Los Escritos de Maria Valtorta

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40. Leçon n° 40 — Rm 9, 19-24.

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40. Capítulo 40

ES Traducción en camino

40

22 juin 1950.

Rm 9, 19-24.

«Plusieurs, lorsqu’ils se sentent rappelés sur des chemins de justice par quelqu’un qui leur dit de ne pas offenser Dieu, répondent par cette accusation blasphématoire: “De quoi se plaint-il? C’est lui qui nous a faits ainsi. Il aurait pu nous créer invulnérables aux assauts de Mal, ou au moins interdire au Mal de nous attaquer. Il aurait pu nous faire tous bons, et tous saints. Alors que! Où est-elle l’équitable mesure de sa bonté et de sa providence pour tous? Un tel est riche, un tel autre est pauvre et miséreux; celui-ci est en bonne santé, celui-là est toujours malade; l’un est aimé de sa parenté, de son épouse, de ses enfants, de ses amis, et l’autre est un incompris, un exploité, un trahi, un mal aimé, mal aimé par tous ceux qui l’entourent. L’un est toujours vainqueur, l’autre jamais, même s’il aurait toutes les raisons de l’être. Comment peut-on prétendre qu’une personne qui est victime de la société, de la malchance, de la famille, ou de la maladie, ne devienne pas rebelle en voyant que beaucoup d’autres ne sont ni victimes ni perdants, mais vainqueurs et gagnants? Celui qui a été créé avec un tempérament bouillonnant de colère ou de luxure, n’a-t-il pas le droit de dire: ‘Pourquoi m’as-tu donc créé ainsi?’. C’est lui, Dieu, qui veut que les choses soient faites ainsi. Il est inutile de vouloir s’opposer à sa volonté. Ni pour le Bien, ni pour le Mal. C’est lui qui veut qu’il en soit ainsi”.

Non. Ce n’est pas Lui. Ne tombez pas dans l’hérésie de certaines sectes officiellement disparues, mais dont les doctrines hérétiques sont encore présentes dans vos cœurs, ou dans l’hérésie d’autres sectes officiellement toujours en vie, et qui par leur doctrine coupée de la vérité, de la lumière, de la sagesse divine – car ces sectes ont cessé d’appartenir au Corps mystique – tirent la conclusion que l’homme n’a pas été créé pour le ciel, mais pour être damné vu qu’il ne peut vivre de façon à éviter le péché.

Non. Il n’en est pas ainsi. Si quelqu’un vous parle ainsi, ne le croyez pas. N’acceptez pas cette pensée si Satan l’insinue dans votre esprit. Ce serait un désaveu, une méconnaissance, un désespoir. Vous désavoueriez Dieu, renieriez sa Nature, sa Paternité, tous ses attributs. Vous tomberiez dans le péché du désespoir, le désespoir du salut, et comme des feuilles mortes vous vous laisseriez porter loin du vrai terme: le Ciel. Ces routes obscures et bourbeuses vous conduiraient dans l’abîme, où tombent inévitablement ceux qui ne croient pas, n’espèrent pas, n’aiment plus le bon Dieu, ne comptent plus sur ses promesses certaines, ni sur sa Loi.

Imitez le Christ. Personne n’a été plus éprouvé que lui. Personne autant que lui n’a connu la solitude, l’incompréhension, les abandons. Ceux du Ciel et ceux de la Terre. Personnen’a souffert tout ce qu’il a souffert. Et Je ne parle pas seulement des douleurs des derniers jours, celles qui se sont terminées dans le sépulcre, Je parle de toutes les douleurs qu’il a souffertes à partir du jour où il a ouvert ses yeux pour la première fois à Bethléem. Douleurs de tous les genres. Et toujours plus grandes. Pourtant jamais il n’a fait de reproches au Père pour l’océan de douleurs qui l’ont entouré, et qui montaient, montaient toujours plus vastes et plus amères, jusqu’à le submerger.

Il n’a jamais accusé le Père. Il savait que le Père permettait que tout cela se produise pour ensuite l’exalter à cause de sesmérites, l’exalter dans une mesure sans mesure, en proportion aux douleurs souffertes. Il savait que le mal, la douleur, chaque solitude et angoisse qu’il endurait, venaient de l’Hommedéchu, d’Adam et de ses descendants qui, déchus qu’ils sont, ne pouvaient que blesser Celui qui était Dieu revêtu de chair humaine, et qui s’était fait tel pour les rendre, eux, fils de Dieu. Satan lui-même les poussait. Jésus savait que celui-ci, conscient de la défaite qu’il allait subir à travers la restauration de l’état de Grâce pour les rachetés, se vengeait sur l’Amour avec haine à son comble.

Imitez le Christ. Ne blasphémez pas contre Dieu en lui attribuant la faute de votre faiblesse.

Ne vous a-t-il pas créés tous égaux? N’a-t-il pas donné à tous indistinctement une intelligence pour comprendre, un cœur pour aimer, une conscience pour distinguer le bien du mal, une âme capable d’élans spirituels et des possibles rencontres avec lui? Souffrez-vous? Considérez pourquoi et qui vous fait souffrir. Vous verrez que c’est l’homme. Soit parce qu’il vous a transmis un sang contaminé, pécheur, soit parce qu’il a attenté votre intégrité physique, soit parce qu’il a cultivé en lui la jalousie et la haine contre vous, et vous a calomnié, ou vous a lésé moralement. La cause de votre souffrance, c’est l’homme.

Vous sentez-vous faibles spirituellement, et déçus à cause de vos chutes? Examinez-vous attentivement. Est-ce vraiment Dieu qui vous a poussés vers cette tentation, ou est-ce vous qui avez marché à sa rencontre, ou n’avez rien fait pour fuir les tentateurs? Alors que le Péché originel est lavé dans votre âme par le Baptême, croyez-vous que vos mauvaises tendances qui y persistent, plus vos fautes, font de vous des pervertis qui ne pourront jamais s’empêcher d’être tels? Des réprouvés n’ayant plus aucune ressemblance avec le Père, ni aucun moyen pour perfectionner toujours plus cette divine ressemblance?Non. De même qu’un homme, même s’il devient ou naît difforme, bestial, ou monstrueux, ne cesse d’être un homme, de même, et à plus forte raison, l’âme ne perd jamais complètement sa ressemblance d’avec le Père qui l’a créée. Même si son intelligence est lésée, elle reste vivante, ou susceptible de redevenir vivante. Si, par dégénérescence psychique, l’homme tombe dans des péchés dignes d’une brute, mais ensuite se reprend et invoque les eaux de la Vie pour son âme morte, son âme revient à la vie. Dans une âme la tendance au Bien ne s’éteint jamais complètement; le souvenir de son origine et de son but ne disparaît jamais de façon totale. Seule une partie humaine de l’homme peut, par une volonté spontanée mais satanique, vouloir la mort pour son âme. L’âme, elle, si elle pouvait être libre et seule, aurait toujours tendance à rechercher Dieu, et à toujours se re-créer pour être avec Lui.

Celui qui spontanément et avec préméditation tue son âme, finit presque toujours par tuer aussi son corps. Violent à l’égard de son âme, à son tour il va faire violence aussi à son corps. Ayant renié l’Etre, le But, la Foi, et l’existence de la vie de l’esprit à l’intérieur de lui-même, il finit par se suicider,comme Judas.

Celui qui, sans préméditation tue son âme avec le péché mortel et ensuite veut retourner à la Vie, regrette ce qu’il a fait et se confie à la Miséricorde divine, comme Dismas, nonseulement il redonne la vie à son esprit mais, a cause de l’humiliation que lui a procuré la chute, il diminue en orgueil et grandit en humilité. De cette façon, sa faute, ses propres tendances pécheresses, en le tenant dans l’humilité, servent à le faire avancer vers la perfection, laquelle ne peut jamais se trouver là où il y a orgueil. En même temps, le fait d’expérimenter l’amour de Dieu qui pardonne au pécheur repentant, le pousse vers un amour plus ardent pour Dieu, l’Objectif à atteindre.

Assez souvent – et Paul en est un exemple – Dieu tire ses vases d’élection à partir des plus grandes misères, à partir de vases d’argile qui par surcroît peuvent être remplis de fange, de haine, et de luxure.

Dieu est comme un potier. C’est le Potier divin. A partir de la même matière, il fait des vases, tous les vases. Il se sert de la même matière. De la même manière aussi. Il met dedans les mêmes choses. Il assigne à tous la même mission et le même objectif. Sa Pensée sait lesquels parmi ses vases resteront fidèles à leur but et à la mission, et lesquels ne le resteront pas. Mais ce n’est pas Lui qui en décide. C’est la matière qui décide si elle veut rester fidèle ou non.

Et la patience divine supporte tout. Elle sait attendre. De ces hommes – vases d’élection ou de perdition, vases de charité ou de haine, de vérité ou de mensonge, de chasteté ou de luxure – elle fait autant d’instruments pour éprouver d’autres hommes dans leur volonté de salut ou de ruine, de cupidité ou d’amour à la pauvreté spirituelle qui s’exprime par le détachement de tout ce qui n’est pas Dieu, de rébellion ou de mansuétude, d’insoumission ou de soumission résignée, d’injustice ou de justice, de dureté ou de miséricorde, de la triple concupiscence ou de la triple pureté, de colère ou de douces larmes de douleur, de persécution contre les frères ou de fidélité même dans les persécutions. Tout cela en vue de la récompense ou de la punition, selon le mérite ou le démérite. Cette patience divine par là-même fait resplendir son Pouvoir. Elle donne son Royaume à ceux qui répondent à ses lumières, à ses invitations, à ses ordres, et elle le soustrait à ceux qui, ne se soumettant pas à ses Voix, s’auto-proclament “dieux et hommes justes”, qui appellent “ténèbres” ses lumières et suggestions sataniques ses prodiges.

C’est ainsi qu’Israël a agi envers le Seigneur et envers son Verbe. De la Loi divine, Israël avait gardé la lettre mais nonl’esprit, et il était tombé dans les sempiternels péchés d’orgueil, de dureté de cœur, de rébellion, et même, oui, d’idolâtrie, car ses chefs ont eu du mépris pour le vrai Dieu devenu homme par amour, et ils l’ont tué pour pouvoir rester eux-mêmes “dieux”. Après avoir supporté patiemment pendant des siècles ces vases sur qui sa colère descendait déjà pour les envoyer à leur perdition, Dieu a puni Israël en répudiant la Synagogue et ses ministres, et de cette répudiation d’Israël, coupable du plus grand péché, il a fait naître le salut, la miséricorde, la gloire éternelle pour les Gentils. Selon la parole des Prophètes et du Christ lui-même, à la place du Temple et del’autel démolis, il a construit le nouveau Temple et l’autel nouveau. A la place des vieux sacrifices il a institué le nouveau sacrifice, le Sacrifice perpétuel et saint, saint comme est saint son Pontife éternel: le Christ, Fils de Dieu.

A ce Temple, à cet autel et à ce sacrifice, tous les peuples étaient admis, et le sont toujours, car chaque homme est créé par Dieu, chaque homme a la même origine, le même but, les mêmes droits auprès du Père, qui est miséricordieux et compatissant envers tous ceux qui se tournent vers Lui».

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