Les Écrits de Maria Valtorta

188. Le 23 octobre 1947

1947-10-23

Jésus dit:

«Tu as eu ton année sainte pendant ta cinquantième année. Tu m’as eu comme toi seule le sais.155 Et tu demeureras dans ton année jubilaire jusqu’à ce qu’elle se change pour toi en un siècle éternel de paix paradisiaque. Mais un caractère spécial devra marquer l’Année Sainte à venir: le caractère marial.

On a célébré une Année Sainte extraordinaire à l’occasion du dix-neuvième centenaire de ma Passion. La sagesse infinie aimerait que l’on célèbre également cet autre centenaire de la glorieuse Assomption de ma Mère au ciel, et que cette célébration donne un caractère particulier à la prochaine Année Sainte.156 La Sagesse infinie aimerait que l’on entende ce devoir, ce besoin, cette prévoyance, de donner à la prochaine Année Sainte un caractère de triomphe marial et donc d’encouragement à la dévotion de Marie, qui est votre salut – en cette terrible conclusion de ce siècle terrible pendant lequel peut avoir lieu l’ouverture complète des sept sceaux en guise de punition de Dieu –. Voici déjà trop de siècles que la chrétienté attend cette proclamation triom­phale de la Vierge Mère, assumée par Dieu au ciel pour faire la joie de Dieu dont elle fut le Temple vivant sur terre, et pour y être la Reine des chœurs célestes et du peuple des saints.

En vérité, un bon nombre de sceaux ont déjà été ouverts. Mais malheur si tous l’étaient, ou s’ils doivent l’être!

Hâtez l’heure du triomphe de la femme, archétype de ceux qui ont été marqués du signe des serviteurs de Dieu, des élus dont le ciel est la demeure. Hâtez l’heure du triomphe de Marie sur Satan, sur le monde, la matière, la mort, vaincue deux fois par nous, vaincue en elle comme créature, d’une part parce qu’elle n’a pas connu la mort spirituelle du péché, d’autre part dans sa chair, qui vit sans s’être corrompue. Hâtez l’heure du triomphe de Marie. Que les hommes, les femmes, les enfants de l’Eglise une, sainte, catholique, apostolique et romaine s’unissent aux anges dirigés par Michel, afin que soit abattu pour un temps le dragon aux sept têtes, dix cornes et sept diadèmes maudits: les sept séductions. La chrétienté aura alors le temps de se réunir et de se fortifier dans la charité et la foi, et de resserrer les rangs pour se défendre lors de l’ultime bataille.

Malheur si la femme vêtue de pourpre et d’écarlate qui a pour trône la bête immonde aux noms de blasphème venait à être proclamée reine avant que ne le soit, sur une parole infaillible, la Reine des anges et des hommes, la Femme revêtue de soleil qui a la lune sous les pieds et dont la tête est couronnée d’étoiles.

Il ne peut y avoir de seconde rédemption accomplie par moi, le Christ. Mais il peut en y avoir encore une pour sauver un plus grand nombre d’âmes des spirales infernales: celle de Marie la glorieuse. C’est dans sa dévotion que réside le secret de la Rédemption finale.

Si l’on entend ce que je dis par le moyen de l’Œuvre, tu communiqueras ces autres paroles à qui tu sais.»


Notes