La joie surnaturelle, une joie que l’on ne saurait décrire, qui pourrait être fatale si tu n’accompagnais ton don d’une force surnaturelle capable de rendre supportable cette immense joie de te tenir sur mon sein, dans les linges, comme Marie t’a tenu dans la grotte de Bethléem alors que tu étais un nouveau-né vagissant… Et la compassion, qui est aussi extase bien que pleine de douleur et de larmes, de te tenir sur mon sein, mort, sous ton aspect douloureux d’Immolé, comme Marie t’a tenu aux pieds de la croix…
Merci, Seigneur. Je ne suis pas digne de ces faveurs divines…
La tiédeur de ton petit corps rose de nouveau-né m’est allée droit au cœur. Mon cher Enfant-Jésus! Déposer des baisers sur ta chair tendre, sur tes petites mains qui s’agitent, sur tes petits petons roses, sur tes yeux et sur ta bouche minuscules et oh combien innocents! Et le froid glacé de ton Corps alourdi par la mort, rouge de sang, marqué des bleus dus aux coups, et ne pas savoir où t’embrasser pour ne pas toucher une de tes plaies ou un bleu, et seulement pleurer sur toi… Ce froid glacé de ton corps mort m’a lui aussi touchée au cœur… As-tu senti les flammes de mon amour plein de compassion qui aurait voulu réchauffer ton corps glacé?