Jésus dit:
“La première fois, pour sauver la Terre, mon Père envoya ses eaux purificatrices; la deuxième fois, il envoya un bain de sang, et quel sang! Ni la première, ni la deuxième purification n’aura servi à transformer les humains en enfants de Dieu. Maintenant, le Père est las et il permet que se déchaînent les châtiments de l’enfer afin que périsse la race humaine, car les humains ont préféré l’enfer au ciel, et Lucifer, leur dominateur, les torture pour les pousser à blasphémer contre Nous et faire ainsi d’eux ses enfants à jamais.
Je viendrais une deuxième fois pour mourir afin de les sauver d’une mort plus atroce encore… mais mon Père ne le permet pas… Mon Amour le permettrait, la Justice pas. Elle sait que ce serait inutile. Je ne viendrai donc qu’à la dernière heure. Mais malheur à ceux qui me verront à cette heure après avoir choisi Lucifer pour leur seigneur! Mes anges n’auront pas besoin de porter des armes pour gagner le combat contre les antéchrists. Mon regard suffira.
Oh! Si seulement les hommes savaient encore se tourner vers moi qui suis le salut! Je ne souhaite que cela et je pleure parce que je vois que rien ne peut leur faire lever la tête vers le ciel d’où je leur tends les bras.
Souffre, Maria, et dis aux justes de souffrir aussi pour suppléer au second martyre que le Père ne veut pas que j’accomplisse. À chaque créature qui s’immole, le Ciel accorde le salut de quelques âmes. Quelques âmes…. Il ne faut pas s’étonner que les âmes grâciées soient peu nombreuses pour chaque petit rédempteur si on pense que moi, le divin Rédempteur, à l’heure de l’immolation sur le Calvaire, en présence de milliers de personnes, je n’ai réussi à sauver que le larron, Longin, et à peine quelques autres, si peu…”.
Réflexion sur des propos qu’on m’a rapportés, selon lesquels on compterait beaucoup sur mes prières pour être exaucé, puisqu’on reconnaît que j’ai obtenu ce que j’ai demandé.
“Je n’en tire aucun orgueil, mais plutôt une plus profonde gratitude envers Dieu qui a la grande bonté de permettre que je sache obtenir le bonheur d’autres cœurs. Mais à ces cœurs-là je voudrais dire, et je vais le dire – en particulier à celui qui ce matin m’a fait connaître sa pensée – que cela ne se produit pas par mon mérite. Tous pourraient y arriver s’ils le voulaient. Il n’y a pas de méthode ou d’étude spéciale pour développer ce pouvoir d’obtenir des grâces. L’important est de faire de son propre cœur une mangeoire de Bethléem pour y accueillir Jésus enfant, et de soi-même une croix pour porter Jésus rédempteur. Lorsque nous le portons ainsi, indissolublement, nous devenons un simple complément de Jésus; lui seul est le véritable protagoniste de toute chose. Le secret pour obtenir les grâces, que les gens attribuent à nos mérites inexistants, c’est uniquement notre anéantissement dans le Christ, un anéantissement si total que notre personnalité humaine en est dissoute et que Jésus est obligé d’agir seul en chaque circonstance. Nous ne faisons que lui apporter les voix des particuliers avec un baiser d’amour. Le reste, c’est lui qui le fait.”