Les Écrits de Maria Valtorta

168. Le 20 août

1944-08-20

Jésus dit:

«Quand je te révèle des épisodes inconnus de ma vie publique, j’entends déjà le chœur des docteurs tatillons dire: “Mais ce fait n’est pas rapporté par les évangiles. Comment celle-ci peut-elle pré­tendre: ‘J’ai vu cela?’” Je leur réponds par les mots mêmes de l’Evangile.

“Jésus parcourait toutes les villes et les villages, enseignant dans leurs synagogues, proclamant la Bonne Nouvelle du Royaume et guérissant toute maladie et toute langueur.”

Et aussi: “Allez rapporter à Jean ce que vous entendez et voyez: les aveugles voient et les boiteux marchent, les sourds entendent, les morts ressuscitent et la Bonne Nouvelle est adressée aux pau­vres.”

Ou encore: “Malheur à toi, Chorazeïn! Malheur à toi, Bethsaïde! car si les miracles qui ont eu lieu chez vous avaient eu lieu à Tyr et à Sidon, il y a longtemps que, sous le sac et dans la cendre, elles se seraient repenties… Et toi, Capharnaüm, crois-tu que tu seras élevée jusqu’au ciel? Jusqu’à l’Hadès tu descendras. Car si les miracles qui ont eu lieu chez toi avaient eu lieu à Sodome, elle subsisterait encore aujourd’hui.”

Et chez Marc: “… et une grande multitude le suivit de la Galilée; et de la Judée, de Jérusalem, de l’Idumée, de la Transjordanie, des environs de Tyr et de Sidon, une grande multitude, ayant entendu tout ce qu’il faisait, vint à lui.”

Quant à Luc: “Il cheminait à travers villes et villages, prêchant et annonçant la Bonne Nouvelle du Royaume de Dieu. Les Douze étaient avec lui, ainsi que quelques femmes qui avaient été guéries d’esprits mauvais et de maladies.”

Quant à mon Jean, il dit: “Après cela, Jésus s’en alla de l’autre cô­­té de la mer de Galilée ou de Tibériade. Une grande foule le suivait, à la vue des signes qu’il opérait sur les malades.”

Et comme Jean fut présent à tous les prodiges que j’ai accomplis en trois ans, quelle qu’en soit la nature, mon disciple préféré me rend ce témoignage infini: “C’est ce disciple qui témoigne de ces faits et qui les a écrits, et nous savons que son témoignage est véridique. Il y a encore bien d’autres choses qu’a faites Jésus. Si on les mettait par écrit une à une, je pense que le monde lui-même ne suffirait pas à contenir les livres qu’on en écrirait.”

Alors? Que disent maintenant les docteurs de l’ergoterie?

Une femme qui m’aime porte ma croix pour vous; elle l’a enlevée de mes épaules et se l’est imposée à elle-même parce qu’elle m’aime au point de vouloir mourir plutôt que de me savoir affligé. Si ma bonté, pour la soulager et pour vous sortir de la léthargie dans laquelle vous mourez, lui fait connaître certains épisodes de mon ministère, voudriez-vous le lui reprocher?

Vous ne méritez vraiment pas ce don et cet effort de votre sauveur pour vous tirer du miasme dans lequel vous vous asphyxiez. Mais, puisque je vous le donne, acceptez-le et relevez-vous. Ce sont des notes nouvelles qui s’ajoutent au chœur que chantent mes évangiles. Qu’ils servent au moins à attirer de nouveau votre attention qui, désormais, est et demeure inerte devant les épisodes connus des évangiles que, en outre, vous lisez si mal et sans âme!

Vous ne voudriez tout de même pas penser que, en trois ans, j’ai fait seulement les quelques miracles qui sont rapportés? Vous ne voudriez tout de même pas penser que les quelques femmes guéries citées, les quelques prodiges relatés ont été les seuls que j’ai accomplis? Mais si l’ombre de Pierre servait à guérir, qu’aura donc fait mon ombre? Et mon souffle? mon regard? Rappelez-vous l’hémorroïsse: “Si seulement je touche son manteau, je serai sauvée.” Et il en fut ainsi.

Il émanait de moi une puissance de miracle, en permanence. J’étais venu apporter Dieu et ouvrir les digues de l’Amour, fermées à partir du jour du péché. Des siècles d’amour se répandaient comme des flots sur le petit monde de la Palestine. Tout l’amour de Dieu pour l’homme, qui pouvait enfin se répandre comme il le désirait pour sauver les hommes par l’Amour plus que par le sang.

Vous me direz peut-être: “Mais pourquoi à elle, à quelqu’un d’aussi misérable?”

Je vous répondrai quand elle, que vous méprisez mais que j’aime, sera moins épuisée. Vous mériteriez le silence que j’ai gardé devant Hérode. Mais je fais encore une tentative pour vous sauver, vous que l’orgueil rend les plus difficiles à convaincre.»