Jésus dit:
“Moi qui suis le Sauveur des peuples, je ne puis ne pas être le sauveur de mon peuple. Le mien en vertu de la loi antique, le mien en vertu de la loi nouvelle.
Humainement, je suis sorti de cette race, et s’il est vrai qu’elle m’a raillé, méconnu, trahi, tué, si elle a fait cela parce qu’elle avait l’âme alourdie et enveloppée par le magma de la faute que mon Sang ne lave pas et parce qu’elle est une branche qui ne veut pas se greffer au cep de la vigne divine, il n’en est pas moins vrai que je suis mort pour cette race aussi, que sur elle, j’ai des droits de Souverain et pour elle, un amour de Créateur.
Les pères des pères des gens d’aujourd’hui ont repoussé avec dureté et cruauté le don de l’Éternel, et ils ont demandé mon Sang pour rassasier leur haine de la vérité. Je les attirerai à moi avec patience, intelligence, force et bonté.
Les œuvres des humains, bonnes ou iniques, servent toujours à une fin surnaturelle, car la méchanceté humaine est recueillie par Dieu et au contact de ses mains, elle se transforme en instrument de bien. Dieu a tout essayé dans son action prévoyante pour atteindre son but, qui est de réunir les humains en un noyau unique pour le dernier jour, tout comme ils se répandirent par toute la Terre d’un noyau unique, se divisant comme des ruisseaux qui débordent de la coupe d’une source.
L’œuvre est déjà commencée et les persécuteurs qui endommagent et offensent ce qui est humain ne savent pas qu’ils sont en train de créer par leur iniquité le grand jour du Seigneur, où je rassemblerai comme des brebis dispersées mon immense troupeau au pied de la croix et rebaptiserai du nom d’ ‘agneaux’ les enfants du troupeau, jadis le mien, qui étaient devenus sauvages, expulsant ceux qui, sous mon signe, sont les aspics et les loups de la société humaine.
Quand vous saurez me reconnaître et pleurer d’un cœur contrit, je changerai votre séculaire condamnation pour déicide en pardon et bénédiction, car je ne peux oublier le bien accompli par vos pères anciens, lesquels du Royaume prient pour vous qui errez. Dépouillez-vous donc, vous aussi, qui les premiers avez reçu le don de la Loi, de tout ce qui déplaît à Dieu.
Les mêmes commandements que je donne à ceux qui sont nés du labeur mystique de la Croix, je les donne à vous qui vous êtes fait de la croix un échafaud sacrilège et une source de condamnation.
Dites la vérité et servez la Vérité. Venez à elle. Frappez-vous la poitrine pour ceux qui l’ont raillée et ont espéré la tuer. Ils n’ont tué qu’eux -mêmes, car la Vérité est immortelle dans sa nature divine. Ne vous drapez pas de ses insignes à des fins humaines. Mais une fois que vous vous serez approchés d’elle, aimez-la comme une épouse jusque-là inconnue. C’est elle qui doit vous engendrer à la vie éternelle. Mais l’on ne peut engendrer si l’on ne fait de deux choses une seule, en poursuivant, non le plaisir des sens, mais la sainteté des fins. Soyez honnêtes et sincères avec tous et surtout avec Dieu, dont l’œil sonde les cœurs, les transperçant de part en part, et les voit de la même manière, et même mieux, que le savant et le bactériologiste ne voient dans vos corps les maladies qui vous consument et les germes qui vous rongent.
Appliquez l’amour à la vérité dans vos rapports avec Dieu et les humains. Ne trahissez pas. Un de votre race a trahi il y a vingt siècles, poussé et suivi par des êtres sournois et perfides. Enlevez cette honte qui vous écrase depuis des siècles en agissant de façon juste et loyale.
Pour être aimé, il faut se faire aimer. Vous l’avez oublié bien des fois, trop de fois. Aimez la paix. C’est le signe du Christ, que vos pères ont tué en attirant sur vous la guerre sans fin qui, avec quelques trêves, éclate et renaît comme un mal incurable dans le corps de la Terre et ne vous donne ni sécurité ni repos. Vous devez maintenant apprendre à aimer cette paix, afin de pouvoir appartenir au Christ et de mettre ainsi un terme à l’éternel exode de votre race.
Chaque motte de terre de ce monde frémit sous vos pieds et vous chasse. Même les mottes anciennes. Mais si moi, Seigneur du monde, je tends la main et j’ouvre la bouche pour dire: ‘Assez! Ceux-ci m’appartiennent de nouveau’, la Terre ne pourra plus vous persécuter. Les tentes surnaturelles du Ciel seront sur vous pour vous protéger.
Souvenez-vous du temps où j’ai persécuté les puissants pour vous, où j’ai fait jaillir des sources de la sécheresse des déserts et pleuvoir la nourriture du ciel; où j’ai envoyé mes anges vous ouvrir un passage au milieu des ennemis pour vous conduire à la terre que j’avais promise aux premiers saints de la Terre. Je suis encore ce même Dieu puissant et compatissant. Je le suis deux fois plus maintenant que je ne suis pas seulement le Père Créateur, mais le Fils Sauveur, maintenant que la Troisième Personne a engendré le miracle de l’Incarnation d’un Dieu pour faire de lui la Victime expiatoire de toute l’humanité.
Je vous attends pour pouvoir dire: ‘Paix’ à la Terre, et dire au Ciel: ‘Ouvre-toi pour accueillir les vivants. Les temps sont révolus!’. Venez. Mon cœur est le même, maintenant que je suis au Ciel, de ce qu’il était au Golgotha lorsque je priais pour vos pères et que je pardonnais à Disma.”
Jésus me dit:
“Je t’ai dicté ce passage aujourd’hui où tu es en mesure de l’écrire, au lieu de demain où tu ne pourrais le faire. Mets la date de demain[1]. La collection des dictées doit avoir la régularité du mouvement d’un pendule. Un jour on comprendra mieux pourquoi je dis de faire cela. Maintenant repose-toi sur mon cœur.”