Jésus dit:
“L’incrédulité est une des grandes plaies de ce temps de malheur.
Vous ne croyez pas aux paroles de la Foi ou vous y croyez comme il vous plaît: d’une façon relative et que vous accomodez à votre mode de vie.
Vous ne croyez pas en Dieu avec simplicité et fermeté. Vous discutez, vous ergotez, vous mesurez avec vos mesures ce qui est infini et vous allez jusqu’à nier parce que vous ne savez pas expliquer.
Vous niez entièrement la puissance de Dieu, puisque vous n’admettez pas que Dieu puisse faire naître des saints même des pierres et donner la parole aux âmes muettes. Dieu fait ce qu’il veut et, pour confondre les orgueilleux, il se sert des petits et les fait grands, car il entre en eux et devient leur ‘tout’.
Vous niez le miracle. En fait, vous admettez les miracles qui vous arrangent. Quant aux autres, qui ne sont pas moins grands parce qu’ils sont spirituels, vous dites qu’ils sont impossibles. Et quoi? Vous m’attribueriez des limitations? Vous ai-je peut-être demandé des conseils ou votre approbation pour agir? Vous ai-je demandé de l’aide? Non. La bonne volonté de mes serviteurs me suffit pour susciter le miracle, que vous niez, de faire d’un rien mon serviteur. Je ne vous demande pas votre collaboration, ô pharisiens négateurs, et je n’en ai pas besoin.
Souvenez-vous-en et soyez moins incrédules et moins orgueilleux. Baissez votre tête orgueilleuse et permettez ainsi à votre esprit de s’élever. Voyant que vous croyez en lui avec humilité et ténacité, Dieu vous accordera le miracle de la transformation de votre cœur, plein d’obstacles humains, en un cœur reconsacré par la Foi.
N’ayez jamais peur de celui qui est un Père pour vous. Aimez-le et bénissez-le toujours, car il n’a pour vous qu’un amour infini qui compatit à tout et pardonne tout, pourvu qu’il voie en vous une intention droite.
Mais c’est justement ce qui vous manque. Vos actions portent toutes un germe non droit. Elles sont rares comme des perles noires ces créatures dont les intentions n’ont qu’une fin: la gloire de Dieu sans souci d’estime humaine. C’est pour cela que je n’écoute pas vos paroles, vous rendant en égale mesure ce que vous me faites en n’écoutant pas mes paroles.
Et aussi longtemps que vous resterez la génération perverse que vous êtes, ennemie de Dieu et de l’esprit, et amie de la chair et du sang et de l’instigateur de la chair et du sang, vous ne jouirez pas de la vraie paix. Vraie: non illusoire comme la rémission d’une maladie chronique qui n’est que l’occasion pour l’organisme d’accumuler secrètement de nouvelles toxines destinées à déborder ensuite dans le sang, apportant une aggravation du mal qui tue.
Il en va de même de vos paix. Elles ne sont que l’occasion de rassembler des forces et des moyens pour des guerres futures encore plus démoniaques. Je vous l’avais dit[1] et fait dire par ma sainte Mère et par mes serviteurs à qui l’avenir avait été dévoilé. Mais vous niez le miracle, vous niez la révélation, vous niez Dieu.
Qu’est-ce que vous ne niez pas? Vous niez tout ce qui n’est pas le fruit de votre orgueil et vous agissez, non selon les lumières qui viennent d’en haut, mais selon les fleuves qui coulent de votre être embrasé d’orgueil, poussé par la violence, rendu satanique par la triple luxure.
Et moi qui me penche sur vous comme un Père, qui suis amour à ceux qui me sont fidèles, je ne peux bénir vos desseins et régir vos entreprises. Et souvenez-vous que celui qui n’a pas Dieu avec lui périt.”
Comme complément à toute ma souffrance, je vois clairement la très sainte vierge Marie tout habillée de noir. De la tête aux pieds: le voile, la robe, le manteau, et elle se promène comme dans un jardin, le visage infiniment triste. Je dis comme dans un jardin parce qu’il y a des fleurs, mais je ne vois pas de plates-bandes à proprement parler. Il y a des fleurs et des sentiers. Je ne vois rien d’autre.
La Madone se penche pour cueillir les fleurs. J’ajoute, pour mieux expliquer, qu’on dirait qu’un ouragan s’est abattu sur ce lieu, parce que les herbes et les fleurs sont à moitié brisées, à moitié pliées dans la boue du sentier. Marie ramasse celles qui sont brisées et les embrasse, elle écarte du pied celles qui sont pliées dans la boue, mais elle ne les cueille pas. Et elle pleure.
Elle répond ainsi à une question intellectuelle que je lui pose:
“Ce sont des âmes sacerdotales sur lesquelles le monde et Satan se sont acharnés et s’acharnent en ces temps en particulier.
Celles qui sont brisées sont ceux que la haine du monde a tués, les martyrs de ce siècle. Je les cueille et je les apporte au Ciel, car je suis la Mère du Sacerdoce et je sors mes enfants de l’horreur pour les amener dans la Lumière qu’ils se sont méritée. Je les cueuille dans mon manteau pour ensuite verser cette sainte floraison au pied du trône de Dieu.
Les autres sont les prêtres qui se sont laissé plier, par intérêt humain ou par apathie, quand ce n’est pas par ferment d’orgueil, par les évènements ou les doctrines qui les dépouillent de leur armure protectrice. Ils ont perdu la trempe que leur avait donnée le caractère sacerdotal et ils sont devenus pliables face aux vents humains, jusqu’à salir leur soie fleurie dans la boue de la terre.
Je pleure sur la douleur des premiers et sur l’erreur des seconds. Mais mes pleurs sur les premiers se transforment en perles éternelles destinées à orner leur couronne. Sur les seconds, ils ne sont que douleur qui voudrait les sauver, mais qui ne le peut pas s’ils ne pleurent d’abord sur eux-mêmes.
C’est la plus grande de mes douleurs de Mère universelle pour ses enfants qui offensent mon Premier-né, mort pour donner la vie à tous mes enfants. En ces jours où se renouvelle ma joie de Mère de Dieu, le monde trouve le moyen de changer ma robe de joie éclatante en habit de deuil, en tuant mes prêtres ou – double mort et sans espoir – leurs âmes.
Prie et souffre pour aider les martyrs et pour sauver les coupables.”