Los Escritos de Maria Valtorta

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98. Le 9 mars 1946

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98. Capítulo 98

ES Traducción en camino

1946-03-09

(Cette dictée a été faite pour le Père Migliorini qui, à cette époque et depuis quatre mois, perdait du temps – et une juste vision des choses – à suivre le phénomène sensationnel de D. B., au point de le croire plus… divin que tout autre…).93

Jésus dit:

«Deux instructions pour servir de guide, l’une à ceux qui peuvent être tentés de délaisser la vérité pour l’erreur, et l’autre à ceux qui peuvent avoir des doutes en fondant leur jugement sur des axiomes et des théories qui ne peuvent expliquer le surnaturel, puisqu’ils sont tous naturels.

Petit Jean, ouvre le livre des Juges là où il parle de l’idole de Mika, et le livre d’Esther là où Mardochée explique le songe. Ecoute et écris.

Ne nous occupons pas de l’histoire de la formation de l’idole. Je commence à l’endroit où il est fait mention du jeune homme de Bethléem en Judée, un lévite. C’est un exemple – un mauvais exemple – de ceux qui doivent servir humblement le Seigneur, dans la maison de vérité, mais ne se contentent plus, après quelque temps, de leur fonction humble et sainte; ils veulent alors “trouver mieux”, c’est-à-dire plus que ce que Dieu leur a accordé, bien qu’ils sachent que c’était un beau don et que, s’ils le défendaient précieusement, ce serait un motif de louange pour ce bon serviteur. Et les voilà devenus avides d’obtenir une double ou une triple part, si bien qu’ils suivent d’autres voies, en recherche. Quoi? Dieu ne se prête pas à satisfaire les concupiscences spirituelles. Et ceux qui cherchent à obtenir plus que Dieu ne donne, soit ne trouvent rien – et ils n’en retirent que le tort d’avoir négligé la vérité pour des nuées –, soit finissent par trouver Satan déguisé en prophète.

Est-ce que cela accroît les mérites et la gloire? Non. Mieux valait à ce jeune lévite de Bethléem de rester simple lévite plutôt que de devenir le prêtre d’une idole! Mieux valait le petit don venu de Dieu que la grosse somme versée par un idolâtre, qui se pavanait en disant: “Et maintenant, je sais que Yahvé me fera du bien, puisque j’ai ce lévite pour prêtre!” Mais ne comprenez-vous pas que là où il y a orgueil et simulation, tout concourt à les accroître, or la simulation et la fourberie enseignent ce qui peut séduire les petites âmes à grands cris? L’homme d’Ephraïm n’était satisfait ni par son culte, ni par son fils devenu prêtre. Il savait bien que ce n’était là qu’un semblant de religion, une vaine apparence. Il savait que le dieu et le culte qu’il s’était construits n’avaient aucune valeur, ni aux yeux de Dieu ni aux yeux des hommes. Beaucoup savent cela. Ils éprouvent alors le besoin de combler leur vide grâce à l’aide d’un prêtre. Mais non. Cela ne sert à rien.

Celui qui fait cela agit mal, tout comme celui qui se prête à son jeu. Que chacun reste là où je l’ai mis, qu’il n’aille pas chercher un endroit où “il sera mieux”. C’est encore l’orgueil qui s’infiltre, sous le déguisement mensonger de bonté et de zèle. Et obéissance, obéissance, obéissance! Sinon, mon châtiment est assuré. Lorsque deux personnes sont unies par ma volonté, je suis tout à fait capable de m’en prendre à un seul, tout en laissant en paix “la petite source qui a grandi, est devenue fleuve, s’est transformée en lumière, en soleil, et a déversé des eaux abondantes”, mais qui est consciente qu’elle ne le doit pas à son mérite personnel, mais à ma volonté. En outre, elle n’a pas demandé cette grâce, mais seulement celle de m’aimer. Et elle souffre – car je suis seul à savoir ce qu’elle souffre – en voyant que tous ne partagent pas le même destin, celui du peuple de Dieu.

Les fils d’un seul peuple comprennent le langage de leur roi et celui des sujets fidèles à leur roi. Comment se fait-il donc que si peu comprennent ma Parole? La plupart doutent qu’elle vienne de moi, ou même se laissent séduire par d’autres paroles qui sonnent faux comme l’origine dont elles proviennent. Je vous le dis. J’ai donné, mais je peux cesser de donner. Voici des années que je le répète. Mais je n’enlèverai pas sa joie à “la petite source qui a grandi”, parce qu’elle a les bonnes dispositions qu’elle doit à l’amour. Elle mourra dans ma paix. Or la paix, pour elle, c’est d’être en moi et moi en elle, comme je rêvais de l’être dans tous les cœurs.»

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Notes