Les Écrits de Maria Valtorta

55. Le 12 juillet

1943-07-12

Jésus dit:

“Sais-tu pourquoi je demande[1] d’encore plus intenses réparations et des prières universelles au Très Saint Sacrement? Par justice. Dieu est juste même dans les choses les plus insignifiantes. Tu t’imagines bien qu’il veut être juste en rapport à son culte.

Le Sacrement condense le Corps et le Sang, l’Âme et la Divinité de ton Jésus. Par conséquent, en me priant, Moi-Eucharistie, dans un esprit de réparation, on prie, non seulement mon Corps, mais mon Sang, en plus de mon Âme et de ma Divinité. Les réparations faites à mon Sang sont donc absorbées par celles qui sont offertes à l’Eucharistie dans laquelle je suis tout entier.

Je demande que mon Sang soit aimé et utilisé pour les besoins infinis des âmes. Que cet océan de puissance, dont les vagues sont formées par mon Sang, ne reste pas infructueux. Mais s’il est vrai qu’il serait bon que le Sang du Rédempteur eût un culte beaucoup plus grand qu’il n’a, il est aussi vrai que, étant donné sa sainteté, je con­fie ce culte et ce ministère aux âmes plus douées en qualités spirituelles.

J’ai dit culte et ministère. Pour être ministre d’un culte, il n’est pas nécessaire d’être prêtre. Chaque âme, qui sait être mon vrai disciple, est un prêtre. Je ne vous refuse pas cet honneur et je ne me le refuse pas. Rien ne m’est plus cher que d’être puisé et répandu par des mains aimantes et pures sur des âmes stériles, tachées, malades. Le prêtre consacré me répand sur les âmes dans la Confession. Mais les prêtres obscurs, consacrés par l’amour, que je suis seul à con­naître, peuvent m’offrir et me répandre sur toutes les âmes.

Il n’y a pas de ministère plus méritoire que d’unir son propre sang à celui de la grande Victime et, dans une Messe mystique dans laquelle je suis le célébrant et vous les acolytes, se sacrifier ensemble et pourvoir ensemble aux fidèles et aux non-fidèles, qui ont aussi besoin de mon Sang et du vôtre, de mon Sacrifice et du vôtre, pour trouver la voie de la Vie et de la Vérité.

Une autre raison pour laquelle j’exige une plus grande réparation envers le Moi Eucharistique est que les imprécations blasphématoires vont contre le Sacrement, tandis que le Sang en particulier en est épargné. Cet oubli qui l’enveloppe le préserve. Mieux vaut être oublié que blasphémé.

Voilà pourquoi, en toute justice, je te dis que réparation doit être faite à l’Eucharistie pour beaucoup. Réparation générale au Sacrement, mais culte particulier de la part des disciples les plus chers à mon Sang.

Je le confie aux amis parmi mes amis. Comme une armée en combat enferme ses drapeaux dans le carré des plus fidèles, ainsi j’enchâsse mon Sang au milieu de ceux que je sais être les plus fidèles, capables de n’importe quel sacrifice par amour de leur roi, et je vous donne la consigne de passer parmi les foules le cœur rempli de mon Sang, pour qu’il descende sur les pauvres humains et les sauve. Celui qui se sera prodigué avec ferveur dans l’intérêt de son Seigneur sera hautement récompensé par le Seigneur dans mon Royaume: ainsi vous dit le Seigneur, ainsi vous dit le Rédempteur, ainsi vous dit l’A­mour, et il en sera ainsi car Dieu est fidèle et véridique et donne au centuple.”


Notes

  1. Dans le texte du 6 juillet. ↩