Los Escritos de Maria Valtorta

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4. ... juin 1944

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4. Capítulo 4

ES Traducción en camino

juin-1944

J’obéis à un ordre supérieur, et je réécris ce que j’ai détruit hier par crainte que cela ne parte dans d’autres mains que les vôtres.

Sur ce feuillet daté du 30 juin, il était dit cela :

Depuis quelque temps, j’ai de plus en plus clairement une vision spirituelle du “véritable” aspect de ceux qui m’entourent. Pas exactement de tous : de ceux que Dieu veut que je voie.

Ainsi Giuseppe Belfanti a l’apparence d’un démon.[1] En revanche, si je regarde bien sa femme, je la vois comme un simple tas de chair : bonne, mais simplement une chair sans âme, ou plutôt une âme dont la léthargie est presque mortelle. Mais au-dessus du visage de Giuseppe émerge un tout autre aspect : tous ses traits sont altérés. Il devient un masque rougeâtre, gonflé, répugnant. Un mélange de débauche et de férocité, en somme un visage de démon où dominent la luxure, l’arrogance et l’orgueil.

Etant donné que des liens de sang me le rendent cher, imaginez combien j’en souffre ! Et puisqu’il s’agit, chez moi, d’une affection surnaturelle, vous devinerez quelle est ma douleur puisque je comprends qu’il est perdu. Il me répugne. Il me faut détourner les yeux. Je dois faire un gros effort pour me comporter avec lui comme avec les autres.

J’avais déjà connu cette sensation il y a un certain temps : mon dégoût était d’ordre uniquement spirituel lorsque notre relation n’était qu’épistolaire, mais il fut plus vif dès que Giuseppe fut mon hôte. Ma répulsion est aujourd’hui sensorielle, parce qu’elle concerne mes cinq sens.

Je ne sais si je me fais bien comprendre.

Il me coûte de ne pas lui révéler le nom que je lis au-dessus du masque de sensualité que devient son visage ! Comme il m’a été difficile de retenir ce nom lundi 3, lorsque j’étais hors de moi !

En revanche, je vois en Paola une âme qui a soif de métamorphoses toujours plus angéliques. Je vous la recommande vivement. Ce serait affreux que l’hérésie qui est à ses côtés en venait à briser ses jeunes ailes, si désireuses de se renforcer pour le Ciel !

Quant à Marta… c’est la vraie Marta. Dans ses activités comme dans sa générosité… elle s’élève, elle aussi, et passe des préoccupations humaines — son unique but il y a encore quelques années — au souci de sa vie surnaturelle. Elle souffre pour se dominer. Mais elle a la volonté de se vaincre et elle a fait beaucoup de chemin en peu de temps. Je vous la recommande elle aussi.

En dernier lieu — que Dieu me pardonne, mais ce n’est pas ma faute si je le vois lui aussi —, il y a le prêtre d’ici : un brave homme. Pas davantage. C’est trop peu pour sa mission. Ni plus ni moins, même peut-être un peu moins que mon maître de maison.

Tout cela n’est pas un don. C’est un nouveau tourment…

Enfin, il y a vous-même. Mais vous trouverez la manière dont je vous vois à la date du 24 juin, et avec votre nom exact dans la dictée de Marie qui suit la vision de l’Ascension.

[La mention du “prêtre d’ici” et du “maître de maison” permettent de dater ce texte : il s’agit de l’année de l’évacuation : 1944. Les écrits du 24 juin et de la dictée de Marie (du 8 juillet) sont de la même époque. Ils se trouvent tous les deux dans Les Cahiers de 1944].

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Notes

  1. Giuseppe Belfanti s’adonnait au spiritisme. ↩