Les Écrits de Maria Valtorta

30. Le 22 mai 1945

1945-05-22

Pour Paola20.

Marie dit:

«Pas seulement le sourire et les grâces de la Mère des cieux, mais encore plus. Ces derniers sont et seront toujours sur toi, et tu seras toujours la Paola de Jésus, que Jésus a voulu prendre de très loin, de lieux tristes et nuageux, de pâturages malingres où tu t’épuisais sans joie ni profit, pour t’emmener vers des contrées lumineuses, vers une nourriture sainte où tu t’es fortifié l’âme en sachant que la Vie existe et que rien n’est perdu, que, chez ceux qui s’aiment dans le Seigneur, personne n’est séparé. Tu connais maintenant la condition des âmes de ceux qui existent et de celles des “vivants”, tu sais comment les bras incorporels des âmes se tendent du ciel et de la terre, comment elles échangent caresses et paroles pour rendre moins triste votre existence et plus heureuse notre demeure. Tu sais maintenant ce qu’est la bienheureuse communion des âmes, des saints, de ceux qui, même s’ils ont changé de forme et de nature, n’ont pas cessé d’exister et aiment comme ils n’auraient pu aimer de leur vivant, parce qu’ils aiment en Dieu.

Pas moi seulement, qui suis la Mère de tous les enfants de mon Fils, la Mère de tous ceux qui ont besoin d’amour, mais aussi une autre mère qui se penche sur toi, ma fille, en ce moment. Ta mère – celle que tu recherchais là où elle n’était pas, là où tu ne pouvais la trouver parce qu’elle fut bonne et honnête et qu’elle connaissait la plus grande des choses, le pardon – ta mère n’est pas absente, ma fille. Et pendant que je te bénis, elle t’embrasse, elle t’embrasse afin que ton cœur ne soit pas triste en ce moment, mais serein.

Gloire soit rendue au Père, au Fils et à l’Esprit Saint.»

Cette dictée de la Mère m’est arrivée après la lettre d’annonce du prochain mariage de Paola. J’avais à peine fini ma lettre de vœux, il était 21 h. 30. La Vierge insista fortement pour que j’arrête ma lettre à Giuseppe21 à peine commencée, afin d’écrire cette dictée.


Notes