Dans la soirée, l’Amour éternel dit:
«Ces paroles ne sont pas personnelles. Mais tu m’as entendu parler par les lèvres du verbe, de la Vierge, de l’Apôtre à ceux qui cherchent Dieu, l’étudient, en ont besoin. Pour toi, cela représente un courant de douceur au milieu des eaux amères. Pour les autres, cela fait partie de tout ce qui est donné. Je suis l’Esprit d’Amour. Mais je suis aussi Justice. Plus on se sacrifie pour moi, plus je me donne. Que celui qui a des oreilles pour entendre entende!
Il ne faut pas chercher à ressentir l’amour spirituel. Les caresses de Dieu ne sont pas des dons qu’on peut exiger. Ce sont des grâces qui sont accordées. Il ne faut pas en être avide, tels des avares qui veulent accumuler une grande quantité d’argent. Il ne faut pas être comme les satrapes, qui passaient leur temps à admirer les bijoux que leurs sujets mettaient dans leurs coffres, et ce sans aucun effort de leur part alors que ceux qui les leur apportaient avaient sué sang et eau pour arracher ces joyaux aux entrailles des mers et du sol. Que chacun s’efforce d’extraire lui-même les diamants très purs de la sagesse. Ne tombez pas dans la facile déviation qui transforme la spiritualité en sentimentalisme. Je suis celui qui fortifie et je veux des fidèles forts. Le sentimentalisme en religion ressemble à l’argile et au fer des pieds de la statue dont a rêvé Nabuchodonosor. Il suffit que le petit caillou d’une déception les heurte pour que l’ensemble soit en danger. Et si ce caillou est gros, c’est la ruine.
Courage, mes enfants, courage! La terre est un lieu de combat. Le bonheur est ici, là où je suis. Mais pour y parvenir… C’est comme une voie de jaspe ébréché: une torture. Pourtant chaque torture est un mérite. Le Fils de Dieu n’a connu que celle-là. En voudriez-vous une meilleure? Renouvelez-vous dans mon Feu.»