Un incident stupide m’oblige à arracher et à recopier ma page, rendue imprésentable telle quelle. Patience!
Je corrige le premier fascicule des “Directions [spirituelles”]. A la page 1, en date du 5 octobre 1945, je trouve un texte qui affirme que je ne jouis plus des visions après les avoir vues, alors que, les mois précédents, j’en jouissais même une fois la vision achevée. Vraiment! En septembre et en octobre, il en était bien ainsi. C’est une vexation du démon pour me troubler et me pousser au découragement; une tentative de Satan de me perturber et de me démoraliser. Mais tout a cessé après l’extrême-onction, et ce n’est plus jamais revenu.
Bien des choses ont cessé après l’extrême-onction. J’en étais déjà certaine auparavant. Je combattais même pour que l’on ne supprime pas aux mourants cette grande aide qui procure une telle paix. Mais je le disais seulement dans la foi. Maintenant, je le dis par expérience. Et je le répèterai aux grands malades: renforcez, renforcez par ce sacrement les âmes qui traversent les combats de l’agonie. Procurez la paix! Apportez la libération, éloignez l’Ennemi!
Et maintenant? Voilà que le “vaincu”, prenant les hommes pour complices, essaie de me ramener au doute, au découragement des mois d’été. Eh bien! Je me fie en Dieu! S’il ne veut pas ma désolation, la Lumière et la Vérité ne disparaîtront pas de mon horizon; d’ailleurs, je lutterai moi aussi pour repousser les brumes suscitées par Satan pour me les dissimuler. Si Dieu ne le veut pas – et je mets mon espoir en lui seul –, les hommes qui n’écoutent pas Dieu et ne respectent pas ses manifestations seront vaincus avec leur “tentateur”. Et le jour viendra enfin où ils ne pourront plus me faire du mal.
Je me rappelle avec insistance toutes les dictées de Jésus, les dictées prévoyantes et providentielles de Jésus, à partir de juillet 1943, sur la nécessité de garder le silence sur le porte-parole et sur les pages dictées pour le laisser en paix aussi longtemps qu’il vivra, pour lui éviter d’être troublé et pour que son travail ne soit pas exposé à des pièges. «C’est seulement quand ces yeux et ces mains qui voient et écrivent aujourd’hui seront dans la tombe que vous ferez connaître sa mission.» Il disait plus ou moins cela…106 Mais à la suite d’un concours de circonstances, cet ordre n’a pas été observé. Je suis la seule à l’avoir toujours observé, et je le ferai toujours. On paye aujourd’hui les conséquences de ne pas avoir observé à la lettre les conseils de Jésus. Même moi, qui n’en suis en rien coupable. Que Dieu répare les dégâts des hommes!
Mon ange gardien vous dit, mon Père, que les intentions de messes pour les “voix” doivent être lues et connues par mes supérieurs exclusivement et ne doivent être divulguées à personne, pour aucun motif, jusqu’après ma mort. Il s’ensuit que personne d’autre que vous, et naturellement le Père général, le Procurateur général et cet autre Père enseignant qui donne le cours sur les sacrements107 (si vous le jugez bon), ne doit les connaître à Rome comme ailleurs.