Les Écrits de Maria Valtorta

47. Le 24 août 1945

1945-08-24

Après la communion, ce matin, j’ai ressenti un vif désir de donner quelque chose de saint à sœur Gabriella. Mais je n’avais vraiment rien. Jésus se présente alors à moi; il se tient dans une petite prairie, sous l’ombre des oliviers, en vêtement blanc, et il me dit en souriant: «Envoie chercher cinq médailles immédiatement. Je les bénirai et tu les enverras à sœur Gabriella, pour elle et ses filles.

– Mais il y a trois filles!

– J’ai bien dit cinq, et toutes pareilles.

– Deux de plus pour le Père Migliorini et Marta?

– Oui, et dépêche-toi, car il y a du travail à faire.»

J’envoie donc Marta courir chercher les médailles. Pendant ce temps, je profite de la présence pour moi toute seule de Jésus, qui continue à me regarder et à sourire. Marta revient. Je prends les médailles dans les mains et je les offre; Jésus ouvre alors les bras, qu’il tenait croisés, lève la main droite et bénit. Il me sourit et me bénit moi aussi… et je me sens envahie de joie, le cœur battant, un doux bouleversement; si je pouvais bouger, j’y donnerais libre cours en chantant, en marchant… Mais je reste là… Puis je me mets à décrire ce que je vois… Cependant, la joie de Jésus, si indulgent et bénissant perdure toute la journée, en dépit des affres d’un mal de tête qui me rend aveugle et me fait perdre la raison.