J’écrirai plus tard la chronique de ces cinq jours. Pour l’instant, j’écris ce que je reçois pour le Père Pennoni.[1]
Jésus dit:
«Dis-lui en mon nom: Gamaliel, Nicodème et Saul étaient “des docteurs difficiles”, et ils tentaient de s’expliquer le surnaturel – qu’ils connaissaient et s’expliquaient d’une manière théorique uniquement – par le surnaturel. Mais, même dans leur erreur, il leur restait un fond qui la rendait non maligne – ce que je n’aurais pas pardonné, car c’est la malice qui me répugne –. Il s’ensuit que, lorsque ma grâce les saisit, ils devinrent, l’un celui qui a défendu mon premier martyr, l’autre celui qui m’a détaché de la croix, le troisième celui qui a prêché aux païens avec la force d’un ouragan de grâce.
Dis-lui cela. Et qu’il ait confiance en moi. Je peux tout ce que je veux. Je veux tout quand je vois humilité, volonté et droiture. Qu’il m’aime. Plus il m’aimera, plus il comprendra les miracles du Christ. Dis-lui cela. Que ce soit ton adieu de sœur ainsi que mon viatique.
Dis-lui encore: “Il y a un Mendiant qui te demande un pain et de l’eau pour une foule d’affamés et d’assoiffés, non pas pour lui-même. Il te demande ta souffrance présente. C’est Jésus…”
Va et demeure dans ma paix.
Je te bénis.»