Les Écrits de Maria Valtorta

25. Le 30 janvier

1944-01-30

Quelle douceur j’ai ressentie aujourd’hui!

J’étais en train de travailler à cette dentelle que vous connaissez et j’écoutais de la musique en compagnie de membres de ma fa­mille. J’étais donc distraite par des choses ordinaires. Soudain, je fus transportée par une vision qui me donna un autre visage, ce que, par bonheur, seule Paola a compris. Je suis restée avec cette joie durant tout l’après-midi, jusqu’au moment du collapsus habituel; celui-ci est venu bien plus tôt que d’ordinaire car, quand j’ai une telle vision, mes forces physiques, et cardiaques en particulier, subissent une grande dispersion[1], qui ne me tourmente pas puisqu’elle est compensée par beaucoup de joie spirituelle.

Maintenant que tout le monde dort, je vous raconte ma joie. J’ai “vu” l’évangile d’aujourd’hui.[2] Notez bien que, en le lisant ce matin, je me suis dit: «Voilà un passage évangélique que je ne verrai jamais parce qu’il se prête peu à une vision.» Au contraire, au moment où j’y pensais le moins, il est venu me remplir de joie.

Voilà ce que j’ai vu.[3]

Dommage que vous ne soyez pas venu aujourd’hui. Vous auriez vu un visage rempli de béatitude et, moi, j’aurais pu savoir de quelle façon je change, car Paola dit qu’elle s’en aperçoit même si je continue à travailler – et même plus rapidement –, mais elle ne sait pas mieux expliquer… Je saurais du moins comment me conduire et et à l’occasion faire comme Moïse: me mettre un voile devant le visage.


Notes

  1. Cette expression sera commentée et rectifiée dans la dictée du 3 février. ↩
  2. C’est l’épisode de la tempête apaisée: Mt 8, 23-27; Mc 4, 35-40; Lc 8, 22-25. ↩
  3. Nous sautons plus de huit pages du manuscrit qui portent l’épisode de la tempête apaisée suivi de sa dictée de commentaire, car cela appartient au grand ouvrage: “L’Evangile tel qu’il m’a été révélé”. ↩