Je vois un crucifix. Non pas Jésus en croix, mais un crucifié en bois sur sa croix de bois. Un emblème. Pas lui comme je le voyais auparavant. On dirait l’un de ces crucifix disposés le long des routes, comme ceux que j’ai salués avant-hier, en mourant, en voiture. Car, même s’il ne m’aime pas, moi je l’aime, et c’est ce manque d’amour de sa part qui est mon tourment le plus grand, le plus surprenant pour moi qui jamais, au grand jamais, n’aurais pensé devoir me convaincre que Jésus ne m’aime plus.
79. Le 26 avril
1944-04-26