Jésus dit:
«On t’a demandé si l’huile utilisée par mes disciples pour guérir les malades avait un but curatif uniquement.
Je t’en ai déjà parlé dans l’Œuvre. Mais j’excuse ceux qui n’en trouvent pas le passage dans un ouvrage aussi vaste, c’est pourquoi je le répète: l’huile avait seulement un pouvoir curatif. Mieux, elle ne l’avait même pas particulièrement. Elle avait l’habituel pouvoir curatif de l’huile qui, à mon époque, était très utilisée sous forme d’onguent à étendre sur les parties malades ou pour frictionner, seule ou accompagnée de résines et d’essences. par lui-même, ce pouvoir habituel était très relatif dans le cas de certaines maladies sérieuses déjà arrivées à un stade mortel ou chronique, c’est-à-dire exactement celles que l’on présentait à mes disciples puisque tous les traitements restaient sans effet.
Ce n’était donc pas l’huile en tant que telle qui guérissait quand elle était appliquée par les apôtres, mais bien le pouvoir que je leur avais conféré. L’huile n’était que le moyen utilisé pour obtenir que mon pouvoir, communiqué aux apôtres, ne prenne pas une forme que mes ennemis ou ceux de mes disciples pourraient accuser d’être démoniaque ou magique.
C’est comme cela que l’huile guérissait les corps, et seulement comme cela. C’est cela qu’était l’huile, et seulement cela, jusqu’à ce que j’institue le sacrement de l’huile sainte. Cette dernière, préparée selon les règles de la liturgie mosaïque, prit alors le pouvoir de guérir les plaies de l’âme, d’en effacer jusqu’aux signes, jusqu’aux plaies laissées après l’absolution des péchés accordée à la suite d’une confession sincère et par les mérites de mon sacrifice.
L’huile possède deux pouvoirs bien distincts. D’une part sur les maladies des membres et, jusqu’à l’institution du sacrement de l’extrême-onction, pour guérir les maux du corps. D’autre part sur les mourants proches du jugement, pour guérir leur âme avant leur rencontre du Dieu Juge et, si Dieu accueille avec bienveillance les prières de la famille, pour rendre même la santé à leur corps en leur accordant un temps supplémentaire dans le monde pour leur permettre d’acquérir de nouveaux mérites, – ou des mérites tout court – si le bénéficiaire de la santé physique grâce à ce sacrement n’en avait pas encore acquis.
En conclusion, l’huile versée par les disciples sur les malades n’est devenue sacrement qu’après que j’eus institué le sacrement à administrer avant la mort de la manière enseignée par la Sagesse.»