui ne puisse être dit au médecin. D’ailleurs, si l’évêque n’a pas hésité à envoyer Dora chez les médecins pour la discréditer, je crois licite d’être explicite avec mon médecin pour joindre une note scientifique – quoique établie par un croyant – pour renforcer les attestations produites par mes autres témoins sur mon cas et qui portent toutes un regard spirituel ou affectif. Il ne faut pas attendre que je sois morte pour le faire. Il ne faut pas toujours attendre85. Le temps et les événements sont rapides et changeants. Ensuite, il est trop tard pour regretter et se plaindre…

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Notes