Aussitôt après la vision et la dictée de la fête des Tentes dans le carnet de la Nativité de Marie,[1] après deux heures environ, à 14 h, et alors qu’il ne se trouve aucune fleur dans ma chambre, ni même dans la maison ou dans les jardins proches, je sens une odeur soudaine et très intense d’œillets qui provient du côté gauche de mon lit. C’est un parfum si net, si puissant, qu’il me fait tourner la tête pour en chercher la provenance. Mais il n’a aucune origine humaine.
Je l’avais déjà remarqué il y a quelques jours. Mais il y avait alors un œillet, un seul, qui se trouvait là et, bien que l’intensité du parfum et sa quantité aient été disproportionnées par rapport à cet unique œillet, j’ai encore voulu me dire: «C’est lui qui embaume.»
Aujourd’hui, il n’y a aucune fleur. A mon réveil déjà, ce matin, à 5 h, j’ai senti, comme première sensation, un parfum puissant, toujours à gauche. Stupéfaite, je l’ai humé parce qu’il sentait bon, mais sans en analyser la qualité. Aujourd’hui, je dis: «C’est la même odeur d’œillet qu’il y a quelques jours.» Je ne sais qui se trouve là. Elle a soudainement disparu comme elle était venue, après avoir flotté partout.
Paola m’a surprise alors que je humais. J’ai pris un air indifférent et n’ai rien voulu dire. Je sais qu’elle s’est aperçue de quelque chose. Mais je ne lui ai pas demandé de quoi. Quand elle lira ceci, elle me dira ce qu’elle a remarqué et je l’ajouterai alors ici.