Los Escritos de Maria Valtorta

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17. Le 6 décembre 1945

FR

17. Capítulo 17

ES Traducción en camino

1945-12-06

Je me réjouissais de la vision de sainte Martine et de la présence continue de Marie qui, comme en décembre 1943 et 1944, m’est visible dans la chambre comme une personne vivante et toute pour moi, jeune, belle, indiciblement belle, vêtue de blanc, blonde, le teint d’un rose délicat. Pour l’instant, son Enfant n’est pas là. A peine avais-je posé les yeux sur elle que je suis entrée dans la joie.

Je la regarde maintenant… mais je pleure… Car aujourd’hui, à 16 h, j’ai entendu ma mère pleurer comme elle le fait d’habitude… Comme elle sanglote ! Elle appelle : « Maria ! Maria ! Maria ! » Mais plus que me héler, elle veut me faire part de quelque chose qu’elle ne peut pas bien expliquer et qui sera nocif pour moi.

Je lui réponds :

« Qu’est-ce que tu as, Maman ? Pauvre Maman ! »

Elle ne cesse de répéter « Maria ! » en sanglotant comme lorsqu’une vraie douleur, une vraie peur la faisait pleurer, comme lorsqu’elle m’a cru arrivée à mes derniers instants, comme lorsqu’elle a vu s’avérer ce que j’avais annoncé et qu’elle a eu peur du lendemain au moment de cette guerre cruelle, comme lorsqu’elle s’est trouvée face à la mort et que cela l’épouvantait… Pauvre vieille femme redevenue enfant, tout en douleur, dans les mains d’une personne qui ne l’aimait pas et ne compatissait pas comme moi, une personne qui n’avait pas la main légère sur son corps endolori.

Ah ! Quelle peine cela me cause de l’entendre pleurer et de ne rien pouvoir faire, de ne pas avoir la possibilité de prendre soin d’elle comme j’en avais l’habitude lorsqu’elle était prise d’un malaise ici, chez sa fille malade qui la soignait mieux qu’un médecin, parce qu’elle l’aimait comme personne ne l’aimait !

Je ferai dire une messe pour elle. Mais je crois qu’elle souffre pour moi. Que sait-elle ?

Quelques jours auparavant, un soir — et je ne l’ai dit à personne — il m’a semblé la voir passer comme si elle venait de la salle à manger pour aller vers la porte de la maison… J’ai sursauté, je suis allée là-bas pour l’appeler fortement… mais je me suis dominée parce qu’il y avait du monde.

Maman… c’est également pour cette raison que je voudrais partir… pour être avec elle… Personne ne l’a aimée autant que moi…

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