Los Escritos de Maria Valtorta

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55. Le 6 janvier 1949

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55. Capítulo 55

ES Traducción en camino

1949-01-06

Jésus dit :

[Mt 2,1-12] « De même que je me suis manifesté aux trois mages, je me manifeste aujourd’hui à toi, par ma volonté, et pour les autres.

Mon cœur déborde d’amour et de compassion pour toi, et il s’ouvre à toi afin que tu puisses y trouver un baume.

Mais mon cœur est offensé, serré, et il se ferme aux autres, aux rebelles, aux durs de cœur, et aux tentateurs. Leur comportement me laisse un goût amer dans la bouche. Mais à leur duplicité, que j’abhorre, je réponds avec ma prudence parfaite : [Mt 1,7] “J’ai dit à Satan : il est écrit : ‘Tu ne tenteras pas le Seigneur ton Dieu.’” Je vous le dis à vous aussi.

Vous tentez le Seigneur à travers mon petit Jean, petit mais bien-aimé, que j’aime pour vous tous qui ne l’aimez pas. Vous le devriez pourtant, au moins par reconnaissance pour sa fatigue, douloureuse et sans but humain, car par son long sacrifice d’amour — près d’un demi-siècle d’amour et de sacrifice —, il a mérité que je fasse de lui mon porte-parole, et donc le moyen pour vous de recevoir le don de l’Œuvre.

Vous tentez Dieu, et vous tentez aussi son porte-parole, de bien des manières et sur de nombreux points. Mais c’est en vain.

Vous aurez beau l’amener à un état de désolation proche du mien à Gethsémani, il ne cessera jamais de m’aimer et de croire que Dieu est bon.

Le porte-parole fait la distinction entre Dieu et vous. Il n’accuse pas Dieu de vos actions. Il sait que vous seuls les accomplissez, et que le Père, le Fils et l’Amour de Dieu ne les approuvent pas. En revanche, son amour s’accroît ; il reporte sur moi l’amour que vous repoussez, ainsi que la confiance en la justice, et tout ce que le porte-parole avait placé en vous, tout ce en quoi vous le décevez et le détruisez peu à peu.

De même, c’est en vain que vous le tentez de désobéir à son Dieu, ou de se comporter en prophète.

Mon petit Jean n’est pas un prophète. Il est un apôtre d’amour, rien de plus. Il parle si l’Amour l’éclaire. Il se tait si l’Amour, après l’avoir éclairé, lui ordonne : “Tais-toi”, jugeant que vous ne méritez pas ses lumières : si vous les aviez, vous pécheriez deux fois, par mensonge en prétendant : “Ce n’est pas cela que nous voulions savoir”, et ce serait une faute contre la charité encore plus grande. Ne proférez pas de mensonges en faisant passer pour des paroles divines ce qui vient de lui. Mettez-vous bien cela dans la tête, et imitez-le, car il est “l’enfant”, il est le petit Jean qui enseigne comment on doit aimer et servir le Seigneur.

A votre duplicité qui tente, ma prudence répond par un conseil plein d’amour au porte-parole, mais qui pour vous est un ordre divin : “Réfléchissez sur le sens de l’Ecriture, car nous ne sommes pas ici dans l’antre de la nécromancienne d’En-Dor (1 R, 28) [1 S 28]; si je veux, je vous répondrai, dans le cas contraire je me tairai, parce que je suis le Seigneur.”

Je n’ignore pas cette phrase. Mais la prudence veut que vous soyez les premiers à la prononcer. Et soyez-moi reconnaissants de ne rien ajouter, et de laisser votre intelligence compléter ce que je tais.

Mais en vérité, je vous dis qu’il serait bon de ne jamais tenter le Seigneur, ni son instrument, en le prenant pour un esprit devin, afin que vous n’ayez pas à subir ce qui est arrivé à Saül, selon ce que Samuel, qu’il avait invoqué, lui dit.

Je vous rappelle encore la 1ère épître aux Corinthiens, v. 7-11 [1 Cor 12,7-11].

Le petit Jean a reçu le don de me voir parmi les hommes, moi le Maître, et d’entendre la Bonne Nouvelle de mes lèvres. Mais aucun autre don, comme vous voulez le prétendre.

Pour ce qui est des oracles et des tombes, adressez-vous à d’autres en qui vous croyez davantage, même s’ils ne sont pas mon bien-aimé petit Jean.

Sachez toutefois que je manifeste aujourd’hui au petit Jean une vérité que vous brûlez de connaître. Mais comme mon cœur se serre devant votre opiniâtreté à m’offenser et votre cruauté envers mon porte-parole, je lui donne l’ordre de ne pas parler, s’il ne veut pas déchoir de mon amour.

Vous ne pouvez pas pousser les hauts cris pour protester. J’applique à votre égard la loi antique du talion, qui est souvent juste. [Ez 21,23-25] Donnez, et on vous donnera. Faites, et on vous le rendra. Que l’on agisse envers vous comme vous agissez envers les autres. On vous parlera comme vous parlez.

Votre duplicité subtile vous fait lever l’étendard du “secret” pour ne pas vous montrer lumineusement paternels envers celle qui dépend de vous. Moi, je scelle de mon secret les lèvres de mon Jean. Quand la justice sera aimée et servie, alors seulement elles seront descellées. »

A moi :

« Regarde… Apprends… Tais-toi… avec tous. Ne te laisse pas séduire par les flatteries, ni effrayer par les menaces. Toi qui sais obéir, n’obéis qu’à moi.

J’avais demandé que le Père Berti[1] ne transmette rien. Il a transmis. Encore une désobéissance. Et toujours un manque de charité. C’est pourquoi je te conseille : “Apprends et tais-toi, avec tous, même avec tes proches, même avec le Père…”

… Si tu meurs avant ? Tout sera enseveli avec toi.

Ecris ce que je viens de te dire là où tu as mis le signe le plus grand de mon amour pour toi, et ne pense pas au lendemain. Si demain se révèle différent d’aujourd’hui, je lèverai le sceau, et tu descelleras ce que tu as placé à cet endroit.

Sois en paix. Moi, j’ai reçu la myrrhe à la fin. Toi, au début. Mais moi, et toi avec moi, nous avons réservé l’encens pour la suite de l’effroyable Passion. Nous sommes dans l’or, car l’amour brûle ton cœur et le mien. »

Concernant l’Œuvre, il ajoute :

« Je reprends mes paroles du 21 novembre, et je complète mes instructions pour l’avenir.

J’ai dit : “Cette épreuve est la dernière, et si la volonté des hommes rebelles à ma volonté devait triompher, je t’indiquerais d’autres voies à suivre.

Les voici, afin que tu sois prête à répondre quand on te le demandera, sans crainte de déformer la pensée de ton Seigneur, et sans avoir à attendre que je te parle pour parler. Car je viens quand je veux, et jamais quand les hommes me l’imposent.

Ne t’angoisse pas, mon petit Jean, je dis tout dès maintenant pour qu’on voie quelle était la pensée de Dieu, qui ne donne ni son approbation ni sa bénédiction à ceux qui l’y obligent : quand bien même on décrétait définitivement, par quelque entêtement sacrilège, que mon Œuvre est condamnable, tout comme, en condamnant Jeanne d’Arc, ils ont qualifié les “voix célestes” qu’elle entendait de délire et de satanisme — et le décret de justice posthume et trop tardif sur la martyre ne peut plus effacer cette épouvantable erreur —, je permets qu’elle soit publiée à titre d’écrit humain.

Cela ne signifie pas que j’accepte leur jugement ni que je désavoue la nature de l’Œuvre et le nom de son véritable Auteur, mais je le fais par pitié pour les âmes.

J’ai pitié de ces foules ! C’est mon cri depuis toujours… Elles ressemblent aux foules de l’Antiquité qui suivaient l’homme par besoin de miracle, par curiosité, par séduction, oui, cela aussi, car elles étaient séduites par ma Personne, par ma Parole… Ces foules finirent par devenir des disciples du Christ. J’ai donc pitié de tous ceux qui me cherchent, même à leur insu, car leur âme se souvient de moi et tend vers moi, en opposition avec les autres volontés de leur moi, inférieures — car charnelles — à celles de l’âme, qui est spirituelle.

Je veux que les âmes puissent boire à la source de vie de ma Parole.

[Jn 4, 7-14] Photinaï s’étonnait que je lui demande à boire, à elle, une Samaritaine, de l’eau de Samarie. Mais moi, je l’ai invitée à boire l’eau vive de ma fontaine, l’eau qui éteint toute soif ardente humaine, l’eau spirituelle qui rend capable d’adorer Dieu en esprit et en vérité, pour jouir plus tard de lui dans l’autre vie.

Certains représentants du pire esprit samaritain voudraient élever des barrières contre moi, afin que je n’aille pas au-devant d’un grand nombre d’âmes grâce à l’Œuvre, et ils souhaiteraient sceller la source de ma Parole, afin que ceux qui ont soif de vérité et de connaissance ne puissent s’y désaltérer.

Ouvrons donc pour eux un autre accès à la source divine. C’est ainsi que le bon Maître — celui qui porte la Bonne Nouvelle [Is 55, 11], la Parole de vie qui “sort de ma bouche, [et] ne me reviendra pas sans résultat, sans avoir fait ce qui me plaît, sans avoir accompli sa mission”, la Parole de vie, de salut, de lumière sur le chemin, de vérité, d’amour, pour tous — reviendra vers les aveugles, les sourds, les estropiés et les paralytiques, les lépreux, les fous et les morts, comme aussi vers les assoiffés et affamés spirituels, pour ouvrir les yeux et les oreilles à la Vérité, redonner leur agilité aux âmes estropiées ou paralysées, guérir de leur sensualité ceux qu’elle soumet à la lèpre du péché, rendre la raison aux intelligences délirantes sous la possession démoniaque de doctrines contraires à Dieu, ressusciter l’esprit de ceux dont l’âme est morte, nourrir les affamés et désaltérer les assoiffés de moi et du Ciel afin que tous, tous, tous puissent être rassasiés, même ceux qui n’imaginaient pas me rencontrer en lisant un livre. »

Mais comme la volonté des hommes pourrait rendre nécessaire cette mesure, il est juste que j’impose d’autres dispositions humaines. Tout comme on vise à faire de ce don spirituel une chose simplement humaine.

Cessez de mal agir envers mon instrument en profitant de sa patience, de son respect, de sa bonne éducation, de toute sa personnalité. Cela suffit ! [Mt 25, 24-39] [Mt 18, 23-35] [Jn 10, 22-39] Vous ne moissonnerez pas pour vous tout le fruit de ses fatigues, et vous ne pourrez pas réitérer le geste du serviteur sans pitié, ou plus encore l’acte des Juifs à la fête de la Dédicace du Temple, lier l’innocente et donner des pierres à celle qui vous a offert des paroles divines.

Les mesures que je prends sont justes.

J’avais confié mon petit Jean à un Ordre, à qui elle apportait un don de valeur surnaturelle, en plus du peu de biens qu’il lui restait.[2] Mais l’Ordre ne devait pas seulement recevoir, il devait aussi donner, c’est-à-dire aider de toutes les manières possibles leur consœur instrument de Dieu. Si cela avait été fait, ma divine prudence actuelle n’aurait pas lieu d’être.

Par l’entremise de son Supérieur général, du Supérieur provincial, et de celui du lieu, l’Ordre a été capable, une fois et sans raison, de retirer toute assistance sacramentelle à une consœur malade, coupable seulement d’aimer l’Ordre auquel Dieu l’avait confiée et d’imaginer pouvoir y trouver un esprit de protection paternelle. Mais l’Ordre, tant au niveau de ses chefs que chez beaucoup de ses membres, lui est hostile. En la personne de son Supérieur, il se tient en retrait, en silence si possible, à l’ombre, sans influencer ouvertement en bien le petit Jean. Mais, dans les faits, l’Ordre montre clairement qu’il ne croit pas que leur consœur Maria soit mon porte-parole et que je la guide. Car s’il le croyait, il n’aurait pas systématiquement désobéi à mes volontés. Bien avant que le Saint-Office[3] n’ait causé du tort à l’Œuvre, l’Ordre l’avait fait. Mais en la personne de son Supérieur, l’Ordre a établi un acte d’acceptation douteux, puisqu’il n’est pas signé par le Supérieur pour lui-même et pour ses successeurs. Il s’ensuit que, demain, il pourrait être prêt à dire : “Ce n’est pas valide. Ce sont d’autres qui l’ont fait. Je ne le reconnais pas.”

Je pourrais continuer… Non, les supérieurs et beaucoup de membres de l’Ordre ne montrent ni sincérité, ni charité. Ils n’ont pas d’intention droite, en d’autres termes ils ne sont pas honnêtes. Non, pas même cela. C’est la raison pour laquelle, moi, j’impose ces mesures.

Si la volonté contraire des hommes s’accomplissait, toi, mon porte-parole et ma créature qui as reçu ce don, tu exigeras que l’on établisse par un acte légal et en présence de témoins, ce qui suit. Ces dispositions annulent toute autre mesure ou écrit, qui était valide tant qu’on reconnaissait à l’Œuvre son caractère surnaturel, et tant que l’écrivain était considéré comme écrivant sous ma dictée. Mais si cela est nié, il faut procéder d’une manière différente, autrement dit humaine… ce qui signifie réduire le spirituel au niveau humain.

I – L’Œuvre “Paroles de vie éternelle” a été reçue par la volonté divine et écrite sous dictée divine par Maria Valtorta, qui est donc l’unique instrument utilisé par Dieu pour sa rédaction.

II – Puisque les hommes ne reconnaissent pas la nature surnaturelle de l’Œuvre, nient par conséquent son véritable Auteur et attribuent ce rôle à Maria Valtorta, l’Œuvre doit être traitée juridiquement et financièrement comme tout ouvrage humain, de même que celle à qui on veut imposer la qualité d’auteur. Il s’ensuit que Maria Valtorta, comme tout écrivain, est propriétaire de son travail, et devient automatiquement l’arbitre absolue du destin de son ouvrage. Elle peut le céder à une Maison d’édition contre une juste rétribution, ou devenir elle-même partie prenante de la Maison d’édition avec intéressement viager aux bénéfices de l’Œuvre pour elle et son héritière (qui fut vraiment une Marthe de Béthanie pour moi et pour mon petit apôtre).

Ne poussez pas les hauts cris ! Moi, j’ai été vendu contre trente deniers. Mon Œuvre m’appartient, et elle peut, elle aussi, être vendue, puisque vous voulez (pas moi, mais vous !) lui ôter tout caractère sacré et la qualifier d’ouvrage humain.

Ne criez pas au scandale ! Un apôtre m’a trahi, moi qui étais Dieu. Après avoir obtenu tout ce qui vous a été offert de bonne foi, vous pourriez bien, en la personne de vos supérieurs présents et futurs, fermer les portes de votre cœur et celles du devoir envers votre consœur — qui vous a tout donné en ayant confiance en un Ordre religieux. Vous avez bien été capables de lui retirer l’Eucharistie (c’est-à-dire moi-même), son unique joie dans sa longue crucifixion, ce qui lui a causé une douleur si vive qu’elle n’était pas loin de la mort !

III – Par conséquent : puisque l’on veut décréter que l’Œuvre est humaine et que son auteur est Maria Valtorta, elle doit porter le nom pseudonyme du porte-parole. Du point de vue du droit, elle ne devrait porter nul autre nom que le mien, si l’on voulait être juste envers le divin Auteur de l’Œuvre. Et après le mien, que l’on ne veut pas mettre, celui du petit Jean, qui s’est fatigué pendant tant d’années à écrire ce que je lui disais et ce que je lui montrais.

Je parle de “pseudonyme” parce que je ne modifie pas ce que j’ai établi au sujet de mon porte-parole. Je veux en effet que son identité humaine reste inconnue de son vivant. En vérité, son nom de créature n’a aucune valeur ici, car ce n’est pas l’être charnel qui a reçu ce don, mais son esprit, qui s’est consacré à moi jusqu’au sacrifice complet, à mon imitation ; et il était bien juste que je fasse un tel don à celle qui m’avait tout donné.

Souvenez-vous tous que l’unique nom qui ait une vraie valeur est celui que Dieu écrit sur les pages blanches d’une âme qui a su rester fidèle à la grâce, ce nom que Dieu écrit là-haut, dans son Royaume, en caractères lumineux : le nom du vainqueur. D’ailleurs, il n’attend pas toujours, pour l’appeler de ce nouveau nom, que sa pauvre vie soit arrivée à son terme ou, pour mieux dire, que soit arrivé le jour de sa naissance à la vraie Vie, la seule vie.

J’ai donné à Simon le nom de Pierre bien avant que son âme fidèle ne monte au Ciel. J’ai appelé Maria “Petit Jean”. Et elle doit être Jean. Pour ne pas heurter les ennemis du petit Jean, qu’on l’appelle “Jean bien-aimé”. C’est le nom qui lui convient, car je l’ai aimé, je l’aime, et je l’aimerai, même pour ceux qui ne l’aiment pas. Il sera toujours à mes yeux mon Jean bien-aimé.

L’Œuvre reste à vous si vous acceptez ces trois dispositions : I. Une déclaration légale que c’est Maria qui a reçu l’Œuvre d’origine surnaturelle, déclaration nécessaire pour le temps présent et pour l’avenir ; II. La cession légale ou l’intéressement bien établi aux bénéfices des éditions ; III. Le nom pseudonyme du porte-parole inscrit sur l’en-tête de l’Œuvre.

Dans le cas contraire, Maria est libre de la céder à une Maison d’édition, conformément à l’usage en cas semblable, en établissant une interdiction légale à qui que ce soit de s’approprier tout ou partie de l’Œuvre. Refuser ces dispositions vous ferait en effet déchoir de tout droit humain, comme d’autres auraient fait déchoir l’Œuvre de l’unique qualification qui lui revenait de plein droit en raison de son origine.

Elle était plus noble avant, n’est-ce pas ? Elle était plus belle avant, oui. Je suis écœuré — et mon dégoût se communique à mon porte-parole — de constater qu’une œuvre non humaine et un instrument spirituel doivent s’avilir à prendre une forme humaine. J’ai ressenti la même nausée quand Israël voulut rabaisser le miracle surnaturel de ma vie d’Homme à une conception commune puis à la vie normale de tout un chacun, et me traiter en homme, qui plus est menteur, fou et sacrilège.

[Jn 1, 11] En ce temps-là, je suis venu dans ma Maison, et on n’a pas voulu m’accueillir. Je suis revenu, et on n’a pas voulu me connaître. Les siècles n’ont pas changé le cœur des hommes, et le Christ est toujours un objet de contradiction entre eux, ainsi qu’un glaive de douleur pour ceux qui le portent en eux ou sur leur cœur, comme ma Mère.

Je demanderai un jour à ceux qui auront refusé de m’accueillir : “Pourquoi ne m’avez-vous pas reçu ?” Et je dirai au petit Jean : [Mt 25,34-36] “Entre, car j’ai eu faim et tu m’as rassasié par ton amour, j’ai eu soif et tu m’as désaltéré par ta pitié, j’ai frappé à la porte de ton cœur et c’est avec joie que tu m’as accordé l’hospitalité. [Mt 5,10] Entre, car bienheureux les persécutés à cause de la justice : le Royaume des Cieux est à eux.”

Voilà pour l’Œuvre.

Quant au sceau du secret que j’ai posé sur les lèvres du porte-parole, sachez qu’il sera levé un an seulement après la publication complète de l’Œuvre, et sans qu’elle puisse être frappée par d’injustes décrets, pas plus que mon instrument.

Ce décret ne changera pas d’un iota, même si vous cherchiez à réparer par des remords tardifs. Voici plus de deux ans et demi que je vous demande vainement de m’obéir ; je vous vois tourner mes conseils en dérision, même si vous n’en avez pas l’air : vous le faites en ne marchant pas sur les voies que je vous ouvre. Maintenant, Dieu est fatigué, et il prend les mesures de prudence qui s’imposent.

N’insistez pas : les flatteries, les menaces, tout est inutile. Les premières sont trop tardives, et trop souvent démenties pour qu’elles puissent paraître bonnes, même aux yeux de la créature.

Ce que j’ai décidé ne changera pas. Je le répète : “Donnez, et il vous sera donné. Faites, et on vous le rendra. On vous parlera comme vous parlez. Plus tôt vous ferez, plus tôt vous obtiendrez ce que je peux vous donner.” Mais si, entre-temps, le petit Jean venait à moi, le secret restera un secret éternel. »

A moi : « Ecris, afin que ceux que je t’ai indiqués ne puissent avoir aucune excuse. Ensuite, que la justice suive son cours. »

(Le 9 janvier 1948, j’écris à Mgr Carinci, à Mgr Fontevec­chia, ainsi qu’à Mgr Dottarelli. Son Eminence Mgr Carinci répond le 19 janvier 1949 en me laissant bon espoir. Mgr Dottarelli répond le 1er février en me faisant part de prévisions catastrophiques… C’est à n’y rien comprendre.)

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Notes

  1. Le Père Berti était Servite de Marie. Il s’est consacré pendant 30 ans à l’œuvre et aux affaires de Maria Valtorta, et fut le premier curateur des publications. ↩
  2. Ce qui est mentionné ici, c’est la maison de la famille Valtorta, que Maria Valtorta a léguée par testament à l’Ordre des Servites de Marie. ↩
  3. Le Saint-Office est l’ancien nom de la Congrégation pour la Doctrine de la Foi. ↩