Marie est présente, une fois encore. Ce mois de décembre est vraiment rempli d’elle. Et je lui demande: «pourquoi Jésus ne vient-il plus?»
Marie m’attire à elle et me répond: «Je viens, moi, parce qu’il est très sévère envers beaucoup, de sorte que, ma fille bien affligée, son aspect et sa parole te feraient souffrir. C’est pour cette raison que je viens. Il est de mon devoir de retenir les foudres de sa parole par pitié pour les bourreaux et les victimes. Je m’interpose. N’es-tu donc pas contente que je vienne?
– Oh, je voudrais que cela dure toujours! Mais tu as été offensée, dans cette pièce, le jour de Noël…»
Marie prend un air triste, mais me serre plus fort sur son cœur en me disant: «N’y pense plus. Ta souffrance pour ces hérésies a guéri la mienne. La sensualité des hommes et en eux est si forte que même la foi et la fidélité au Seigneur et à l’Eglise ne leur permettent pas de croire à mon absolue pureté, à la chasteté, à l’inviolabilité de mon sein que Dieu seul a pénétré et qui a émané Dieu comme chair, sang, âme et divinité, par l’un de ces mystères et l’une de ces puissances devant lesquels les lois de la nature et des corps solides ne sont rien. Seuls ceux qui se sont plongés dans ma pureté, l’ont absorbée et en ont fait leur vie et leur manière de voir, peuvent comprendre et croire. Toi, tu le peux parce que tu as fait de ma pureté ta manière de voir et ta vie. Plains les aveugles et ceux qui sont nourris d’humanité.»
Ses caresses me font oublier toutes mes peines…